La première année de sacerdoce
El Salvador
Le 31 août 2004

Réjean LachanceBonjour à tous,

Il me fait plaisir de prendre ces quelques instants pour vous donner d'autres nouvelles qui sont bonnes. J'espère qu'il en est de même pour vous tous. J'espère que la santé est bonne.

Lundi le 30 août 2004, je suis allé à l'immigration. Je prends toujours l'autobus de 5 heures du matin, j'arrive à San Salvador vers 6 heures 45 du matin. L'immigration ouvre les portes à 8 heures. Ce matin-là, je suis arrivé à San Salvador à 6 heures 25 minutes. Le chauffeur d'autobus conduisait comme un fou, mais savez-vous pourquoi? C'est parce qu'il voulait arriver avant l'autre autobus à un quatre chemins qui s'appelle "AMAYO". Là-bas, il y a pas mal de monde, alors c'est payant pour eux. Puis de AMAYO à Aguilares, ce fut la même chose, il y avait deux autobus avant nous, le chauffeur a tout fait son possible pour les dépasser et il a réussi. Mais si nous sommes vivants, c'est parce qu'on a été protégé. Depuis ce jour j'ai obtenu la résidence temporaire salvadorienne. Elle est bonne pour un an.

Le 19 août, je suis allé dans le petit village de Barillas pour le "Corpus Christi". Ici, tous les villages ont la grâce de pouvoir célébrer dans leur village la fête du Saint Sacrement avec procession. Je suis arrivé une heure avant la messe. Après, nous avons fait la procession et en revenant, j'ai laissé exposé le Saint-Sacrement jusqu'à 3 heures. Je leur ai dit que j'étais disponible pour les confessions tant qu'il y aurait des gens. J'ai commencé à confesser à 11 heures 30 minutes et jusqu'à 3 heures de l'après-midi sans arrêt.

Un monsieur venait d'une autre paroisse et ça faisait 20 ans au moins qu'il ne s'était pas confessé. Il disait que durant l'homélie, il avait désiré de tout son cœur pouvoir se confesser, et quand j'ai dit que j'étais disponible, alors il a fait la file. Ici, on peut découvrir le Cœur du Christ, son cœur Miséricordieux. Dieu a permis que cet homme passe dans ce village pour aller à Comalapa. Jésus lui a lancé l'appel à la conversion et lui, il a répondu positivement au Seigneur. Le curé a appris par d'autres que j'avais confessé beaucoup et que j'avais dîné à 2 heures 30. Il m'a dit " tu aurais dû aller dîner en premier " Mais vous savez très bien que si j'avais été dîné en premier, beaucoup de monde serait parti chez eux et ne serait pas revenu. Encore une fois, j'étais vraiment heureux d'être prêtre.

Le 21 août, à 6 heures du matin, ça cogne à la porte qui donne sur l'extérieur. On venait me chercher pour aller célébrer la messe à 7 heures à "Upatoro" c'est à une demi-heure d'ici. Je ne le savais pas car le Padre Tulio avait oublié de me le dire. Je ne savais pas non plus qu'il y avait une retraite de Renouement Conjugal et que je devais y aller. Je suis allé célébrer la messe pour l'équipe et vers 10 heures, je suis revenu. Je devais y retourner à 3 heures pour les confessions. Il y avait 22 couples qui faisaient la retraite, plus 6 couples de San Salvador, plus 3 couples de Concepción. Ceux-là faisaient de l'équipe.

A trois heures, j'y suis retourné et j'ai commencé à confesser jusqu'à 6 heures 30. J'ai mangé en 10 minutes et j'ai recommencé à confesser jusqu'à 10 heures 30 minutes. Je n'ai pas pu confesser tout le monde en si peu de temps, alors le lendemain dimanche, j'ai célébré la messe ici à Concepción à 8 heures et je suis retourné à Upatoro pour continuer de confesser. J'ai célébré la messe de fermeture à 3 heures. Si je vous dis tout cela, ce n'est pas pour me plaindre"NPSP", mais, c'est pour vous dire que je m'étais fatigué pour quelque chose de beau et qui remplissait mon cœur de joie. J'étais heureux d'être prêtre. Le Pare Tulio était parti avec un groupe de personne à une fête d'un curé à Aguilares. Je crois qu'il aurait dû être ici. Le matin avant de partir, il m'a donné un conseil; " l'équipe n'a pas besoin de se confesser. Dis aux gens de dire seulement leurs péchés". Je lui ai dit OUI mais je ne me sentais pas obligé d'obéir, nous savons très bien que ceux qui ont été formés dans l'institut ne peuvent pas ne pas donner tout le temps nécessaire que les gens ont besoin.


Vous savez quand je voyais ces 22 couples le dimanche, ils étaient plein de joie et c'était pour moi l'espérance de Concepción Quezaltepeque. À l'homélie, je leur ai dit que nous avions besoin d'eux, que le Seigneur comptait sur eux. Les grands responsables de San Salvador qui étaient venus ont été pas mal bouleversés parce que j'avais été disponible pour confesser. Ils n'on jamais vu cela de la part des autres prêtres qui ont passé par ici.

Ils se sont dits entre eux que l'homélie que j'avais faite encadrait vraiment dans la mission du Renouement Conjugal. Ils sont 55 couples. Ils ont demandé au curé paraît-il que je sois le prêtre responsable du Renouement Conjugal. Je n'ai pas eu d'autres nouvelles mais je serais content, car, je me sens bien avec les couples. S'il y a des personnes qui sentent le besoin de se confesser quand je fais l'homélie, c'est parce que je demande toujours à l'Esprit-Saint de me faire dire ce que les gens ont besoin d'entendre. Pendant le chant de l'Alléluia, je dis cette prière à l'Esprit Saint: " Esprit-Saint, hâte-toi de descendre en moi, et qu'une vive inquiétude su salut éternel de mes frères agite mon cœur. Mets dans mon cœur les paroles que les gens ont besoin d'entendre, AMEN »

Vendredi dernier, le 27 août, il y avait une retraite charismatique qui commençait dans le village de Candeleria. On m'avait demandé d'être présent. On voulait la messe dès le début de la retraite, c'est-à-dire à 9 heures du matin et après les confessions tant il y aurait des gens. Je leur ai dit OUI, car, j'étais disponible. J'en ai parlé au curé, il n'était pas très content que je leur donne trop de temps. Il m'a dit « je ne leur ai jamais donné autant de temps que cela ». Mais il ne m'a pas empêché d'y aller. Je suis donc arrivé à 8 heures du matin, et dès mon arrivée, les gens demandaient de se confesser, j'ai terminé pour la messe et j'ai recommencé jusqu'à 9 heures du soir. Je vous avoue que le soir j'étais fatigué, mais heureux d'être prêtre. Le samedi matin, je suis retourné et j'ai confessé jusqu'à la messe de 2 heures. C'était beau, vraiment très beau et merveilleux ce que le Seigneur faisait dans le cœur des gens. Les gens venaient se confesser et accusaient des péchés qu'ils avaient cachés pendant plusieurs années. Une personne est venue se confesser et elle ne s'était pas confessée depuis 30 ans environ. En fait, elle ne s'était pas confessée depuis sa première communion.


Une dame est venue et a commencé à raconter sa vie, mais c'était toujours pour se rendre gloire. Je l'ai écouté longtemps, puis je lui ai demandé de dire ses péchés, ça faisait plus d'un an qu'elle ne s'était pas confessée. Elle m'a dit, je n'ai aucun péché. Je lui demandais:" Vous acceptez tout pour Jésus? Vous toujours patiente envers votre mari et vos enfants?" Elle me répondait OUI à toutes les questions. Je sentais qu'il y avait quelque chose qui n'était pas correct. Je lui ai dit que son péché était l'orgueil, et, que je ne pouvais pas lui donner l'absolution puisqu'elle n'avait pas de péchés. Je lui ai demandé de réfléchir toute la journée et de revenir le lendemain. Elle est revenue et s'est confessée cette fois-ci.

Il y a deux jours, une dame est venue se confesser avec ses trois jeunes filles de 13- 11- et 10 ans. Celle de 11 ans est venue se confesser la première c'était vraiment triste. Elle disait:« Je sens de la haine dans mon cœur envers mon papa qui nous a abandonné, et cela me fait mal, mais je veux toujours l'aimer quand même, car c'est mon père». A la fin, la mère est venue et je lui ai demandée si elle allait à la messe le dimanche. Elle m'a dit:« rarement». Elle me racontait les problèmes qu'elle avait chez elle, problèmes de bruits un peu comme j'avais dans la maison sur la 8e avenue, coin 16e rue à Saint-Georges. Je crois que plusieurs s'en rappelle et ne l'oublieront jamais, surtout ceux de ma famille. Je l'ai vraiment disputé, car elle ne laisse pas venir ses filles à la messe, le dimanche et ne vient pas elle-même. Je lui ai dit que si elle n'avait pas l'intention de venir à la messe je ne pouvais pas lui donner l'absolution. Elle m'a dit : « Je prends la décision de venir tous les dimanches à la messe avec mes filles parce que je veux changer et je veux que nous vivions mes filles et moi dans la paix.

Je me rends compte quelquefois que je suis très dur avec les gens, hommes ou femmes qui sont pleins d'orgueil, mais quand ils reconnaissent qu'il ont vraiment péché, je suis très doux avec eux, je leur parle de l'amour de Dieu pour eux et je leur dit comment Jésus les aiment. Quand je leur parle de l'amour de Dieu, ils ont toujours les larmes aux yeux.

Au Séminaire d'Ars, on nous disait souvent comment c'était important pour le prêtre de confesser, que cela venait alimenter notre vie sacerdotale. Maintenant après bientôt un an de prêtrise, je me rends compte de plus en plus que c'est vrai. Sans la confession, le prêtre devient tiède peu à peu et il arrive à ne plus se confesser lui-même.

Ici, dans la paroisse, il y a un problème. Les gens se confessent seulement une seule fois par année durant la Semaine Sainte. Cela ne dépend pas des gens, cela dépend des prêtres, parce qu'ils ne donnent pas la possibilité aux gens de se confesser. Au mois de janvier 2004, une dame est venue se confesser au curé et il lui a dit que cette confession valait pour la Semaine Sainte. Ce qui voulait dire qu'elle pouvait revenir, mais pas avant la Semaine Sainte de 2005. Depuis mon arrivée ici, je parle souvent de la confession. Je leur dis que si on se confesse seulement une fois par année, notre conscience s'élargit ou s'agrandit et peu à peu on se rend plus compte qu'on offense le Seigneur. Les gens disent qu'ils n'ont que des petits péchés. Je leur demande s'ils vont à la messe tous les dimanches. Ils me disent que NON. Je leur demande s'ils critiquent les autres. Ils me répondent que OUI. Alors, je leur dis que cela ne sont pas de petits péchés. Depuis quelques temps, il y a des personnes qui viennent se confesser à tous les mois ou deux mois, et cela, me remplit le cœur de joie.

Le 7 septembre, je suis allé dans le canton de El Pepeto. J'étais vraiment heureux que les catéchistes aient eu l'initiative d'inviter les enfants qui avaient fait leur première communion en novembre dernier à se confesser. Il y en avait 25. Les catéchistes savaient que je suis toujours disponible pour confesser. Il y a des enfants qui ont le cœur de Saint Dominique Savio. Ils ont le désir de devenir des saints et cela me réjouit. Je parle souvent à l'homélie de la sainteté. Je leur dis que je veux être un saint prêtre. Je leur dis que les mères de familles, que les papas, que les jeunes, que les enfants doivent désirer de tout leur cœur la sainteté. C'était le rêve de Jésus que nous soyons des saints.

Dimanche le 12 septembre, après la messe de Comalapa, je suis allé à La Palma. Les religieuses m'attendaient pour le souper. Une des religieuses est déjà allée dans sa communauté à Rome, alors, elle a appris comment faire de la pizza. Elle avait mis à ma place une pizza de 12 pouces et elle m'a dit: « C'EST POUR TOI». Dans ma jeunesse, je l'aurais mangé facilement. En la voyant, les yeux se sont agrandis, mais la gêne m'a prit, car il y avait 6 personnes à mes côtés et eux avaient une pizza de 14 pouces seulement. Les religieuses m'ont donné une belle chambre qu'elles réservent pour Monseigneur et des personnes importantes. Si elles m'ont donné cette chambre, ce n'était probablement pas parce que je suis important, mais parce qu'elles avaient une idée derrière la tête. Cette chambre avait une fenêtre qui donnait sur la cour.

J'ai dormi et probablement ronflé toute la nuit. Je me suis levé comme d'habitude un peu avant 5 heures. A 5 heures 10 minutes, je commençais à dire mon bréviaire, puis, j'entends un bruit de guitare, je m'imaginais que les sœurs pratiquaient la guitare. Puis, j'entends chanter un chant de bonne fête. J'ai compris que c'était pour moi. On venait me faire une sérénade. La coutume veut qu'on ne sorte pas tout de suite, pour que les gens chantent plus longtemps. Au deuxième chant, je suis sorti et j'ai salué tout le monde. Il y avait deux guitaristes et 4 femmes qui sont venus chanter. On nous a servi un café, des biscuits puis on m'a demandé de donner mes impressions de cette première année de vie sacerdotale.

Je leur ai dit que ce qui me touchait le plus, bien sûr, c'était de célébrer la messe puis de confesser. Je leur disais que je suis souvent ému quand je confesse en pensant que quand je dis:« Je te pardonne tous tes péchés». En ce moment même, les péchés sont pardonnés, parce que c'est Jésus au même moment qui parle par moi et qui se sert de ma main droite pour absoudre les péchés. A un moment donné, j'aurais éclaté en sanglots, parce que je trouve vraiment beau, vraiment grand que le Seigneur ait voulu se servir de moi. On est prêtre, pas du tout parce qu'on le mérite, mais parce que Dieu l'a voulu. Il appelle ceux qu'il veut, et souvent les plus grands pécheurs, mais ceux qui veulent faire un pas à chaque jour vers la sainteté. Ce n'est pas parce qu'on est meilleurs, et ça je le sais, je le sens au fond de mon cœur et c'est pour cela que très souvent que je suis ému quand je pardonne les péchés, quand je baptise et quand je célèbre la messe tous les jours. Je me dis souvent que c'est vraiment trop grand, trop beau pour qu'on mérite, c'est bien plutôt à cause de la grande miséricorde du Seigneur.

Le 14 septembre, nous avions une réunion de prêtre à San Rafael. Le midi, on a servi un gâteau pour fêter mon premier anniversaire de vie sacerdotale. Le dimanche, j'avais annoncé que j'irais ce mardi dans le canton de EL Conacaste pour célébrer la messe à 5 heures et que je serais là à 3 heures pour être disponible pour aller visiter et confesser les malades. Dès 3 heures, deux dames m'attendaient et on partait pour aller visiter les malades, nous avons visité et j'ai confessé tous les malades. Quand je suis arrivé à l'Église, on avait tout décoré. On avait mis au dessus de la porte des ballounes et dedans c'était plein de petits papiers. Quand je suis passé par la porte, ils ont pété les ballounes et j'avais la tête pleine de ses petits papiers. Après la messe, on m'a donné des cadeaux, on avait préparé des " Tamales " pour tout le monde. Puis, je suis allé porter la communion aux malades que j'avais confessé avant la messe.
Depuis le premier septembre, je suis seul dans la paroisse. Tous les jours à 6 heures du matin, je célèbre la messe ici, et puis, je vais dans un petit village. La messe est toujours à 3 heures ou à 5 heures de l'après-midi, c'est ce que les gens veulent. L'autre jour, je suis allé à Guachipilin, c'est le petit village le plus loin, mais on se rend en auto jusqu'à l'église. J'étais là à 1 heure. Après la messe, il y avait au moins 20 jeunes autour de moi, des jeunes entre 5 et 16 ans,. A un moment donné, je les regardais sans dire un mot et j'ai failli éclater en sanglots. Il me semblait voir un paquet de petites brebis sans pasteur. Je me disais que si j'étais curé je viendrais plus souvent et je ferais quelque chose pour eux. Pour l'instant, je ne peux rien faire, on ne peut pas avoir des servants de messe, le curé ne veut pas. On ne peut pas avoir un petit groupe d'enfants comme celui que j'avais à Citalá, le curé ne veut pas. Il n'y a pas de groupe de pastorale pour les jeunes. De toute façon, je sais que si j'obéis au curé, je ne me trompe pas, mais cela me fait mal, parce que le curé court tout le temps, mais il n'est jamais dans la paroisse. Alors, il veut garder sa liberté, ne pas être trop dérangé. Mais, il y a une chose qui me fait plaisir c'est que j'apprends. Je vois des choses et je me dis que je ne ferai jamais cela. Je ferai sûrement des erreurs et je devrai me corriger aussi.

Ce matin, je pensais quelque chose. Je me disais que pour moi l'important de tout faire par amour pour Jésus et être content de le faire. Je dois aller célébrer une messe que ce soit pour moi un repos, parce que je vais être avec Jésus d'une façon toute spéciale, je vais toucher à Jésus, je vais le donner aux gens, que tout cela soit pour moi une moi une joie de pardonner les péchés parce que je sais que les gens sont libérés de leurs péchés. Si je ne fais pas mon travail pastoral avec une joie profonde, cela deviendra un poids, un travail, une fonction. Cela ne veut pas dire qu'il n'y aura pas de problème, il y en a et il y en aura. Il y aura des croix, mais c'est la voie que dois prendre le disciple de Jésus.

Hier, je suis allé dans un petit village, c'était la première fois que j'y allais. Si vous saviez la joie que j'ai ressentie. Visiter les malades, confesser, célébrer la messe prier pour les personnes, c'est vraiment la mission du prêtre. Un jeune garçon de 10 ans malade physiquement, qui marche avec difficulté s'approchait avec sa mère qui venait communier. Lui, refusait de s'avancer, sa mère le traînait presque, il criait de le laisser tranquille. Je me suis approché de lui, je l'ai béni et ce fut comme un miracle, il s'est calmé. Après la messe, il est venu me voir avec sa mère pour que je prie pour lui. Il s'est mis la tête sur mon épaule et j'ai prié pour lui, cela m'a fait verser des larmes car je savais que Jésus et la Vierge Marie l'aimaient d'une façon toute spéciale. Le Seigneur nous donne de grandes joies comme prêtre. De plus en plus je me rends compte que le prêtre doit faire beaucoup de sacrifices surtout dans la nourriture, pour être plus ouvert aux grâces de l'Esprit-Saint.

Durant tout ce mois de septembre, j'ai pu voyager avec la jeep de la paroisse. Là, j'ai vraiment réalisé qu'un pick-up ou autre, est très important pour pouvoir donner le service que les gens méritent. Je n'aurai jamais pu faire tout ce que j'ai fait, je n'aurais pas pu prendre le temps de confesser avant et après la messe quand j'allais dans les villages. Alors, je rends grâces au Seigneur, et , je lui demande de bénir d'une façon toute spéciale toutes les personnes qui ont donné, qui vont donné et aussi celles qui travaillent d'arrache-pied et qui cherchent des moyens nouveaux afin d'arriver à avoir le montant nécessaire pour l'achat d'un pick-up autre. Le Seigneur est vraiment bon pour moi et je lui rends grâce et je vous assure que des grâces abondantes sont répandues sur vous et sur tous ceux que vous aimez.

Après une année de vie sacerdotale, je vous demande de prier pour moi, pour que je sois de plus en plus fidèle à ma vocation de serviteur, parfois ce n'est pas toujours facile. Priez pour moi afin que je sois un saint prêtre, un prêtre au cœur de feu. Et de mon côté, je prie pour vous tous, pour tous mes chers bienfaiteurs. Je prie pour tous ceux qui ont des problèmes au point de vue économique, pour ceux qui sont malades, pour ceux qui sont préoccupés en attente des résultats des examens médicaux. Dans toutes ces souffrances-là, il faut se dire que nous sommes aimés du Seigneur, Jésus nous aime et tout ce qui nous arrive, Dieu le permet parce qu'il veut que nous soyons des saints. Il faut être sûr de Jésus, être sûr que nous sommes aimés de Lui. Si nous sommes sûrs de son amour, alors, quand viendront les difficultés, on ne s'inquiétera plus, puisque quand nous sommes sûr de Jésus, les difficultés deviennent des grâces. Il me fait donc plaisir de vous bénir tous, ainsi que tous ceux que vous portez dans votre cœur, au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. Amen.

Réjean, prêtre


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