Bonjour à tous!
El Salvador
Le 11 décembre 2007

Réjean LachanceIl me fait plaisir de prendre du temps pour vous donner de mes nouvelles. J’espère que vous allez bien et que la santé est bonne.

Nous approchons de Noël et c’est la coutume de profiter de l’occasion pour souhaiter à nos amis nos meilleurs vœux. Il ne faut pas seulement écrire de belles paroles, il faut les penser et les accomplir. Alors, je veux vous souhaiter un Joyeux Noël. Qu’est-ce que cela veut dire un Joyeux Noël ? Cela veut dire que je vous souhaite de passer une des plus grandes et des plus belles fêtes en présence de la Sainte Famille de Nazareth. Alors, si nous vivons notre Noël en présence de la Sainte Famille, nous serons en paix. Ce Jésus qui s’est fait homme, ce Jésus qui vient pour nous sauver, nous pouvons le recevoir et le manger. C’est le don le plus total : il meurt pour nous, il est vivant et il se donne en nourriture pour que nous ayons la Vie. Alors, c’est ce Noël que je vous souhaite de passer, un Noël plein de paix, de joie et de vie.

C’est la coutume de dire aussi: Bonne, heureuse et Sainte année et le Paradis à la fin de vos jours. Encore là, cela veut dire de passer toute l’année en présence de la Sainte Famille ou, plutôt, inviter la Sainte Famille dans nos maisons pour que l’année soit vraiment bonne, heureuse et sainte. Si nous voulons vivre cette année 2008 comme la Sainte Famille, il faut qu’il y ait de la prière en famille. Il faut vivre le jour du Seigneur en famille. Si dans la famille, il n’y a pas prière entre époux et pas de prières en famille avec les enfants, alors il n’y aura pas la paix, la joie que je vous souhaite.

Le Pape Jean-Paul II l'a répété souvent : Le moyen pour avoir la paix dans la famille, pour avoir une famille unie, c’est le chapelet en famille. Marie, dans toutes ses apparitions, nous dit : « si vous voulez une famille unie, si vous voulez vivre en paix, le moyen est de réciter le chapelet en famille. L’écoutons-nous ?

Alors, voilà, ce sont mes vœux pour l’année 2008. Rappelez-vous, que le 13 de chaque mois, je célèbre la messe à vos intentions. Je ne peux pas tous vous nommer, mais pour le Seigneur, ce n’est pas un problème, c’est Lui qui vous nomme et vous présente au Père par Lui, avec Lui et en Lui.

Comme vous le savez peut-être, j’ai reçu la visite de ma sœur Marina pour deux semaines. On a eu du plaisir. Heureusement que j’ai changé beaucoup, je ne lui ai pas joué trop de tours mais, pour être franc, je lui en ai joué quelques-uns. Par exemple : pour aller sur le terrain, nous devons passer par une maison où il y a un gros dindon (chumpe en espagnol). Ce dindon est très malin, il n’aime pas beaucoup les femmes, paraît-il, et, si elle a quelque chose de vert dans ses mains, il lui saute dessus. Depuis des semaines, je préparais ce coup. La première journée, un monsieur apportait une petite chaudière verte. Je lui ai demandé de la donner à Marina pour montrer aux gens qu’elle aussi travaillait et, pour le prouver, j’allais la filmer. Quand elle est arrivée près du Chumpe, il a commencé évidemment à être fâché. J’ai dit à Marina que c’était parce qu’elle ne l’avait pas salué et qu’elle devait aller le saluer. Comme elle est bien obéissante, elle y est allée mais le chumpe ne voulait pas de son salut car il a sauté dessus et elle a failli tomber à la renverse.

Je vais vous en raconter un autre : depuis quelques jours, je lui disais que nous avions un gros problème d’électricité ici, parce que celui qui a fait l’électricité a mis un fil trop petit et que d’un moment à l’autre, on pouvait prendre en feu. Je lui disais que cela ne m’inquiétait pas beaucoup parce que j’avais un bon détecteur de fumée.

Le soir fatidique est arrivé. J’ai mis mon réveille-matin à minuit. Je me suis couché et je ne pouvais pas dormir à cause du remord. Il était 10 heures 20 et j’ai alors décidé de le faire à cette heure-là. J’ai allumé un petit feu dans une casserole et j’ai mis de l’encens pour qu’il y ait de la fumée. J’ai pris le détecteur que j’avais reçu dans le conteneur, j’ai pesé sur le petit bouton et l’alarme s’est mise à sonner et j’ai crié : « au feu, au feu, vite Marina ». Ça a pris que quelques secondes et elle était en bas. Tout est filmé et vous aurez peut-être la chance de la voir et d’entendre tout ce qu’elle a dit. Je vous assure que vous allez rire. Vous voyez, je vous raconte cela pour vous dire que j’ai quand même été assez sage.

Le mois de novembre a été pas mal occupé à cause des demandes de messes pour les finissants. Ici, l’année scolaire termine en novembre et reprend vers la mi-janvier. Un jour, l’enseignante de la pré maternelle et maternelle est venue me voir pour me demander de célébrer un Te-Deum (une action de grâces) pour ses élèves. Ils étaient 32 environ. Je lui ai dit « oui ». Le jour est arrivé. Tous les enfants étaient vêtus comme des princes et des princesses. Alors, je leur ai souhaité la bienvenue, j’ai lu l’évangile de Saint Marc où Jésus dit : « laissez venir à moi les petits enfants ». J’ai posé quelques questions aux enfants mais ça ne répondait pas beaucoup à cause de la gêne. Alors, j’ai relu l’évangile une deuxième fois et, à la fin du texte, ça disait que Jésus prenait les enfants et les bénissait. Je me suis dis: « pourquoi, est-ce que je ne ferais pas la même chose? » Prendre les enfants, les asseoir sur moi et les bénir. Alors, on a apporté une chaise, les enfants s’assoyaient sur moi et je les bénissais chacun sur le front.

Avant de commencer la bénédiction, j’avais expliqué aux enfants que quand le prêtre bénit, c’est Jésus qui bénit. Et quand le prêtre bénit, Jésus lui a donné le pouvoir d’ouvrir son cœur, de sortir beaucoup de trésors et les répandre sur les gens. Ce trésor-là, c’est ce que vous allez demander à Jésus. Alors, j’ai invité les enfants et les parents à fermer les yeux et demander à Jésus ce trésor.

Les enfants sont venus un par un, je les assoyais sur mes genoux et je les bénissais sur le front. Quand les enfants s’assoyaient sur mes genoux, ils fermaient immédiatement les yeux jusqu’à ce que j'aie fini la bénédiction. Je vous assure que c’était beau de les voir et j'étais vraiment ému parce que je savais, qu’au moment où je les bénissais, c’est Jésus qui les bénissait. Ensuite, j'ai dit aux parents que je leur donnerais la bénédiction, mais pas assis sur mes genoux.

Comme vous le savez, on continue toujours de travailler sur le terrain où sera située la Maison de Retraites. Ce n’est pas une maison de personnes âgées, c’est une maison où on fera des retraites et elle sera disponible, c’est sûr, pour tout le diocèse. Le grand salon nous servira très souvent. La chapelle servira pour toutes les retraites : renouement conjugal, renouveau charismatique, etc. J’y célèbrerai aussi la messe un dimanche par mois parce que c’est un lieu central pour tous les petits villages.

Dernièrement, sur le terrain où sera construite la salle à manger, on a frappé un gros problème. C’est plein de grosses roches, je crois qu’on devra mettre de la dynamite pour les faire sauter parce que les gens travaillent toute la journée et c’est vraiment trop difficile. Si Dieu le veut, nous aurons la route pour s’y rendre au début de janvier. On a bien hâte, parce qu’à ce moment-là, on pourra commencer la construction.

Dernièrement, nous avons changé d’architectes parce qu’on n’avançait pas. Ils nous promettaient toutes sortes de choses. Nous voulions la chapelle octogonale mais, eux, nous la faisaient rectangulaire. Ils nous promettaient de nous montrer le travail qu’ils avaient fait mais, en réalité, ils ne faisaient presque rien. Ce travail-là, ils nous le faisaient gratuitement. Un jour, nous avons décidé de les appeler et d’offrir de les payer. Alors, immédiatement, ils ont envoyé par Fax la facture mais le montant était plus élevé que celui qu’ils nous avaient donné au début. Alors, on a décidé de changer d’architecte. C’est une dame originaire de Citalá qui nous fera le travail. Elle est venue sur le terrain et nous a donné beaucoup d’espoir.

Le 6 décembre, elle viendra nous montrer les premiers plans. On jugera si tout est correct. Si oui, je pense que tout sera terminé au début de janvier. C’est seulement à partir de ce moment-là qu’on pourra commencer à construire. Nous enverrons les plans en Allemagne et dans d’autres pays où vivent des Citaltèques (personnes de Citalá.

Nous irons visiter toutes les paroisses du diocèse. Monseigneur Luis nous a donné la permission et nous ferons un tirage d’un beau cadre de la Sainte Famille. Tous le membres du conseil économique apprendront à faire des chapelets et nous les vendrons dans les paroisses à 0,50 cents ou à 1,00$.

Nous irons visiter toutes les grandes compagnies de ciment, de bloc de construction, de tuiles. Nous avons même l’intention de visiter une dame qui est originaire de Citalá car, elle et sa famille ont une grande fabrique de marbre au Honduras. Nous voulons lui demander de nous donner les tuiles de marbre pour la chapelle parce que je veux que la chapelle soit ce qu’il y a de plus beau. Si ce n’est pas possible, on mettra quelque chose de très beau, mais moins cher.

Nous voulons construire une belle grotte pour le Cœur Immaculée de Marie. J’aimerais faire comme un kiosque avec quelques marches mais assez grand pour que les gens puissent monter et s’asseoir. Je prévois peut-être mettre une petite fontaine. Je veux que ce soit de ce qu’il y a de plus beau. La grande salle, la salle à manger, les chambres, nous voulons que ce soit beau mais simple. Pour ce qui est de la chapelle et la grotte de la Vierge, nous voulons y aller en grand.

Le premier décembre, nous sommes partis à 5 heures du matin pour aller sur le terrain de la Sainte Famille. C’était le premier samedi du mois, à 6 heures, j’ai commencé à confesser jusqu’à un peu avant l’heure de la messe à 10 heures. La veille, j’avais présenté un petit garçon de 10 ans à Marina qui s’appelle Nelson et qui vient d’un petit village très très loin. Son père est décédé d’une crise cardiaque, il y a quelques années. C’est une famille vraiment très pauvre. Marina l’a beaucoup aimé. Le samedi, avant de commencer à confesser, on le voit arriver avec un petit sac. Il avait acheté un jus pour Marina et moi. Il est venu sur le terrain à pied. Il a marché pendant deux heures et, comme je sais comment c’est loin, il l’a fait sûrement en courant. Il est resté près de Marina durant tout le temps de la messe. Vous savez, un enfant comme cela donne gratuitement et jamais il aurait osé demander de l’argent à Marina ou à moi.

J’ai dit à Marina que nous irions le reconduire. Ça prend une heure en auto. C’était trop de valeur de le laisser aller seul par la montagne. J’ai demandé à Marina si elle était d’accord qu’on l’amène à l’aéroport avec nous lors de son départ. Vous pouvez penser qu’elle a dit « oui » tout de suite. Elle lui a demandé s’il voulait venir avec nous le lundi suivant à l’aéroport si sa mère était d’accord. Je vous assure qu’il était content. Le lendemain, dimanche, il est venu à la messe à Citalá. La messe était à 10 heures et, à 8 heures, il était à Citalá. Je vous ai parlé beaucoup de lui afin de vous donner un témoignage de Marie.

Quand nous sommes allés dîner ce dimanche-là avec les sœurs de La Palma, c’était les parents des enfants parrainés qui nous invitaient. Évidemment, plusieurs ont envoyé un cadeau pour leurs parrains mais ils ne se rendent pas compte de la distance que nous avons au Québec et, aussi, si nous dépassons le poids permis, on doit payer un surplus. Marina a tout emporté. Elle savait qu’elle avait beaucoup trop de bagages et qu’elle devrait payer beaucoup plus que 100.00$. Quand elle a préparé ses bagages, elle a mis dans ses valises une médaille de Notre-Dame de la Médaille Miraculeuse qu’elle avait reçue quand nous avons consacré le Barrio El Poy à Notre Dame de la Médaille Miraculeuse. Elle a demandé à Marie de ne pas payer car c’était tous des cadeaux pour les autres qu’elle emportait.

Nous sommes partis à 6 heures le lundi matin avec Nelson. Nous voulions l’amener déjeuner au restaurant et puis aller visiter un centre d’achat afin de le faire monter dans un escalier roulant. C’était drôle et très beau de le voir. Il riait tout le temps. Puis, on est allé dans un grand magasin et Marina l’a habillé complètement. Cela lui a coûté plus de 100,00$.

Vers midi, nous sommes partis pour l’aéroport. Vous allez maintenant vous rendre compte comment Marie écoute nos prières quand nous lui donnons toute notre confiance. Ils ont pesé les valises à Marina. Ils ont écrit sur un papier le poids de ses bagages qui était de 29 kilos au lieu de 20 kilos, poids auquel elle avait droit pour ne pas payer de frais supplémentaires. Le responsable ne lui a pas chargé le surplus qui aurait été de 90.00$. Le Seigneur lui rendait ce qu’elle avait donné pour Nelson. Comment le Seigneur pourrait-il être moins généreux que nous ?

A la veille du départ de Marina, le 2 décembre, nous sommes allés une trentaine de personnes en gros camion pour aller faire un feu de camp sur le terrain de la future Maison de Retraites. Je vous assure qu’il était gros. Nous avons prié au pied de la grotte et nous avons ensuite allumé le feu. A un moment donné, j’ai dit à Marina, regarde-nous et regarde les gens car nous avions tous le dos tourné au feu. C’était drôle, mais ça se comprenait, parce que le terrain descendait un peu et, si nous étions restés face au feu, nous aurions tombé sur le dos.

Ce mois-ci, Mission El Salvador a décidé de vous envoyer un DVD à chaque personne qui reçoit une lettre. Ça fait un peu plus de deux cents copies. J’espère que vous aurez l’occasion de le visionner. Vous pourrez voir le terrain où nous travaillons. Durant tout le mois de septembre, j’y suis allé travailler tous les jours avec les gens. Je célébrais la messe à 6 heures du matin à l’église de Citalá et je partais travailler. Je voulais accompagner les gens. Pour aller sur le terrain, il faut faire 10 kilomètres en auto et, étant donné que ce n’est pas un chemin asphalté, on ne peut pas faire de vitesse. Ensuite, il faut marcher 2 kilomètres en descendant tout le temps mais, au retour, c’est de remonter qui est le plus difficile.

Il y a des jours où j’avais mal dans le dos mais je continuais à piocher. Je me suis rempli les mains d’ampoules. Mais je ne me plaignais pas et je ne les montrais à personne. Un jour, dans la réunion du conseil économique, personne ne voulait aller sur le terrain deux fois cette semaine-là parce que je ne pouvais plus y aller en octobre car je devais continuer les visites pastorales. Je leur ai dis ceci : « Si vous commencez à vous plaindre parce que vous devez aller une fois par mois deux jours de suite, il vaut mieux que vous retourniez chez vous parce que, si on commence à se plaindre, la Providence n’agira plus avec nous. Vous savez à chaque mois vous devrez aller deux jours dans la même semaine sur le terrain et je ne crois pas que ça va vous tuer ».

Je leur ai dis que je savais que c’était difficile parce que j’y suis allé tous les jours en septembre. Je leur ai montré mes mains pleines d’ampoules. Ils ont arrêté de se plaindre. Je leur ai dit que je ne voulais pas de plaignards dans le Conseil de la Maison de Retraites. Ils étaient libres de partir quand ils le voulaient. Personne n’est parti. Le 6 décembre, nous avons vu les plans de la Maison de Retraites « la Sainte Famille ». C’est merveilleux ! Au début de janvier, nous aurons un DVD du plan et on pourra le visionner sur la télévision. Alors, vous aurez l’occasion de le voir.

En terminant, je veux remercier la Vierge Marie que j’aime beaucoup. Je veux la remercier parce qu’elle nous montre qu’Elle est vraiment une Mère pour nous. Elle nous aime et elle veut seulement qu’on l’aime en retour. Si nous l’aimons, elle nous fait aimer Jésus davantage.

Je voudrais aussi vous demander des prières. Quand nous aurons fini de construire la Maison de Retraites, je devrai probablement quitter Citalá parce qu’il me reste seulement trois ans. Pour moi, cela n’a pas d’importance car je ne le fais pas pour que je puisse en profiter. Je le fais parce que je sais que c’est un besoin pour Citalá et que j’aime beaucoup ce peuple. Si, durant mon séjour comme curé, j’ai pu faire aimer Jésus et la Vierge Marie, même si cela n’aurait été que pour une seule personne qui les aime davantage, cela aurait valu la peine.

Dans le vidéo, vous voyez qu’on a calculé le prix d’un mètre de mur, de plancher, de plafond, etc. Inviter vos amis à collaborer, c’est une bonne œuvre. Imaginez, si vous collaborer à cette œuvre, vous aurez une part des mérites de la conversion de plusieurs personnes. Parlez de la Maison de Retraites, invitez les gens à partager. Nous avons vraiment besoin de votre aide.

Parfois, j’aimerais pouvoir reculer et laisser tomber ce projet, ce serait bien plus simple. C’est comme cela que je me sens en ce moment mais, dans le fond de mon cœur, je sais que ce projet sera une réalité. J’ai confiance en la Divine Providence. Ce qui me déçoit, c’est que parfois, je me sens seul. C’est comme si j’étais seul à penser. Aujourd’hui, j’ai « secoué » les membres du Conseil. Don Cruz ne l’a pas accepté du tout. Il s’est fâché et moi aussi mais, à la fin, on s’est pardonné. Je leur ai dit que ce projet, je l’avais au plus profond de mon cœur et, ce que j’avais fait, c’était tout simplement ouvrir mon cœur pour leur dire ma souffrance.

Je vous laisse et je vous bénis de tout cœur. Restons unis dans la prière.


Réjean ptre
Casa Parroquial,
Citalá, Chalatenango
El Salvador. C.A.


NOTE DES MEMBRES DE MISSION EL SALVADOR



Nous vous invitons à visionner le DVD ou la cassette VHS « M’aimes-tu? » Dans les dernières minutes, vous verrez l’abbé Réjean nous dire quelques mots et nous donner une bénédiction spéciale.

Nous vous souhaitons un très Joyeux Noël! Que Jésus, Marie et Joseph vous bénissent ainsi que tous les membres de votre famille! Bonne, heureuse et sainte année 2008 à vous tous et toutes!


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