BONJOUR À TOUS
Citalá, El Salvador
Le 29 janvier 2007

Réjean LachanceBonjour à tous,

C’est une joie pour moi de m’arrêter encore une fois pour vous donner quelques nouvelles qui sont bonnes. J’espère que vous allez tous bien et que la santé tient le coup.

J’aimerais commencer cette lettre en vous racontant la façon dont nous avons fêté Noël. En premier, je voudrais vous dire que, pour moi, le jour le plus difficile de l’année est le jour de Noël. Ici, ça ne ressemble pas du tout à Noël. Il fait chaud et il n’y a pas de neige. On n’entend presque pas de chants de Noël. Les vrais repas de famille me manquent. Ici, les familles ne mangent jamais ensemble. A date, j’ai connu deux familles qui ont cette habitude de prendre tous les repas ensemble en famille. Et cela, je trouve que c’est vraiment dommage. J’espère que nous ne perdrons jamais cette belle habitude que nous avons, nous, les Québécois.

Mais, même si le jour de Noël est le plus dur pour moi, il y a beaucoup de belles et grandes joies que je veux vous partager. Quelques jours avant Noël, un monsieur de Saint-Georges a téléphoné à mon frère Denis pour lui dire que, son petit-fils Sam âgé de 6 ans, avait décidé de partager un de ses cadeaux de Noël. Ce qui veut dire qu’il voulait un cadeau de moins. Alors il a envoyé 10,00$ pour un enfant salvadorien de son âge. Ce même monsieur donnait 200.00$ pour aider quelqu’un au El Salvador à se prendre en main.

Une semaine avant cela, Don Alfredo, un monsieur du petit village de Los Planes est venu se confesser. Après la confession, il me disait qu’il pensait partir pour les Etats-Unis illégalement afin de se sortir de la pauvreté. Il a 4 enfants. Le plus vieux a 13 ans et le plus jeune Juan Alberto a 6 ans. Il disait qu’il avait peur, parce qu’il savait que 90% des hommes qui s’en vont aux Etats-Unis sont infidèles à leur épouse et que, peu à peu, ils connaissent une autre femme. Ils commencent à vivre ensemble, ils ont des enfants et, peu à peu, ils abandonnent complètement leur famille ici. Donc, c’est une famille de plus de détruite. Ce sont des enfants qui pleurent. Je vous l’avais déjà dit : Ici au El Salvador, 66% des enfants ne vivent pas avec leur père.

Il y a un an et demi, un monsieur de Citalá que je connais très bien est parti pour les Etats-Unis afin de se sortir de la misère. En décembre dernier, il est revenu, mais avec une autre femme. Le plus vieux qui a maintenant 13 ans vit une crise épouvantable. C’était un enfant souriant, maintenant il ne rit plus, il ne peut plus sourire. Il pleure en dedans. Il ne veut même pas se faire aider. La plus petite qui a 3 ans appelle son père toutes les nuits.

Je disais à Don Alfredo que, pour moi, il était préférable de vivre un peu plus pauvre mais de garder sa famille unie. Il était d’accord et il me disait : « le plus dur, c’est quand les enfants ont besoin de quelque chose et qu’on ne peut pas leur donner». C’est difficile de voir un homme pleurer quand il nous raconte leur misère. Il me disait : « Mon épouse et moi, depuis longtemps, nous voulons t’inviter, mais on est gêné parce que notre maison est vraiment trop pauvre ». Je lui ai dit : « si vous saviez le grand plaisir que j’ai quand je visite les plus pauvres dans leur maison ». Alors, je lui ai dit que j’irais le 24 décembre, il m’a invité pour dîner. Leur maison n’est pas plus grande qu’une chambre d’enfants chez nous. Cela comprend chambre à coucher, salle à manger et cuisine. Ils sont 6 personnes dans cette maison.

Je demandais à ce monsieur Alfredo, ce qu’il savait faire. Il m’a dit : « Je peux travailler un peu la menuiserie, mais je n’ai pas d’outils parce que c’est vraiment trop cher ». Voilà qu’une semaine plus tard, mon frère m’appelait pour me parler de Sam et de son grand-père. Alors, j’ai pensé à la famille de Don Alfredo. Quelques jours plus tard, je vais visiter les sœurs à La Palma et la supérieure me dit : « Nous avons reçu un gros sac de poubelle plein de jouets, si tu les veux, je te les donne ». Elle ne me connaît pas encore, elle n’a pas eu besoin de le dire deux fois, le gros sac était dans le pick-up et j’ai pensé tout de suite à cette famille. Ce fut une autre surprise du Seigneur et c’est vraiment parce que Jésus aime les pauvres.

Quelques jours avant Noël, je suis aller acheter pour 106.00$ d’outils que vous verrez sur le vidéo. Il y avait un marteau, des scies, un rabot, un niveau, une équerre et des ciseaux à bois, etc. Le 24 décembre j’allais dîner chez Don Alfredo et sa famille. J’avais amené les outils, le cadeau de Sam pour Juan Alberto et tous les jouets. Il y avait quelques belles poupées, des petites autos, des toutous etc… Une chose qui m’a fait beaucoup plaisir, c’est qu’on a tous mangé ensemble à la même table.

A un moment donné, les parents regardaient leurs enfants jouer et les larmes ont rempli leurs yeux. Leurs enfants n’avaient jamais eu un cadeau de Noël. Le plus vieux de 13 ans jouait avec des petites autos comme son petit frère de 6 ans. Le monsieur a essayé de dire « merci » mais n’a pas pu continuer car il aurait éclaté en sanglots. Je disais à Don Alfredo et à son épouse : «Vous voyez, comment Dieu vous aime. Il vous le montre aujourd’hui. Il a promis qu’il ne nous abandonnerait jamais et c’est vrai, il ne vous abandonnera jamais parce qu’il vous aime ». Le problème, c’est que, moi aussi, je suis un gros braillard, très souvent j’aurais éclaté en sanglots quand je voyais les enfants tellement plein de joie, quand je voyais les parents avec les larmes aux yeux. Moi aussi, j’étais heureux et je remerciais le Seigneur de m’avoir fait passer un si beau Noël. Le Seigneur a promis qu’il ne nous abandonnerait jamais et c’est vrai, mais tout dépend de notre foi en Lui.

Je demande souvent à Jésus de me donner une foi audacieuse, une confiance inébranlable en Lui. Jésus m’aime, Maríe m’aime et cela me suffit. Cela me suffit pour ne pas craindre. Grâce à tout cela, j’ai passé un très beau Noël. Je me rappelle en 1998, quand j’ai eu le désir de devenir prêtre, je me disais : « Non, je ne pourrai jamais parler comme les curés d’ici ». Il y avait toujours une voix intérieure qui me disait : « c’est vrai, mais tu pourras parler de l’amour que j’ai pour chacun d’eux ». Je ne cesse jamais de dire aux gens, comment ils sont aimés du Seigneur. Je le dis dans les homélies, dans le confessionnal, etc…

Cette année, je pensais célébrer la messe de Noël à minuit. J’en ai parlé au Conseil de Pastorale et ils étaient tous d’accord. Une bonne centaine de personnes sont venues. Je voulais aussi le 31 décembre faire une heure d’adoration pour terminer l’année 2006 et commencer l’année 2007 par la messe. Durant la semaine, toute la chorale est venue me trouver pour me demander de ne pas célébrer la messe à minuit parce que cela ne s’était jamais fait et que les gens ne viendraient pas. La coutume était d’avoir la messe à 7 heures le soir.

J’ai pensé à tout cela, et je me suis dit que c’était bien. Ils veulent la messe de bonne heure, ils auront la messe à 7 heures le soir mais que, c’est dommage, c’est tellement important de terminer l’année en action de grâce et de commencer la nouvelle année par la messe. Alors, j’ai annoncé le 29 décembre que la messe du 31 décembre serait à 7 heures le soir. Après la messe, trois personnes sont venues me trouver pour me demander de laisser la messe à minuit. Ils n’avaient jamais pu vivre cela. Alors que faire ? Certains veulent la messe à minuit et d’autres non. Le dimanche 31 décembre, j’ai demandé aux gens de lever la main ceux qui allaient venir à l’heure d’adoration et à la messe de minuit. Une bonne cinquantaine de personnes ont levé la main. Alors, je leur ai dit que, pour les 50 personnes, je célèbrerais la messe à minuit. Le soir, vers 7 heures, j’ai mis de la musique de Noël dans les haut-parleurs de l’église. Ensuite, j’ai mis de beaux chants doux qui viennent de Medjugorje que Robert et Mireille m’ont envoyés. Je demandais au Seigneur de calmer les gens, d’ouvrir leur cœur, d’accepter que ce ne doit pas être toujours fait de la même façon. Imaginez-vous, à la messe, il y avait plus de 200 personnes dans l’église. Les gens étaient bien contents.

Depuis quelques temps, je me demandais ce que je ferais, parce que Citalá est un petit village, mais les gens « se mangent » entre eux. Plusieurs personnes ont plus de venin dans leur langue qu’un serpent venimeux. Une dame de Citalá aimait beaucoup parler des autres, les critiquer. En fait, elle avait plus de venin dans sa langue que le serpent venimeux. Avec sa grande langue de 2 kilomètres de long pleine de venin, elle allait chercher ses victimes. Un jour, un serpent l’a mordu et c’est le serpent qui est mort. Elle avait plus de venin dans sa langue que le serpent. (C’est une histoire.)

Quand on arrive au premier vendredi du mois, je dois confesser tous les jeudis après-midi et, le vendredi, de 4 heures 30 du matin jusqu’à l’heure de la messe à 11 heures. Le premier vendredi du mois de janvier, dans l’après-midi, j’étais dans le hamac et je me posais une question. Pourquoi est-ce que les gens ne changent jamais ? Pourquoi, est-ce que les gens viennent pour se confesser et disent qu’ils ont toujours les mêmes péchés. Alors, j’ai remarqué que les gens qui ne changent jamais, c’est parce qu’ils critiquent tout le temps les autres. Ils aiment parler des autres. Alors, j’ai compris que si on n’enlevait pas la critique de notre bouche ou plutôt, dans le fond de notre cœur, on ne changera jamais, on n’arrivera jamais à la sainteté. C’est vrai, car si je critique les autres, alors je critique Jésus, et cela, ce n’est pas un tout petit péché.

Comme je le disais plus haut, je me demandais souvent ce qu’il nous faudrait à tous pour changer, pour que notre amour pour Jésus grandisse. Je me disais que la vraie dévotion à Marie nous conduit toujours à Jésus. La vraie dévotion à Marie nous donne le désir de sainteté, nous fait aimer plus les autres. Il m’est venu une idée. Citalá a 6 barrios (quartiers). Je me disais qu’il serait bon de consacrer chaque barrio à Marie. J’en ai parlé au conseil de Pastorale et ils étaient emballés. J’ai annoncé cela à la messe dimanche dernier.

Le barrio El Poy sera consacré à Notre Dame de la Médaille Miraculeuse ou qui s’appelle aussi Notre-Dame de toute Grâce.
Le barrio Concepción sera consacré à l’Immaculée Conception.
Le barrio San Francisco sera consacré à Notre-Dame de Fatima.
Le barrio El Tablón sera consacré à Notre Dame Auxiliatrice.
Le barrio San Antonio sera consacré à Notre-Dame de la Guadalupe.
Le barrio Tulinco sera consacré à Notre-Dame de Lourdes.

Nous allons nous réunir pour voir comment nous allons faire. Il faut trouver un endroit spécial où nous ferons dans chaque barrio une petite grotte où on déposera la Vierge. Les gens du barrio devront faire des activités (pupusas, tamales, tirage d’un cadeau) pour acheter la Vierge. Le jour de la fête de leur patronne, par exemple, Notre Dame Auxiliatrice qui est le 24 mai, je célèbrerai la messe dans le barrio et je consacrerai le barrio à Maríe. Durant tout le mois de mai, on dira le chapelet dans chaque barrio en face de la Vierge.

Je ne crois pas que le démon soit content de cela, ni les protestants non plus. Mais si on veut arrêter la progression des protestants, si on veut arrêter l’influence du démon, si on veut chasser la critique de notre cœur, il faut faire connaître et aimer plus Marie afin qu’elle soit vraiment aimée. Je suis sûr que, de cette façon, Marie protègera cette paroisse d’une façon toute spéciale.

Dans l’église, nous avons une belle statue du Sacré-Cœur mais elle était dans un coin que souvent personne ne remarquait. Alors, on a décidé de faire un autel bien spécial pour le Sacré-Cœur que vous pourrez voir sur le site de Mission El Salvador, section photos. Il y a maintenant 7 mois que nous avons commencé à vivre les premiers vendredis du mois. En mars, cela fera 9 mois. Alors les 30 personnes qui ont commencé en juillet se consacreront au Sacré-Cœur. Actuellement, plus de 100 personnes vivent les premiers vendredis du mois. A tous les mois, il y a des personnes qui se rajoutent au groupe.

Durant la retraite que nous avons eu la dernière semaine de janvier, j’ai rencontré Monseigneur Alas et je lui racontais tout cela. Je lui ai parlé de tous ces projets. Il m’a dit : « Quelle bonne nouvelle ! Ça me fait vraiment du bien parce que j’ai quasiment toujours de mauvaises nouvelles ». Il a ajouté : « tu aurais dû être prêtre à 30 ans. Tu es arrivé trop tard ». Moi, je suis sûr que non car il fallait que je vive tout ce que j’ai vécu.

Je lui ai demandé la permission d’aller au Canada en avril après Pâques. Il m’a dit qu’il n’y avait pas de problèmes. Comme je vous l’avais déjà dit, je suis en train de former 13 personnes qui seront « ministre extraordinaire de la communion ». Quand je serai de retour du Canada, Monseigneur va venir pour les instituer. Les ministres de la communion pourront venir chercher le Saint-Sacrement pour donner la communion le dimanche dans leur village. Pour cela, il nous faut des petits ciboires parce que je ne peux pas permettre qu’on amène la communion dans un bol de plastique comme cela se faisait avant. Alors, on aura besoin de 13 petits ciboires.

J’ai parlé à Monseigneur si je pourrais recevoir un conteneur à Citalá. Je devais lui en parler car le conteneur doit venir au nom de Caritas et Monseigneur est président. Il a accepté. Monseigneur a demandé à tous les prêtres, curés de paroisse, d’ouvrir une école catholique. Si Dieu le veut, l’année prochaine, j’ai l’intention d’ouvrir une maternelle et l’année suivante, les petits de maternelle entreraient en 1ère année et ainsi de suite. Il y aura beaucoup d’obstacles mais, si Dieu veut ce projet, cela se réalisera.

Ici à Citalá, je vis une situation un peu difficile. Comme vous le savez, le gouvernement veut faire un barrage à 18 kilomètres d’ici. Le Cantón El Llano de la Virgen va disparaître. Citalá aussi en souffrira. Le curé de La Palma est dans le comité pour que cela ne se fasse pas. Il y a beaucoup de réunions et d’activités. Pour ma part, je fais ce que je peux. Il y a des choses que je dois dénoncer. Par exemple, le maire est allé dans tous les villages et a promis toute sortes de choses mais les gens doivent signer et donner leur numéro d’identité personnelle, Nous, au Québec, on donnerait le numéro d’Assurance Sociale. Mais le maire a fait signer une feuille blanche. Il n’y avait rien d’écrit dessus. Cela est très dangereux car, par la suite, ils peuvent mettre ce qu’ils veulent sur la feuille. Ils peuvent dire que tout Citalá est d’accord pour le barrage. Alors, j’ai dénoncé cela dans tous les villages.

Cette semaine à la retraite, un prêtre a dit devant tous les autres prêtres que le Padre Ernesto n’accompagnait pas les gens, qu’il ne s’était jamais prononcé contre le barrage, etc… En plus, il a dit que les gens disent que le Padre Ernesto voyage toujours avec le maire. Je n’ai jamais voyagé avec le maire. Le maire est un homme très charitable. Tous les troisièmes dimanches du mois, il envoie un camion dans les villages pour aller chercher les gens afin qu’ils viennent à la messe et il paie la moitié de ce que ça coûte. C’est lui qui nous prête la maison pour les ateliers, etc…

Je disais aux gens que le maire pour moi est un ami et, si on est vraiment ami, cela ne veut pas dire qu’on doit être toujours d’accord. Je suis contre le barrage et je le serai toujours. Ici, les gens mélangent tout avec la politique. Comme j’avais dit à Monseigneur ce que j’avais dénoncé, il m’a dit de le redire devant tous les prêtres à l’occasion de la retraite. Tout vient de l’autre curé qui était ici. Il semble faire tout ce qu’il peut pour que l’évêque me retire d’ici. Cela ne m’empêche pas de dormir. Il y a certaine activité à laquelle je ne peux pas participer. Par exemple, si les gens ferment une rue pour manifester, je peux aller les reconduire mais je ne peux pas y participer, parce que je suis un étranger. Quand on nous donne la résidence salvadorienne, on signe une feuille qu’on ne doit jamais faire de politique, sinon, on sera expulsé. Il y a quelques années, un prêtre qui était ici depuis plus de 23 ans a été expulsé. Ici, c’est dangereux, car on mêle tout avec la politique.

En terminant cette lettre, j’ai le goût de faire une prière à Jésus :

« Jésus, quand une mère porte son enfant pendant 9 mois et que, lorsque l’enfant naît, on dit souvent : regarde comme il ressemble à sa mère et, c’est normal, parce que sa mère l’a nourri pendant 9 mois. Moi, Jésus je me nourris de Toi tous les jours et ce serait normal que les gens disent : regarde comme il ressemble à Jésus, regarde comme il est bon comme Jésus, regarde comme il est miséricordieux comme Jésus. Ce serait normal qu’en moi, on te voit Toi. Ce serait normal qu’on le dise. Mais, Jésus, ce sont tous mes défauts qui empêchent les autres de te voir en moi. Aujourd’hui, Jésus, je veux te dire « merci ». Merci de tout cœur. Merci de m’avoir appelé. Merci d’avoir voulu te servir de mes mains pour pardonner les péchés, pour Te montrer aux gens dans l’Hostie. Merci d’avoir voulu avoir besoin de ma bouche pour nous dire : « Voici mon Corps, Voici mon Sang, prenez-le, mangez-le pour avoir la vie en vous. Merci d’avoir eu besoin de mes pieds pour aller vers les plus pauvres et pour, en ton Nom, leur dire qu’ils sont tes préférés. Merci, Jésus, et je veux te dire que je t’aime. Fais de moi un saint prêtre et, si je veux être un saint, c’est parce que j’ai soif que tu sois aimé. Jésus, c’est tellement grand d’être prêtre. Par le sacrement de la réconciliation, j’ai les âmes dans mes mains. Je les arrache aux démons pour te les redonner. Merci pour mon sacerdoce. Jésus, je veux te dire que je t’aime dans chacun de mes paroissiens. Je t’aime dans les plus pauvres, les plus abandonnés, les plus détestables. Encore un merci, Jésus, et je te le dis de tout cœur. Merci de m’avoir donné Marie. En Elle, je te vois. Avec Elle, je peux t’aimer. Par Elle, je peux aller à toi. Merci, Jésus, de m’avoir aimé à ce point. J’ai le goût de te dire : je t’offre ma vie, je te la donne. J’accepte tout ce que tu voudras pour moi, j’accepte d’être mangé, j’accepte de souffrir pour que tu sois aimé. Jésus je t’aime, oui, je t’aime de tout mon cœur et je me sens aimé de Toi. Jésus, je sais que, si je peux être fidèle à Toi, c’est seulement à cause de ta grâce. Et oui, je suis sûr qu’elle ne me manquera jamais parce que tu l’as promis. Amen.» C’est avec joie que je vous bénis de tout cœur, au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. Amen


Réjean ptre (Padre Ernesto Lachance)
Casa Parroquial
Citalá. Chalatenando
El Salvador. C.A.


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