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Récit de mon séjour au Québec et en Haïti.
Citalá, El Salvador
Le 15 mai 2007
Bonjour à tous,
Il me fait plaisir de prendre ces quelques instants pour vous donner de mes nouvelles qui sont bonnes. J’espère que vous allez tous bien et que la santé est bonne. Quand j’ai quitté le El Salvador, je disais aux gens d’ici que j’espérais voir de la neige. Le Seigneur m’a exaucé car, dès le lendemain de mon arrivée, on a eu une grosse tempête de neige dans la Beauce. C’était vraiment très beau ! Ils en annonçaient une autre encore plus grosse le lendemain mais ce ne fut pas si grave. Durant la première semaine, on n’a pas vu le soleil. Ce serait important d’apprendre à s’émerveiller devant tout et apprendre à dire « merci Seigneur » en tout temps. De toute façon, ça ne change rien de râler, comme en dit en France, parce que la neige ne fondera pas plus vite.
Je suis arrivé au Québec le 11 avril et, à partir de ce même jour, nous avons commencé les démarches pour l’envoi d’un conteneur de 40 pieds. Le lendemain, nous commencions à faire de l’empaquetage grâce à de généreux donateurs. L’Oasis Sainte Famille de Notre-Dame des Pins dans la Beauce fermait ses portes et Citalá a hérité de tout. Ici, je vois et je touche la Providence. Je rêvais d’avoir un orgue pour l’église et nous l’avons eu. Je ne peux pas tout vous dire dans une lettre ce que nous avons reçu mais ce que nous a donné l’Oasis Sainte Famille a rempli à 80% le conteneur de 40 pieds. Le reste fut donné par l’organisme Collaboration Santé Internationale de Québec. Nous avons reçu deux belles statues du Sacré-Cœur, dont une a plus de 100 ans. Nous avons reçu une belle statue de Notre-Dame de la Médaille Miraculeuse. Elle aura une place d’honneur dans le presbytère. Nous avons reçu deux belles statues de la Sainte Famille de ma grandeur. Elles sont faites pour l’extérieur. Il est possible que nous en mettions une dehors près de l’Église.
Vous ne le savez peut-être pas mais, durant mes vacances au Québec, je suis allé passé une semaine en Haïti. Mon frère Jean-Paul, pour la première fois depuis ses 10 années comme missionnaire laïc en Haïti, recevait de la visite de sa famille. Comme la situation n’était pas très bonne là-bas, personne n’osait y aller. Cette année, je me suis décidé après avoir consulté Jean-Paul et j’y suis allé vraiment au nom de toute la famille. Je suis parti le 25 avril. Le même jour de mon arrivée en Haïti, nous sommes allés faire un tour dans le centre-ville. Nous sommes allés dans une école et Jean-Paul a demandé au directeur de me faire visiter une classe. Mais le directeur nous a fait visiter chacune des classes de l’école. En arrivant dans chaque classe, il nous présentait et les enfants chantaient un chant. À la fin, je leur donnais la bénédiction.
Jean-Paul est toujours accompagné d’un jeune qu’il a connu quand son père est mort à l’hôpital. Aujourd’hui Billy a 23 ans et rend toutes sortes de services à Jean-Paul : aller à la Banque, au bureau de poste, etc… C’est important en Haïti que Jean-Paul lui confie ces tâches pour sa sécurité. Billy a une générosité extraordinaire. Il est serviable, toujours souriant comme les Haïtiens savent le faire. J’ai connu le frère de Billy qui s’appelle Joseph et que j’aime beaucoup à cause de sa grande humilité.
Le premier soir, avant de me coucher, Jean-Paul m’a dit : « Ne te surprend pas si tu vois quelques coquerelles dans ta chambre. Ici, au El Salvador, j’en vois de temps en temps et je ne me suis jamais habitué. Elles ne se montrent pas beaucoup parce qu’elles savent que, quand elles me voient, elles n’en ont pas pour longtemps à vivre. Quand je me suis couché, il faisait vraiment très chaud dans la chambre et je n’avais aucun drap. Tout à coup, je sens quelque chose qui marche ou qui roule sur mon corps. Je pense tout de suite à ce que Jean-Paul m’a dit. Alors, je m’imagine que c’est une coquerelle. Alors, je lève ma main droite tout doucement pour ne pas qu’elle se perde dans mon lit. Je lui donne une bonne claque, c'est-à-dire que je me donne une bonne claque sur l’estomac. Et je me rends compte que ce n’était pas une coquerelle mais bien plutôt une goutte de sueur qui perlait ou qui roulait sur mon corps. Je suis parti à rire tout seul et je me suis trouvé bien peureux.
Le lendemain, nous sommes allés à l’hôpital où Jean-Paul travaille. Nous sommes entrés dans le dortoir des hommes. Nous les avons tous salués et je leur donnais à tous une bénédiction. Il y avait une quinzaine d’enfants qui nous suivaient et Jean-Paul leur a dit d’aller dans leur chambre et que j’irais aussi leur donner la bénédiction. Chacun était couché dans son lit et je les ai tous bénis. En Haïti, quand nous rencontrons quelqu’un, c’est comme si on les avait toujours connus. Si les gens sentent qu’ils sont aimés, ils nous donnent leur confiance. J’ai passé le reste de la journée avec les enfants. J’ai fait à tous un massage et ils en voulaient un deuxième.
Il y avait un petit garçon d’environ 7 ans qui a le sida. Tous les après-midi, il est plein de fièvre. Je le prenais dans mes bras et, très souvent, il s’endormait. Quelquefois, je lui disais : « comme tu es beau ! » Il prenait ses petits bras tout maigres, me serrait très fort avec la force qui lui restait et il m’embrassait. Les larmes me venaient aux yeux. Des fois, je regardais les enfants et une phrase sortait de ma bouche et je disais : « Jésus, que tu es beau ! » C’est vrai, il était facile de voir Jésus en eux. Je les aimais vraiment et je craignais le départ.
Le lendemain vendredi, nous sommes allés à Jacmel avec Billy et Joseph, c’est à environ 3 heures d’auto. Nous allions voir Gerson, un jeune homme que Jean-Paul a adopté dans son cœur. Ça faisait plus d’un an que Jean-Paul ne l’avait pas vu et Gerson l’a reconnu. Il a sauté dans ses bras. Gerson est un jeune homme de 37 ans mais qui est comme un enfant de 4 ans. Nous l’avons amené à la mer et Jean-Paul s’est baigné avec lui. Moi, je suis resté à l’ombre, parce que j’aurais grillé comme un homard.
Monsieur Michel Guillemette, un Québécois qui travaille à l’Ambassade du Canada, nous a prêté son chalet dans la montagne. Gerson était avec nous. Le lendemain, après avoir cherché en vain un restaurant dans la grande ville de Jacmel, nous repartions pour Port-au-Prince et Jean-Paul nous a amenés dans un bon restaurant haïtien.
Normalement, Jean-Paul ne va pas à l’hôpital le samedi et je désirais y aller parce que je m’ennuyais des enfants. Nous savions qu’il y avait une messe à l’hôpital. J’ai concélébré avec le prêtre qui célébrait ce jour-là. C’était la messe des malades. Si vous aviez vu tous les malades chanter, c’était touchant. Après la messe, une religieuse est venue me demander d’aller donner le sacrement des malades à un jeune de 15 ans qui était dans le coma diabétique. Il était mourant. Merci mon Dieu, parce que je me suis rappelé de la formule en espagnol. J’ai commencé à la dire et les larmes me coulaient. Ensuite, les enfants avec les sœurs ainsi que Jean-Paul, ont chanté un chant à la Vierge en créole. Les enfants chantaient avec cœur et ça me faisait encore plus pleurer tellement que c’était beau. Imaginez-vous, tous ces petits enfants pleins de maladie qui chantent pour un autre enfant malade.
Après, je suis allé donner le sacrement des malades à un monsieur qui avait la tuberculose et qui était lui aussi mourant. Le soir, en me couchant, et durant toute la nuit, j’étais plein de joie et je n’arrêtais pas de remercier le Seigneur. J’étais heureux d’être prêtre, je trouvais cela tellement beau, tellement grand la prêtrise. Je ressentais la même chose que j’avais ressentie quand le Seigneur avait mis dans mon cœur le désir d’être prêtre. Je ne pouvais pas comprendre jusqu’à quel point, c’est grand d’être prêtre. Je ressentais encore plus le désir d’être un saint prêtre, pas moins que cela.
Quand je me réveillais la nuit, je demandais à Marie de sauver cet enfant de 15 ans en lui disant que je voulais le voir mieux le lendemain. En arrivant à l’hôpital, je suis allé tout de suite voir le jeune. Il était sorti du coma mais il était quand même dans un état grave. Le monsieur, qui avait la tuberculose, était lui aussi beaucoup mieux. Je crois au sacrement des malades. Je crois que le Seigneur guérit, pas seulement l’âme, mais aussi le corps.
Le dimanche après-midi, nous sommes retournés à l’hôpital. Je m’ennuyais de ces gens. Les enfants, ce jour-là, ont normalement de la visite de leur famille à partir de 3 heures. A un moment donné, j’ai vu deux petits enfants qui avaient l’air tout triste. Je suis allé les voir et je les ai assis sur mes genoux. Un des deux avait de grosses larmes qui coulaient sur ses joues. Ses parents n’étaient pas venus le voir. Jean-Paul lui a dit en créole que nous, aujourd’hui, nous étions sa visite et il a fait un tout petit sourire. Tout à coup, il voit sa mère au loin et il lâche un gros cri, tellement il était content.
En Haïti, ce qui touche beaucoup, c’est le sourire des gens. Quand nous allions chez Billy et Joseph et que nous passions dans la rue, les enfants nous souriaient comme s’ils nous connaissaient. Ils sont vraiment beaux.
Le dimanche, j’ai eu la joie de célébrer dans la paroisse la messe de 8h.30 du matin. C’est touchant de célébrer une messe en Haïti parce que les gens chantent vraiment avec cœur. Dans beaucoup de chants, il y a beaucoup d’appel, de cris au Seigneur. Par le chant, les gens crient leurs souffrances au Seigneur mais il y a toujours aussi une parole d’espérance. J’ai donné la bénédiction en créole. Je lisais ce que Jean-Paul m’avait écrit. Quand j’ai dit : « Que Dieu tout-puissant vous bénisse, le Père », puis j’étais rendu au Saint-Esprit, et ma main était restée en haut, j’avais oublié de la descendre parce que je devais lire en créole. Les gens ont fait un sourire et se sont mis à applaudir.
Le lundi et le mardi, j’ai célébré la messe pour les sœurs dans leur chapelle. Nous sommes allés déjeuner et nous sommes revenus à l’hôpital. Ce jour-là, j’ai rasé la tête de quelques petits noirs. C’est facile, on passe le rasoir sur la tête et c’est tout. Il y en a un à qui j’ai coupé les cheveux et qui est revenu quelques temps après et il m’a dit : « Ce n’est pas beau, regarde… Il y avait un petit cheveu frisé qui n’était pas coupé. J’ai coupé quelques ongles et j’ai continué de prendre dans mes bras mon petit bonhomme qui était si malade. Il y avait un petit jeune de 10 ans qui pleurait sur son lit. Je suis allé le voir car il s’ennuyait de ses parents. Je l’ai consolé en le regardant dans les yeux et je lui ai dis: « Je t’aime ! » Il s’est levé tout de suite et m’a serré fort dans ses bras.
Jean-Paul, pendant ce temps, coupait les cheveux des malades, coupait les ongles et consolait aussi les pauvres papas qui étaient tristes. Il aidait quelqu’un qui avait besoin d’aide pour manger, etc… Il va en voir un autre qui est triste, il fait sourire les malades et ça leur fait du bien. Jean-Paul n’est jamais pressé et il prend le temps avec chacun. En coupant leurs grands ongles d’orteils, en les rasant, il parle continuellement avec eux et les malades sont contents. Ils attendent en file, probablement pas seulement pour se faire couper les ongles, leurs cheveux ou la barbe, mais beaucoup plus parce qu’ils se sentent aimés.
Un jour, un petit garçon le plus drôle du groupe, me dit : « Si on avait un ballon, on pourrait jouer tous ensemble ». Il ne me l’a pas demandé mais c’était en fait une demande. Je lui ai dit que, le lendemain, il aurait un ballon mais qu’il serait pour tous les ti moun (enfants). Un peu plus tard, il vient me trouver et me dit : « C’est moi, qui a eu l’idée du ballon, alors, quand je vais retourner chez moi, il est normal que je l’amène avec moi ». Les autres étaient tout tristes. Je leur ai dit : « Écoutez-moi, demain vous aurez chacun un ballon. J’ai donné de l’argent à Billy et il a été acheté 15 ballons.
La dernière journée, j’ai donné un chapelet à chacun des enfants. Quelques minutes plus tard, un enfant revient et me dit : « Je te le redonne parce que je suis protestant ». À l’heure du repas du midi, le petit malade ne pouvait pas manger. Les autres enfants venaient le voir et le suppliaient de manger en lui disant : « Il faut que tu manges, parce que si tu ne manges pas, tu vas mourir ». Je suis allé le faire manger mais il ne pouvait pas avaler. Il avait essayé mais il avait échappé du riz sur le plancher à côté de son lit. Un monsieur est entré et l’a disputé et est ressorti. Le petit garçon, sans dire un mot, est descendu de son lit et, avec beaucoup d’efforts, il a commencé à ramasser le riz. Je me suis agenouillé à côté de lui et je l’ai aidé. Il a levé les yeux et il a fait un tout petit sourire, tout-petit, parce qu’il n’a même plus la force de rire.
Une religieuse a essayé de piquer le garçon de 15 ans qui avait été dans le coma. Elle ne pouvait pas et elle avait pourtant essayé 4 ou 5 fois. Elle appelle tous les enfants et, avec eux, elle commence à dire des « Je vous salue Maríe ». Elle a réussi et les enfants ont chanté un chant à la Vierge. Je les entends encore chanter en moi et, chaque fois, les larmes coulent. Avant de quitter l’hôpital, je suis allé voir ce jeune, je l’ai embrassé et je lui ai dit de répéter après moi : « Jésus ». Il n’a pas pu prononcer le nom de Jésus mais il le disait d’une autre façon comme en râlant. Je voyais qu’il comprenait ce que je lui disais. Il fallait maintenant partir pour l’aéroport. A l’intérieur de moi, mon cœur s’était déchiré et j’en laissais une partie en Haïti. Aujourd’hui, 10 jours plus tard, je ne peux pas parler d’Haïti sans avoir les larmes aux yeux.
Jean-Paul, Billy et Joseph sont venus me reconduire à l’aéroport. On est parti de bonne heure avec l’intention de prendre du temps pour jaser à l’aéroport. Mais, en arrivant à la porte, personne n’avait le droit de rentrer, excepté moi qui avait un billet. Jean-Paul a supplié et, à la fin, le policier a permis qu’un seul entre avec moi. Ce fut Joseph. Alors, j’ai dit un bonjour très vite à Jean-Paul et à Billy et je suis rentré. Après, je me suis trouvé bien niaiseux, j’aurais pu attendre avec eux à l’extérieur pour au moins une bonne heure. L’aéroport d’Haïti est tout petit, j’aurais pu entrer une heure avant et je n’aurais pas manqué l’avion. Mais ça ne donnerait rien de m’en faire, il était trop tard.
Quand je suis arrivé chez ma sœur Marina, à Montréal, il était minuit. Je ne pouvais pas parler d’Haïti sans avoir les larmes aux yeux. Je suis allé me coucher et je ne voulais pas dormir tout de suite. Je voulais penser, je voulais prier. Je me suis couché sur le côté et, tout à coup, j’ai senti dans mes mains l’odeur du petit enfant sidatique. Ça sentait le petit enfant malade. J’ai mis ma tête dans ma main et je voulais le sentir encore près de moi car j’avais mal pour ce petit enfant. J’avais mal pour ses parents mais j’étais heureux d’avoir encore son odeur dans mes mains. J’étais heureux d’être prêtre. C’est drôle, mais je crois que j’ai aimé cet enfant plus que tous les autres parce que c’était celui qui souffrait le plus, c’était lui qui avait le plus de difficulté à faire un sourire, c’était lui qui avait le plus besoin d’aide. J’ai vraiment aimé tous les enfants d’une façon bien spéciale mais, quand j’en voyais un qui était triste, je ne pouvais pas faire autrement que de l’aimer plus, parce que c’était lui qui avait le plus besoin de se sentir aimé.
Je suis revenu au El Salvador après avoir vécu cette retraite d’une semaine en Haïti auprès des pauvres. Il me semble que tout est changé en moi. Toute ma vie sacerdotale a changé. Je suis tellement fier d’être prêtre. Je suis encore plus conscient de ce grand trésor que le Seigneur a déposé en moi afin que je puisse le redonner aux autres. Mon amour pour Marie a grandi en voyant ces petits enfants chanter leur amour pour Marie. Je regarde les gens d’une autre façon, je les aime.
Toute la semaine, dans l’Évangile, depuis mon arrivée, Jésus nous parle de rester en sa présence, de s’aimer les uns les autres comme Lui nous a aimés. Je pensais à Jean-Paul : il passe tous les jours une bonne heure et demi en présence du Seigneur devant le Saint-Sacrement, il prie le rosaire à chaque jour, il va à la messe tous les jours à 6 heures du matin. Il m’est arrivé quelquefois de chercher Jean-Paul. Les Pères me disait : « Va voir à la chapelle, il est certainement là ». Je suis sûr qu’une personne qui n’a pas ce contact avec Jésus ne peut pas faire faire ce travail auprès de Jésus qui est malade. Il ne pourrait pas faire un travail comme celui-là avec amour. Cela va pour chacun de nous. Si nous n’avons pas ce contact avec Jésus dans nos vies, on travaille seulement pour une récompense terrestre. Plus j’aimerai Jésus, plus j’aimerai les gens. Plus j’aurai ce contact avec Jésus et Marie, plus les gens verront le visage de Jésus sur mon visage. Quelquefois les malades disent à Jean-Paul : « Je vois Jésus en toi ». Cela veut dire : « Si c’était Jésus qui ferait ce travail d’amour, il le ferait de la même façon que toi, sans me bousculer, en prenant le temps avec moi comme tu le fais ».
Je termine cette lettre en vous disant que nous les prêtres, que nous les missionnaires, avons un besoin urgent de prières, pas seulement de prières, mais aussi de sacrifices. Il faut que les prêtres soient des saints. Il faut que les missionnaires soient des saints. J’en ai rencontré un parmi tant d’autres en Haïti, mais j’aimerais que les Salvadoriens en rencontrent un aussi parmi tant d’autres dans leurs pays. Je crois et, je suis sûr qu’un des plus beaux cadeaux qu’on peut donner à Jésus, c’est notre désir d’être un saint.
A l’aéroport de Montréal, je me suis assis en face d’une famille haïtienne. Il y en avait un qui ressemblait comme deux gouttes d’eau à Joseph. Et l’autre ressemblait à mon petit malade mais il était plus gras. Ça m’a fait ennuyer encore plus mais ça ne fait rien car j’offrais tout cela pour mes paroissiens, parce que je les aime aussi. Voilà, je suis rendu à la fin de ma page. Restons unis dans la prière et c’est une joie pour moi de vous bénir au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Amen !
Réjean ptre
N.B : Je viens tout juste de rejoindre Jean-Paul en Haïti. Mon petit bonhomme qui est bien malade est toujours stable. L’autre, de 15 ans, va beaucoup mieux : il parle et Jean-Paul me dit qu’il va s’en sortir. Je savais que Marie m’écouterait.
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