Citala, El Salvador
Le 4 juillet 2024

Réjean LachanceMaison de Retraite: «La Sainte Famille»
Citalá, El Salvador

Bonjour!

Après 6 mois de silence, il me fait plaisir de vous écrire quelques mots pour vous donner quelques nouvelles qui sont bonnes, et aussi vous parler de ma nouvelle mission. Je vous écris cette lettre depuis Ayagualo, département de La libertad, où nous sommes maintenant en retraite annuelle pour 5 jours.

Je suis arrivée à la Maison de Retraite le 16 janvier 2024. Quand je suis arrivé ici, je me suis rendu compte que Citalá, c’était un autre monde. Les gens, depuis environ 4 ans, ont presque tous semé des grands champs de tomates. Tous les 2 jours vient un camion ramasser les tomates pour les vendre à San Salvador. Donc, les gens n’ont pas à se préoccuper pour les vendre. Ils sont vendus automatiquement. Ils n’ont qu’à amener les tomates à la rue. Ce qui fait que les gens se sont sortis de la misère et cela m’a réjoui énormément. Mais, par contre, ils sont devenus pour la plupart matérialiste au maximum. Et cela fait mal. Plusieurs d’entre eux ne vont pas à la messe le dimanche pour aller travailler dans leur champ de tomates. Mais pas tous, une bonne partie ne travaillent pas le dimanche. Un responsable d’un petit village me disait que normalement, l’église est pleine le dimanche mais 2 fois par mois environ, il y a la moitié moins de gens parce qu’ils s’en vont travailler dans leur champ de tomates.

Le 19 mars, je suis allé célébrer la messe à Los Planes, la première lecture était magnifique. Dieu a amené son peuple dans la terre promise. Tous les arbres portaient beaucoup de fruits et les gens étaient émerveillés pour tant de bonté de la part du Seigneur. Peu à peu, ils ont commencé à se matérialiser et peu à peu ils ont commencé à s’éloigner de Dieu, ils n’allaient plus à la synagogue le samedi. Dieu leur a dit qu’ils paieront pour tous les samedis perdus. Je disais aux gens qu’un jour, ils devront rendre compte de tous les dimanches perdus et l’argent qu’ils gagnent le dimanche peut-être devront-ils la donner au médecin. Je me demandais aussi, si moi, je n’ai pas perdu l’enthousiasme du début de mon sacerdoce. Il faut toujours se poser cette question, sinon, on peut rester tout le reste de notre vie dans la médiocrité. Est-ce que ma foi grandit à chaque jour ou si je me contente de ce que je suis. Est-ce que mon amour pour Jésus et Marie grandit à chaque jour?

Quand je suis arrivé à la Maison de Retraite, je me suis rendu compte que les gens avaient oublié tout ce que Marie-Auxiliatrice avait fait pour Citalá. Combien de personnes ont été guéri à cause de leur amour pour Marie Auxiliatrice. J’ai dit au curé de Citalá et à Monseigneur que les dimanches je n’irais pas célébrer d’autres messes en dehors de la Maison de Retraite. Le dimanche, je célèbre donc la messe dans la chapelle parce que je veux redonner vie à la Maison de Retraite. Après la messe, j’invite les gens à prendre un café et des biscuits. Et j’ai l’occasion de partager avec eux.

Du 15 au 24 mai, ce fut la neuvaine pour la fête de Marie Auxiliatrice. J’avais fait 75 programmes, je pensais que les gens allaient venir. Je donnais les programmes de 27 pages gratuitement. J’en ai donné seulement 20. Les trois premières journées de la neuvaine, 3 personnes sont venus pour le chapelet et la messe, les autres jours, 5 ou 6 personnes. Le 24, nous devions faire une serenata à Marie Auxiliatrice. Personne n’est venu. Pour le chapelet, j’ai commencé tout seul et une personne est arrivée. Pour la messe, il est venu une cinquantaine de personnes. Après la messe, nous avions une chanteuse qui a été très bonne. Dimanche le 26 mai, le curé avait programmé une messe à la Chapelle Marie Auxiliatrice, C’était la seule messe dans la paroisse. Il est venu plus de 250 personnes. Après, nous avions aussi des chanteurs et nous avons joué au bingo. Les gens sont partis contents et se rappelaient de toutes les activités qu’on faisait quand j’étais curé à Citalá. Et ils disaient que cela devrait se répéter.

Je me suis rendu compte qu’à Citalá et dans tous les villages, l’argent est devenu une chose importante. Il faut faire de l’argent et on se donne une bonne raison : pour aider l’église mais les pauvres sont oubliés. Dans les fêtes patronales, la nourriture se vend à des prix exorbitants, ils vendent le double ou presque de ce qu’ils ont payé. Cette journée-là, le 26 mai, je voulais aider les gens pour qu’ils puissent rester plus longtemps mais je voulais faire quelque chose pour les plus pauvres, pour ceux qui ont une grosse famille. Alors, j’ai baissé les prix. Normalement, les pupusas se vendent à 1.50$ chacune, je leur ai dit que je voulais qu’ils les vendent à 3 pour 1.00$. J’avais acheté 14 caisses de liqueurs en petite bouteille, J’ai calculé combien cela me coûtait, chaque bouteille me coûtait 0,26 cents. J’ai dit, on va la vendre à 0,25 cents. J’avais fait 175 rapiditas (tortillas), elle me coûtait 0,50 chacune, nous les avons vendus à 0,25 cents chacune. Les gens me disaient que je ne ferais pas d’argent. Je leur ai dit que je ne voulais pas faire de l’argent mais je voulais aider les familles pour que tous puissent manger.

Après la fête, j’avais fait 1350.00$, c’était incroyable. Je suis allé reconduire à Citalá Don José España et Martita qui sont venus m’aider toute la fin de semaine. Arrivé chez Don José, on me téléphone pour me dire d’aller dans une autre famille parce qu’ils avaient quelque chose pour moi. J’y suis allé, j’avais un mot d’un jeune qui vit aux États-Unis et qui été mon sacristain pendant 10 ans à Citalá. Dans l’enveloppe, il avait un beau mot pour me remercier et il m’envoyait 1000.00$ américain. À ce moment-là, c’est comme si Marie Auxiliatrice voulait me dire: «Merci d’avoir pensé à mes pauvres.»

Comme vous le savez, pour vivre à Citalá, il fallait que j’aie un endroit pour vivre. Je ne pouvais pas vivre dans une chambre mais je pensais au futur de la Maison de retraite. Alors on a commencé au début de février la construction d’une petite maison. J’avais trois employés et je trouvais que le travail n’avançait pas du tout. C’était vraiment trop long. Il fallait que j’achète la tôle pour le toit, la peinture, la céramique etc… Bien sûr, Mission El Salvador m’a beaucoup aidé, mais il fallait aussi que je me débrouille et continuer de faire confiance en la Providence. Un jour, Don Andrés m’a invité à dîner. J’y suis allé. Il y a quelques années, Don Andrés n’avait pas d’argent pour mettre des fenêtres dans sa maison, son épouse avait son petit bébé. La nuit est assez fraîche et Mission El Salvador a payé pour mettre les fenêtres dans toute leur maison. Je crois que ça avait coûté près de 2000.00$. Cette fois-ci, je disais à Don Andrés que je ne poserais pas de céramique parce que l’argent allait me manquer. Don Andrés m’a dit, mon beau-frère Don Guadaloupe est contracteur et je pense qu’il pourrait t’aider. Il lui a téléphoné et il a dit: «Bien sûr que je vais lui aider.» Il nous a donné rendez-vous à la quincaillerie Lemus, là où nous avons toujours acheté pour la Maison de Retraite car là-bas j’étais connu. Il a acheté tout ce qu’il fallait pour le toit. Au lieu de 1600.00$, j’ai payé 800.00$. Il manquait quelques pièces et Don Guadaloupe a dit qu’il viendrait nous les porter dans deux jours. Il ne connaissait pas la Maison de Retraite. Il est venu et je lui ai fait visiter au complet.

Quand nous avons été à la chapelle de Marie Auxiliatrice, il a demandé de l’aide à Marie. Il y a près d’un an, son neveu Marvin a été mis en prison sans aucune raison. La police doit remplir un quota, il a été arrêté parce qu’il leur manquait une personne pour remplir leur quota. La police a dit à la mère: «Votre fils peut-être aura-t-il son audience dans un an, deux ans, ou trois ans, on ne sait pas.» À cause du régime d’exception, les gens ont perdu leur droit. Ils n’ont droit à aucune défense, l’avocat ne peut même pas les visiter. Imaginez-vous pour les parents. Alors, Don Guadaloupe, a confié cela à Marie. Quand il est retourné chez eux, sa sœur lui a téléphoné pour lui dire que Marvín aurait son audience le 28 mai. C’était un miracle.

A l’audience, l’avocat était là mais pas le jeune Marvin. Ils ont donné comme raison qu’il n’avait pas d’auto pour l’amener. Ils ont donné une autre date, le 11 juin. Ce fut la même chose. Pas de transport pour le jeune. Ces gens-là sont pour moi des criminels. Ils n’ont aucune miséricorde. La mère, elle aurait tellement voulu voir son fils parce qu’elle ne sait pas où il est, ils n’ont aucune nouvelle de lui. Il aura sa prochaine audience le 11 juillet. Plusieurs d’entre vous auront reçu cette lettre et j’aimerais que vous priez pour que Marvín soit libéré. Don Guadaloupe a acheté la céramique, la peinture, l’électricité et il a amené 5 jeunes avec lui pour le travail et jamais il m’a chargé un sou. Vous voyez comment Marie Auxiliatrice a tout bien préparé. Au début, Don Andrés m’invite chez lui, ensuite comme il manquait quelques pièces pour le toit, Don Guadaloupe est venu, il a rencontré Marie Auxiliatrice et Elle a fait le miracle pour son neveu. Et c’est vraiment un miracle parce que tous les jeunes qui ont été arrêté en même temps que lui, aucun n’a eu son audience.

Un autre miracle que je veux vous raconter. La deuxième journée de la neuvaine à Marie Auxiliatrice, il y avait trois personnes dans l’église pour la neuvaine, Une dame de Citalá est venue. Je demandais aux gens de donner leurs intentions pour le chapelet. Mais je leur disais qu’on devait le dire lentement et si possible les yeux fermés pour éviter toute distraction parce que nous parlons à Marie, elle est en face de nous. Et je leur disais que quand nous disons; sainte Marie, Mère de Dieu, prie pour nous pécheurs, maintenant: quand nous disons maintenant, Marie impose ses mains sur nous et sur toutes les personnes pour qui nous prions. Alors, une dame de Citalá a demandé qu’on prie pour son neveu qui a été arrêté injustement, il n’a rien fait, il était en train de travailler mais lui aussi a dû rentrer dans le quota de la police, Un policier lui a dit: «Madame, il nous manque une personne et on doit l’amener. »

Elle nous disait que la mère de ce jeune demandait à Marie qu’au moins elle sache si son fils est vivant, Elle a mis cette intention dans les mains de Marie Auxiliatrice. Son neveu qui se nomme Rigoberto était en prison avec un jeune qui a été libéré. Rigoberto a dit à ce jeune qui a été libéré: «S’il te plaît, va à Citalá et dis à ma mère que je suis bien, que je ne suis pas malade. » Ce jeune qui a été libéré est donc allé trouver la mère de Rigoberto et il lui a dit que son fils allait bien et qu’il n’était pas malade. Imaginez-vous, ce fut un autre miracle de Marie Auxiliatrice. Mais ce n’est pas tout. Un jour, au début de mai, j’ai attrapé une bonne grippe. J’achetais des médicaments et je continuais de tousser toutes les nuits pendant une heure ou deux. Le jour, je devais m’arrêter souvent parce que je ne pouvais pas respirer. J’étais toujours essoufflé. Un soir, quand je me suis couché, j’ai dit à Marie: «Je suis prêt à m’en aller d’ici si tu le veux mais il me semble que j’ai une mission à remplir. Je sens que les gens doivent retrouver cet amour du début. Ils doivent ressentir de nouveau comment tu les aimes. J’étais couché et j’ai dit à Marie: «Je vais dire un Je vous salue Marie» Quand je vais dire «maintenant » impose moi tes mains, tu sais que je t’aime et je te fais confiance. J’ai dit un je vous salue Marie et je me suis endormi, je n’ai pas toussé de la nuit et je n’étais plus essoufflé le lendemain.

Après la fête de Marie Auxiliatrice, j’ai vu que Marie Auxiliatrice n’a pas oublié les gens de cette paroisse, mais je ressentais que le démon n’est pas très content et il fera tout pour arrêter cela mais il ne sera jamais plus fort que Marie. C’est important quand nous prions, de le faire avec foi. Quand nous disons le Notre Père, nous parlons à Dieu, il faut sentir cette présence. Quand nous disons le « Je vous salue Marie », Marie est à côté de nous et nous regarde avec amour et Elle nous impose les mains. C’est pour cela qu’il faut prier lentement en pensant à chaque parole que nous disons et cela transforme. Je disais aux gens: «Voulez savoir comment est votre amour pour Jésus? Mesurez votre amour pour les pauvres, si vous aimez les pauvres, vous aimez Jésus. à la messe, vous venez de dire à Jésus que vous l’aimez. En sortant de l’église, Jésus vient se déguiser en pauvre, pour voir si notre amour pour Lui est sincère.»

Je disais aux gens à la messe le 24 mai : «Demandons à Marie d’envoyer au El Salvador un autre Monseigneur Roméro pour qu’il soit capable de dénoncer les injustices dans le pays. Ce Monseigneur Romero peut-être un laïc, un prêtre, un évêque etc… C’est sûr qu’ils vont le tuer, mais il voudrait mieux mourir que d’arriver au Ciel et que Dieu nous dise : «Tu as été un lâche.» Aujourd’hui, tout le monde ont peur de dénoncer, de dire que telle ou telle chose est mal, ce qui fait que les pauvres se sentent abandonner de l’Église. Un jeune est sorti de prison révolté. Il dit qu’en prison où il était, environ 15 personnes mouraient à chaque jour. Ils les mettaient dans la fosse commune de la prison sans avertir la famille. Les Évêques ne se prononcent pas, ils ont peur. Toutes les lois ou presque vont contre les droits humains et personne n’ose dénoncer. Parfois à la radio les gens disent : Où est l’Église, elle nous a abandonnés. Cela fait mal.

Une autre chose qui fait mal, dans le diocèse, à partir de cette année, les enfants ne pourront pas communier avant l’âge de douze ans. Cela est injuste. En décembre dernier, à Las Mercedes, il y a 11 enfants qui ont fait leur première communion, Sur les 11, six enfants de 7 ou 8 ans voient de la pornographie. À12 ans, ils ne pourront plus s’en sortir. Je disais à une réunion de groupe de prêtres âgés que suis contre cette loi dans le diocèse. Merci mon Dieu que je ne suis plus curé parce que je suis contre cela. Ce qui manque, ce sont des catéchistes qui ont la foi. Ils doivent enseigner aux jeunes le plus important: c’est que Jésus nous aime et, que ce Jésus qui nous aime, nous pouvons le rencontrer à la messe.

La raison est que les prêtres ont perdu la foi en l’Eucharistie. La preuve est que, quand nous avons une messe dans la Cathédrale, tous les prêtres ensemble, plusieurs, passent tout le temps de la messe avec leur téléphone pour envoyer des messages, etc… D’autres passent leur temps à parler et rire avec d’autres prêtres avant ou après la communion. À la fête de St-Jean Baptiste, qui est le patron du diocèse, nous avons eu la messe dans la Cathédrale. Le curé actuel de Citalá a passé tout le temps de la messe à parler avec quelqu’un d’autre. Est-ce qu’ils peuvent vraiment communier dignement? Peuvent-ils enseigner aux autres le silence dans l’église? Peu à peu, les gens sont en train de perdre le sens de l’Eucharistie.

J’essaie toujours d’expliquer aux gens comment nous pouvons profiter pleinement de ce grand sacrement qu’est l’Eucharistie. On devrait arriver à l’église 15 minutes avant la messe (c’est l’enseignement du Saint Curé d’Ars). Qu’est-ce qu’il faut faire? En premier, et c’est le plus important, présenter à Dieu tout ce qu’il y a de pas beau en moi et nous avons tous quelque chose de pas beau en nous. Après, on peut présenter au Seigneur tous les personnes que nous portons dans notre cœur, tous nos problèmes, nos difficultés, tous les malades, aussi toutes nos actions de grâces et nos pardons.

Puis la messe commence. On dit le «Je confesse à Dieu » il faut le dire avec notre cœur. Puis vient l’oraison avant les lectures. Le prêtre ouvre les mains et va collecter tout ce que vous avez présenté au Seigneur avant la messe: ce qu’il y a de pas beau en nous, nos difficultés, nos malades, nos actions de grâces, nos pardons, etc… et met tout cela sur la patène. Pauvre de nous, si nous allons à la messe et nous ne présentons rien au Seigneur.

À l’offertoire, le prêtre présente à Dieu le Père tout ce qu’il y a dans la patène : le pain qui représente tout le travail que nous avons fait durant la journée ou durant toute la semaine. Quand les disciples d’Emmaüs invitent Jésus à rester avec eux, Jésus rentre dans la maison et prend le pain et le bénit et les disciples ont reconnu Jésus à ce moment-là. A qui appartenait ce pain que Jésus a pris sur la table? Il appartenait aux disciples. Ce qui veut dire que la messe est célébrée avec ce que les gens ont gagné à la sueur de leur front. Pouvons-nous imaginer combien de personnes ont travaillé pour que nous ayons sur l’autel une hostie et du vin? Beaucoup ont travaillé pour cela. Il a fallu préparer la terre, jeter la semence dans la terre, l’ensemencer, etc. faire le pain et ensuite faire l’hostie et le vin. L’hostie et le vin sur l’autel représente tout le travail des gens. C’est avec cela que la messe est célébrée. Le prêtre dit : «Tu es béni Dieu de l’univers, toi qui nous donne ce pain, fruit de la terre et du travail des hommes, nous te le présentons il deviendra le Pain de la vie.» Notre travail offert avant la messe devient pour nous Pain de vie.

Quand nous chantons le < Sanctus > à ce moment-là, il se passe quelque chose de très beau. Tout le ciel descend sur la terre, les anges, tous les saints et toutes les personnes de nos familles et amis sont à côté de nous. Qu’est-ce qu’ils font? Ils nous imposent les mains pour qu’on puisse vivre ce moment de la Consécration sans distraction parce que c’est le moment le plus important de la Sainte Messe. Ce pain et le vin sont transformé en Pain de vie qui est le Corps et le Sang du Christ. À ce moment-là, nous vivons la Passion et la mort du Christ. Puis après vient la Résurrection. Il est grand le mystère de la foi. Quand le prêtre dit : «Par Lui, avec Lui et en Lui… le prêtre élève la patène et le calice et les présente au Père par Jésus, avec Jésus et en Jésus. Sur la patène, il y a ce qui n’est pas beau en nous, nos familles, nos amis, nos pardons, nos actions de grâces. À ce moment-là, notre Ange Gardien, nos familles prennent tout ce que nous avons présenté avant la messe et vont le donner à Dieu par Jésus, avec Jésus et en Jésus. Pauvre de nous si nous n’avons rien présenté avant la messe!

Avant la communion, nous disons: Seigneur, je ne suis pas digne de te recevoir, mais dis seulement une parole et je serai guéri. Vous vous rappelez le centurion a dit cela à Jésus, il savait que Jésus pouvait guérir son serviteur parce qu’il ne se sentait pas digne que Jésus rentre chez lui. Il a dit cela avec une grande humilité et son serviteur a été guéri. Nous, quand nous disons cela, il faut le dire avec le cœur, parce qu’en réalité, personne n’est digne de tenir Jésus dans ses mains et de le manger, mais Jésus veut rentrer chez nous et nous guérir. Il veut à ce moment-là guérir ce qu’il y a de pas beau en nous. A ce moment-là, il peut et veut guérir spirituellement et physiquement. Le problème est de notre côté, on ne croit pas vraiment.

Il nous aime et veut nous faire beau pour être présenter à Dieu. Quand nous ne pouvons pas trouver quelque chose qui n’est pas beau en nous, c’est un signe que nous sommes plein d’orgueil. Après avoir communié, la coutume est que nous profitons pour demander quelque chose à Jésus. Et Jésus se plaint de cela. Ce n’est pas le temps, c’est le temps de rendre grâce, de dire «merci», etc… On peut répéter sans arrêt: Jésus, je t’aime et je suis sûr de Toi et le dire avec le cœur, sentir que je suis aimé et que je l’aime. Les demandes doivent être faites avant la messe. Après, le prêtre donne la bénédiction. À ce moment-là, toutes les personnes que nous avons présenté avant la messe, nos malades, etc… Jésus va les bénir et leur imposer les mains, c’est pour cela que le prêtre élève la main droite et Jésus se sert de cette main pour bénir toutes les personnes que nous avons présentées. Que ce serait beausi nous avions plus de foi!

Bon, je vous laisse sur ces quelques mots en demandant à Jésus de vous bénir et de me bénis et de nous donner un plus grand amour pour Lui, Pour découvrir cet amour, il faut lui dire souvent que nous l’aimons, que nous avons confiance en Lui. Il faut aussi aimer les autres, penser à ceux qui souffrent dans le monde à cause des guerres inutiles. Il faut penser au El Salvador, là où il y a tant d’injustices. Au El Salvador, il y a des milliers de personnes qui pleurent tout le temps. Ceux qui ont leurs enfants arrêtés injustement. Les enfants pleurent parce que leur parents ont été arrêtés injustement. Vous savez, ici, beaucoup d’enfants à partir de 12 ans, ils sont jugés comme des adultes et en prison avec des adultes. On a de quoi à présenter au Seigneur tous les jours dans nos prières et à la messe.

Priez pour moi, afin que je sois un autre Monseigneur Romero, on ne peut pas vivre et dormir tranquillement, quand autant de personnes pleurent dans le monde. Je vous bénis de tout cœur au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Amen


Réjean ptre


N.B. Il n’y aura pas de rencontre cette année mais, pendant la première semaine du mois d’août, je serai disponible si quelqu’un désire me rencontrer. Vous pourrez me rejoindre à ce numéro de téléphone: 418-227-2823


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