L'abbé Réjean nous parle de sa venue au Québec
El Salvador
Le 18 mai 2005

Réjean LachanceBonjour,

Il me fait plaisir de m’arrêter un petit bout de temps pour vous donner quelques nouvelles qui sont bonnes. J’espère que vous allez tous bien et que la vie vous gâte.

Tous les jeudis nous allons à San Miguel de Mercedes pour célébrer la messe. Jeudi dernier, c’était à mon tour d’y aller. Je suis arrivé là-bas vers une heure de l’après-midi. Je me suis rendu à l’église et tout de suite trois jeunes sont venus me rejoindre. Il y en avait deux que je ne connaissais pas. Je les ai salués et tout de suite ils sont devenus des amis ou, je pourrais dire, que je suis devenu leur ami. Quand je leur ai dit que j’allais visiter des malades, ils ont décidé de venir avec moi. Une dame nous accompagnait pour nous faire connaître les maisons où étaient les malades. De une heure à 5 heures, nous les avons tous visités. Ils se sont confessés et tous ont reçu la Sainte communion. Ces gens-là, n’avaient pas reçu la visite d’un prêtre depuis 4 ans. Les autres prêtres avant nous, paraît-il, n’avaient pas le temps de les visiter. Nous avons visité au moins une douzaine de maisons dans le village. Dans trois maisons où nous sommes rentrés, les gens pleuraient, les hommes pleuraient. Ils étaient heureux de pouvoir recevoir Jésus. C’est touchant de voir des hommes gros, gras, repus, pleurer de joie parce qu’ils voient un prêtre. Que c’est beau d’être prêtre !

Durant la semaine sainte, nous avions fait une demi-journée de retraite pour les personnes âgées. A ce moment-là, tous s’étaient confessés et je leur ai donné l'Onction des malades. Il y a un monsieur de 86 ans qui était gravement malade. Il ne parlait plus, il ne pouvait plus se lever, alors, je suis allé le voir chez lui. Je lui ai donné l’Onction des malades. Deux semaines plus tard, je suis retourné le voir, il commençait à marcher, il parlait un peu, il pleurait quand il m’a vu. Il a dit à son fils : « Te rends-tu compte, il vient du Canada pour me voir ». Il y a deux semaines, j’y suis retourné de nouveau, c’est lui qui est venu nous ouvrir la porte. Quand je donne l’Onction des malades, j’essaie de me rendre compte que c’est Jésus qui vient pour guérir le corps et l’âme. A la fin, quand je donne la bénédiction, je mets ma main sur la tête des gens en pensant qu’en ce moment, c’est Jésus qui met sa main guérissante sur la tête des gens, et que, s’Il le veut, et si c’est pour le bien de la personne, il peut guérir son corps, mais le plus important, je le sais, l’âme de la personne devient pure, car tous ses péchés, tous les péchés de sa vie sont pardonnés par l’Onction des malades.

Un jeudi soir à 7 heures je célébrais la messe à San Miguel. Il y a 6 enfants de chœur, ce sont des jeunes de 14 à 17 ans. Ils sont toujours là à chaque messe. Je commençais l’homélie et, tout à coup, une grosse "motaditte" mouche noir est entrée dans ma bouche. Tout de suite, je l’ai recrachée et j’ai fait un bruit énorme avec ma bouche car j’avais le micro en pleine face, et j’ai fait une grosse grimace. Alors, j’ai expliqué aux gens le pourquoi de ce bruit inusité que j’avais fait. Ils sont tous partis à rire.

Après la messe, j’ai dit aux acolytes et à tous les jeunes qui m’accompagnaient que nous irions au presbytère pour boire quelque chose. On a acheté trois deux litres et demi de boissons gazeuses et je l’ai servi aux jeunes. Un des enfants qui a 10 ans qui m’a accompagné pour la visite des malades m’a dit : « Avant, je ne venais pas te voir, je pensais que tu étais comme les autres prêtres qui viennent célébrer la messe et s’en vont tout de suite. Les acolytes ont dit à un monsieur qu’ils n’oublieront jamais la semaine sainte de cette année.

Ces jours-ci, je veux aller voir Monseigneur Alas pour lui confier ce que je vis ici à Chalatenango et pour lui raconter la Semaine Sainte que j’ai vécu à San Miguel. Je n’ai pas encore pu le voir, car, de ce temps-ci, il n’est pas très en forme. Il a dû s’absenter deux semaines en dehors du pays à cause d’une rencontre avec les Evêques Latino-Américains.

La semaine dernière, j’ai été invité à souper dans une famille de San Miguel. C’était la première fois que j’y allais. Je ne connaissais pas la mère de ces deux enfants qui m’ont invité. Les enfants de 10 et 12 ans m’ont dit : « Tu sais, on est très pauvre et la maison n’est pas très belle ». Je leur ai répondu : « C’est pour cela que je suis content d’aller chez vous et j’ai un amour spécial pour les pauvres ». Les enfants m’ont demandé si j’aimais la lasagne. Je leur ai dit que « oui ». Alors, ils ont dit qu’ils allaient demander à la mère de faire une lasagne.

Quand je suis arrivé ce jour-là à San Miguel. Je suis allé à l’église, et, tout de suite, une dizaine d’enfants sont venus me rejoindre. Comme le village de San Miguel est tout petit, on ne passe pas inaperçu. Quand est arrivé l’heure d’aller souper, il y avait 13 enfants avec moi. Imaginez-vous, ils sont tous rentrés avec moi dans la maison. J’étais un peu mal à l’aise. Quand est venu l’heure du souper, la mère m’a dit d’approcher et imaginez-vous, elle a séparé la lasagne en 18 parts, et elle en a donné à chacun des enfants. Je trouvais cela vraiment beau. Je me disais : Ça c’est le cœur des pauvres, ils ont le cœur de Jésus. Un des garçons a dit à sa mère tout bas, mais j’ai compris : « Maman, il ne reste rien pour toi », elle lui a répondu que ce n’était pas grave. Que c’est beau ! Que c’est beau d’être pauvre et avoir le cœur de Jésus.

Dans la soirée, vers 8 :00 p.m., la mère m’a dit qu’une dame professeur voulait me parler. J’ai demandé à un jeune de m’accompagner pour me montrer où vivait cette dame. Mais croyez-vous que je pouvais me défaire des 12 autres enfants ? Ils sont tous venus avec moi. En arrivant à la maison de la professeur, je leur ai dit : « Attendez-moi ici ». Ils sont restés une minute dehors et, peu à peu, ils sont tous rentrés. Le mari de cette dame est aussi professeur et les deux enseignent à l’école de San Miguel. Quand ils ont vus cette gang d’enfants. Ils avaient le cœur plein de joie. Ils m’ont dit : « C’est bien curieux, tous ces jeunes-là qui te suivent, ce sont tous des jeunes à problèmes et parfois de gros problèmes. Ce sont tous des jeunes qui n’ont pas de père ou bien qui sont abandonnés de leur père. Les deux avaient les larmes aux yeux. La dame m’a dit : « Padre, je vous en supplie, je vous en supplie de tout cœur, aidez-nous, aidez-nous à aider ces enfants. Quand nous avons appris que ces jeunes vous suivaient, nous étions plein de joies et d’espérance. Nous nous sommes dit : Enfin un prêtre qui peut nous aider. Ces enfants-là à l’école ont tous des problèmes et se comportent très mal. Ils ne parlent que de sexe, ils parlent de violer les petites filles, etc… L’autre jour, j’ai entendu une conversation de trois de ces jeunes qui ont 10 ans. Quand ils m’ont vu, ils m’ont dit : professeur, éloignez-vous d’ici tout de suite, ce sont des conversations d’hommes ». Ils n’arrêtaient de me dire « Padre, aidez-nous ». Je suis parti de là, je suis allé pour accompagner les jeunes chez eux, et ce cri je l’entendais et l’entends sans cesse.

Le lendemain un monsieur est venu à Chalatenango et m’a dit : « Tu sais, les gens s’émerveillent que ces enfants-là te suivent. Ils disent que ce sont les pires de San Miguel ». Je lui ai dit que cela me réjouissait beaucoup de savoir que ce sont des jeunes à problème qui me suivent, là est ma mission.

Dimanche dernier, je revenais ici vers 8 heurs 30 du soir. J’étais à San Miguel. Une dame m’arrête et me dit : « Padre, je vous en supplie, aidez-moi. Mon jeune qui a douze ans est insupportable, je ne sais plus quoi faire avec. Je crois que je vais le donner à la Police pour qu’ils en fassent ce qu’ils veulent. Je lui ai dit que si elle le voulait, je pouvais aller tout de suite chez elle. Je suis arrivé là, dans un taudis presque. Le jeune était là. Sa mère a commencé à raconter devant lui ce qu’il faisait, elle pleurait à chaudes larmes. Le jeune avait plutôt l’air indifférent. Je me demandais comment est-ce que je pouvais les aider. A un moment donné, je lui ai demandé si elle priait en famille avec ses enfants, elle m’a répondu « non jamais ». Je lui ai dit alors de se préparer à pleurer aussi pour ses autres 5 enfants plus jeunes, si elle n’avait pas l’intention de prier avec ses enfants. Je lui ai dit que j’allais lui donner un remède pour lui aider et elle était libre de l’accepter ou non. Je lui ai rappelé ce que le Pape Jean-Paul 11 a dit si souvent : le remède pour la famille, est la prière en famille, il n’y a pas d’autres remèdes. Le problème, c’est qu’on veut s’arranger tout seul. Je lui disais que Marie dans toutes les apparitions demande aux familles de prier ensemble pour avoir la paix. Mais on ne veut pas écouter. Je lui ai dit que si elle acceptait de prier en famille, de dire seulement une dizaine de chapelet tous les soirs, et que chaque enfant donne une intention de prière, je lui disais qu’elle verrait un grand changement d’ici un mois. Je savais que son garçon allait venir à Chalatenango le lendemain, alors, je lui ai demandé de venir au presbytère et que je lui remettrais une belle grande image de Marie Auxiliatrice. Le lendemain, le jeune Mario est venu et, depuis ce jour-là, ils prient tous les soirs en famille. Ils allument une chandelle et tous les enfants donnent une intention. Le jeune Mario me disait hier qu’il demandait à la Vierge Marie de changer son caractère.

Après le cri de ces gens : « Padre, aidez-nous ». Je veux aller voir Monseigneur Alas pour lui raconter cela et savoir ce que je pourrais faire. Je pense lui demander de me laisser aller à San Miguel trois ou quatre soirs par semaine pour être avec ces jeunes et ensuite terminer notre journée en disant une dizaine de chapelet. Après, si Monseigneur me dit « oui », je devrai en parler au Padre Tulio.

Ce matin 28 avril, je suis allé voit Monseigneur, je lui ai parlé de tout cela. Il m’a dit qu’il va se réunir avec nous ce samedi pour nous dire qu’on devra possiblement aller célébrer la messe tous les soirs à San Miguel de Mercedes. Au sujet des jeunes, il m’a dit : « Il faut prier beaucoup ».

Nous sommes maintenant le 15 mai, et Monseigneur ne nous a pas encore réunis comme il l’avait promis. Ici, dans le diocèse, on parle beaucoup, mais il ne se fait pas grand-chose. Depuis mon entrée dans le diocèse, Monseigneur a formé au moins 10 comités, mais il n’en a pas un qui fonctionne, du moins, on en n'entend pas parler. Je ne crois pas que ce soit de mauvaise volonté, mais chaque prêtre est occupé dans sa paroisse, et la distance est assez grande entre les paroisses. Par exemple, il s’est formé un comité, il y a quelques mois pour prendre la défense des gens qui seront obligés de quitter el Llano de la Virgen et Citalá à cause du barrage qu’ils vont faire. Ils ne se sont pas réunis une seule fois. A la dernière réunion, un prêtre a demandé ce que le comité avait fait. A la fin, après une longue discussion, une décision a été prise : il y aura une messe à Citalá le 28 mai avec tous les gens qui pourront venir pour demander au Seigneur d’arrêter ce projet. Je me rappelle ce que me disait le Père Marysse au séminaire : « tu es chanceux, à cause de ton âge, on ne te demandera pas beaucoup d’entrer dans des comités. Gracias a Dios, c’est ce qui arrive. Je ne fais partie d’aucun comité. Les jeunes prêtres doivent aller dans un paquet de réunion.

Le 11 juin, il y aura une ordination diaconale et une ordination sacerdotale. Malheureusement, je ne serai pas ici. Je serai au Québec.

« Mission El Salvador » a maintenant un site Web. Vous pouvez le visiter. C’est merveilleux. Imaginez-vous, c’est Stéphane, le conjoint de ma nièce Lucie qui a fait ce travail. Il a travaillé très fort. Vous voyez la Providence met toujours des personnes généreuses sur notre chemin. Nous n'avons qu’à croire vraiment et Dieu sait susciter les personnes que nous avons besoin au bon moment. Il faut, dans les moments de doute, redire notre confiance au Seigneur : « Jésus je t’aime et je suis sûr de Toi ». Merci Stéphane, merci beaucoup pour avoir donné gratuitement des heures et des heures de ton temps. Je suis sûr que le Seigneur te le rend en répandant d’abondantes grâces sur toi et sur tous ceux que tu aimes. L’adresse Internet est : www.missionelsalvador.org.

Comme vous le savez, je serai au Québec cette année. Je partirai d’ici le 10 juin (et non pas le 10 juillet) pour revenir le 7 juillet. Je passerai deux jours à Boston pour visiter les jeunes qui travaillaient dans les ateliers de menuiserie et de couture à Citalá. Je me fais un devoir d’aller les visiter afin de les encourager à persévérer dans la foi, même s’ils sont loin de leur pays. Je serai à Montréal le 12 juin et, dès le 15, je serai dans le bureau du docteur pour qu’il soit questionné au sujet de mon sommeil. Je voulais aussi vous dire que dès mon arrivée au Québec, une auto me sera prêtée pour le mois que je serai au Québec. Je vous assure que, dans mon cœur, je l’espérais, mais je ne l’aurais pas demandé. Quelqu’un l’a fait pour moi. Je rends grâces au Seigneur parce que le Seigneur dans sa Bonté comble les désirs du cœur de ceux qu’il aime. Il suffit de lui faire confiance et d’être sûr de Lui.

Le samedi le 25 juin, nous voulons faire une journée d’actions de grâces pour tous ceux et celles qui ont participé à l’achat du Pick-up, pour tous ceux et celles qui ont aidé pour le conteneur et tous ceux et celles qui continuent d’aider si généreusement. Le tout se déroulera au sous-sol de l’église de L’Assomption à Saint Georges Est. La journée commencera à une heure de l’après-midi et se terminera le soir à neuf heures. Vous aurez une explication sur les buts de « Mission El Salvador ». Nous vous présenterons les membres de cet organisme. Nous aurons la présentation en deux parties d’un film sur le El Salvador. Mon frère Denis travaille depuis des mois pour faire un résumé de tous les vidéos que je lui ai envoyés depuis 1994. Vous entendrez la chanson thème de « Mission El Salvador », chantée par Lisa et Michael. Bien sûr, nous partagerons ensemble un bon souper. Vous n’avez rien à apporter. Ce sont des commanditaires qui nous aideront à défrayer le coût du souper. Vous recevrez dans la lettre un petit coupon pour nous aider afin de savoir le nombre de personnes qui resteront pour le souper. J’espère que tous y resteront, car ce sera une bonne occasion de pouvoir partager et se connaître mieux. Dans la soirée, à 7:00 heures 30, nous aurons la messe solennelle célébrée par moi-même. Ce sera une messe d’actions de grâces pour chacun de vous qui serez présent et aussi pour ceux qui ne pourront pas venir à cause de la distance. Le Seigneur ne se laisse pas arrêter par la distance, ce qui veut dire que vous pourrez recevoir les mêmes grâces que si vous étiez présents. Je vous demande d’amener vos enfants, c’est très important qu’ils vivent une journée missionnaire. Dieu peut susciter dans leur cœur un appel durant cette journée. Pour plus d’information, téléphoner au Nº 418 228-1560

Lundi le 23 mai, j’irai à Citalá avec un groupe d’enfants de San Miguel de Mercedes. Actuellement, j’ai 14 enfants d’inscrits. Mais il est possible que trois d’entre eux ne viennent pas. Il y a un mois, j’avais dit aux enfants que le 23 mai, nous irions à Citalá, mais seulement ceux qui se comportent bien pourront venir. Jeudi de cette semaine, je vais célébrer la messe là-bas, et je vais rencontrer le professeur de ces enfants ainsi que les parents. Si le professeur ou les parents me disent que ces enfants n’ont pas changé du tout, alors, ils ne viendront pas à Citalá. C’était la condition que je leur avais donnée, et ils savent très bien que je vais respecter cette condition. J’espère de recevoir quelque chose de positif sur eux. Si le professeur me dit : depuis un mois, cet enfant a fait un tout petit progrès, alors, c’est sûr qu’il pourra venir. Par exemple, il y en a un qui va à l’école, il a douze ans, il est en première année. Durant les heures de cours, il ne veut pas entrer en classe, il reste dehors pour la plupart du temps. Alors, cet enfant sait très bien, que s’il n’a pas eu du changement, il ne pourra pas venir à Citalá.

Hier, j’ai rencontré tous les parents ainsi que les professeurs des enfants qui étaient sur la liste de ceux qui vont venir à Citalá. Il y a deux enfants qui ne viendront pas à cause de leur comportement. Il y en a un qui dit de très mauvaises choses aux professeurs. Il n’a aucun respect, mais cela dépend de ses parents. Ses parents vivent à San Miguel, mais, lui, a été donné à ses grands-parents. Ses parents ne l’aiment pas. Si le professeur le dispute, sa grand-mère prend toujours sa défense, elle va à l’école et menace le professeur. Je comprends très bien la révolte de ces enfants.

Bon, je m’arrête ici, et je demande au Seigneur de vous combler de ses grâces, et moi, de tout cœur, je vous bénis au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Amen. On se revoit bientôt.

Réjean ptre
casa Parroquial,
Calle San Martin,Barrio El Centro
Chalatenango
El Salvador C.A.

Post scriptum:

En terminant, je viens d'apprendre que mon frère Fernand vient de publier un nouveau livre et que son lancement aura lieu à la sacristie de l'église de Saint-Georges Ouest, mardi le 7 juin prochain à 19h.30
Je vous présente un peu mon frère Fernand. Si on lui demande pourquoi il vit :

Fernand Lachance répond : « Il y a la terre, les plantes, les animaux, toutes les créatures vivantes…», c’est bien suffisant !

Pour accomplir pleinement sa mission, il a emprunté, aux arbres, des feuilles. Pour vivre son rêve : écrire, il a demandé une plume à l’oiseau.

Vivant au cœur de la Beauce, Fernand Lachance, romancier et photographe, publie ici un troisième ouvrage. Homme de patrimoine, il récolte de la terre des mots qu’un « Grand Laboureur » a semés à la volée.

Ces mots, il nous les livre dans son conte. « La légende de la Terre » raconte comment et pourquoi l’Amour nous a donné cette belle terre.


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