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Bonjour à tous
El Salvador
Le 9 juin 2008
Citalá
Le 22 mai 2008
Bonjour à vous tous,
C’est une joie pour moi en ce jeudi de m’arrêter pour vous donner de mes dernières nouvelles. J’espère que vous allez bien et que la santé est bonne. Ça fait déjà quelques mois que je vous ai écrit. Depuis ce temps, il s’est passé beaucoup de choses. Nous avons eu notre Téléthon « 24 horas de amor ». Ce fut un grand succès. Notre but était d’atteindre 25,000.00$ et nous avons atteint 23,900.00$, c’est pour cela que je peux dire que ce fut un grand succès.
Le soir de la clôture de la Téléthon, Monseigneur Luis, notre évêque est venu célébrer la messe. Il a mis ses ornements liturgiques dans la sacristie, puis nous nous sommes dirigés vers l’arrière de l’église pour la procession d’entrée. L’église était plus que pleine. Quand Monseigneur est entré dans l’église, il a fait un gros saut mais je ne peux pas vous écrire le bruit qu’il a fait. Il s’est dirigé à l’autel au lieu de venir à l’arrière de l’église. Il a dit au micro : « Je veux vous féliciter car j’ai été vraiment surpris du silence qu’il y a dans l’église. Dans toutes les églises où je vais, les gens parlent comme au marché. Ici, il y a un grand silence. Je ne sais pas si c’est vous qui avez converti le Padre Ernesto ou si c’est le Padre Ernesto qui vous a convertis ». Il a expliqué l’importance du silence dans l’église. J’étais content car tout ce qu’il a dit, je l’avais expliqué aux gens.
Le jeudi saint, nous avons eu la messe chrismale. L’évêque a parlé de la vocation sacerdotale. Il a parlé des mains sacerdotales du prêtre. Durant toute la messe, je trouvais tellement belle et tellement grande ma vocation que les larmes me venaient aux yeux. J’ai compris que, si par mes mains, je peux pardonner les péchés, si par mes mains, je peux changer le pain et le vin au Corps et au Sang du Christ, si par mes mains, je peux baptiser, ce n’est pas à cause de moi, c’est à cause de mes mains sacerdotales. C’est par l’onction et par l’imposition des mains de l’évêque que mes mains sont devenues sacerdotales. C’est pour cela que tout ce que le prêtre fait et dit est sacerdotal. Tout mon être est sacerdotal. Le Saint Curé d’Ars avait compris cela et, c’est pour cela que lorsqu’il bénissait, l’ombre de sa bénédiction guérissait les malades. Le prêtre est vraiment un autre Christ. Quand je bénis les enfants qui s’approchent lors de la communion, je les bénis et je suis conscient que ce sont les mains de Jésus qui bénissent. A la consécration, je suis revêtu du Christ. Je peux être le prêtre le pire au monde mais, par l’imposition des mains et les paroles de la Consécration, le pain et le vin deviennent le Corps et le Sang du Christ. Si le prêtre croit en ce qu’il fait, les fruits sont différents, pour lui et pour le peuple.
Ce n’est pas parce que je suis au El Salvador que tout va bien. Au contraire, ce peuple de Citalá est reconnu comme le pire de Chalatenango pour être des critiqueurs et pour essayer de détruire les autres. Depuis que le Renouement Conjugal est entré dans ma paroisse, je n’ai eu que des problèmes. Mais qu’est-ce qui donne ces problèmes ? C’est le petit groupe du Renouveau Charismatique. Je les comprends, mais j’en suis « écoeuré ». Depuis des années, c’était le Renouveau Charismatique qui avait tout le pouvoir dans le village de Citalá et des petits villages des montagnes. Par exemple : une personne qui n’avait pas fait la retraite du Renouveau Charismatique n’avait pas le droit d’être lecteur. Les mêmes responsables étaient là depuis 10 – 15 et même 20 ans. Alors ils avaient fait de la paroisse leur propriété.
La même famille faisait partie du conseil de Pastorale : le mari, l’épouse, et les grands enfants. Comment vouliez-vous que les enfants soient contre leurs parents. Alors ce qu’eux décidaient était toujours accepté. Il n’y avait pas de conseil économique, c’était eux qui administraient tout. En plus, chaque groupe de l’église avait son fonds d’argent. Cela n’aurait pas été si grave si les gens auraient donné un rapport économique des entrées et des sorties d’argent comme nous le faisons maintenant dans le bulletin paroissial.
Quand Monseigneur Alas a décidé de m’envoyer à Citalá, ces mêmes responsables qui étaient en tête du Renouveau Charismatique ne voulaient pas de prêtre à Citalá. Ils ont été dans tous les villages pour dire aux gens que, si je venais à Citalá, je ferais disparaître leur groupe et tous les groupements de l’église. Alors, imaginez-vous, lorsque je suis arrivé, tous les gens ne m’acceptaient pas car ils ne voulaient pas de prêtre. Ils étaient sur leur garde car ils ne voulaient pas que leur groupe disparaisse. Comme je n’ai jamais parlé de faire disparaître un seul groupe, les responsables du Renouveau Charismatique ont commencé à dire à tout le monde que je n’aimais pas leur groupe, que j’étais contre eux, etc…
Quand le Renouement Conjugal est entré dans la paroisse, ça fait maintenant 18 mois, les gens du Renouveau Charismatique ont commencé à rire d’eux et, ce qui me fait le plus mal, c’est qu’il y a des couples qui se sont réconciliés et ça fait 18 mois que ça dure. Malheureusement, les gens du Renouveau continuent à rire d’eux. Ça fait plusieurs fois que des hommes viennent se confesser en pleurant comme des enfants et n’en peuvent plus.
Alors, ils emploient maintenant une autre tactique. Ils disent aux gens du Renouement Conjugal que c’est seulement eux que j’aime et, lorsque viendra un autre prêtre, ils vont être détestés comme eux. Quel est le problème de ces gens ? Ici, tous ceux qui ont fait la retraite du Renouveau Charismatique s’appelle « les rénovés ». Alors, comme ils sont rénovés, ils se pensent les meilleurs et disent ceci : « Nous, nous sommes les plus spirituels, nous prions mieux que tous les gens, même mieux que ceux du groupe de las « Siervas del Santísimo ». Alors, l’orgueil est entré en eux et le démon se sert d’eux pour créer des problèmes. Je les ai réunis et je leur ai dit clairement qu’ils sont en train de se détruire eux-mêmes. Et s’ils continuent à faire pleurer les gens, comment peuvent-ils s’appeler des « rénovés ». Je leur ai dit : « Pour Dieu, vous êtes des hypocrites et des menteurs, vous avez rien de rénover en vous ».
Je vais vous donner un exemple : le 2 et le 3 mai, c’était la fête patronale de Los Planes. Une dame qui a été 22 ans responsable dans le village voulait une messe le 10 mai parce que cela faisait un an que son garçon est décédé. Je lui ai dit que je ne pouvais pas le 10 mai car il y avait une retraite pour tous les jeunes qui pensent au sacerdoce, à la vie religieuse et au mariage. Elle était fâchée et voulait faire venir un autre prêtre. Je lui ai dit « non » car les autres prêtres ont leur travail dans leur paroisse. Je lui ai dit que le 2 et le 3 mai, je célèbrerais la messe pour son garçon et que le 8 et le 9, je pourrais y retourner. Pas question, elle voulait le 10. Alors elle me dit : « Je vais te détruire ». « Comment est-ce que vous allez me détruire? lui ai-je dit. Elle me répondit : « Je vais aller voir l’évêque ». « Pas de problème, lui ai-je dit, je peux y aller avec vous ».
Elle m’a dit quelque chose de très grave : elle m’a donné le nom d’un prêtre qui a dit que l’Église, c’est de la merde. Cela m’a fait vraiment mal. « Vous pouvez, lui ai-je dit, être de la merde, je peux être de la merde, mais l’Église n’est pas de la merde ». Elle me reproche de m’occuper seulement de la Maison de Retraite. Je lui ai dit : « Madame, c’est curieux depuis que nous avons commencé le projet de la Maison de Retraite, j’ai toujours continué à visiter les villages. Et, en plus, je vais dans des villages où jamais un prêtre n’a mis les pieds. Quand est-ce que vous avez vu un prêtre arrivé deux heures avant la messe pour confesser ? » Une chose qui m’a surpris beaucoup, c’est que je n’ai jamais levé le ton. Je lui répondais toujours sans me fâcher. Et elle, elle continuait de m’insulter. J’imagine que, maintenant, elle doit se sentir mal. Quant à moi, j’ai seulement pitié d’elle en espérant que le Seigneur lui pardonne pour ce qu’elle a dit de son Église.
Depuis quelques temps, les gens me demandaient une messe pour différentes choses et, parfois, j’acceptais d’appeler un prêtre remplaçant. Mais ça empirait tout le temps. Le garçon de cette dame voulait que j’aille baptiser sa petite fille le jour de son anniversaire de naissance. Je lui ai dit « non » mais que je pourrais la baptiser le jour de ma visite dans le village. Il voulait avoir un autre prêtre. Je lui ai dit de ne pas le faire. Je suis allé voir l’évêque. Il m’a dit de ne plus faire cela à moins d’une urgence et d’offrir aux gens une autre alternative. Le mois dernier, j’ai averti tout le monde que cela serait fini, à moins d’une raison très importante. « De toute façon, leur ai-je dit, on a toujours besoin d’un autre prêtre, en cas d’urgence, pour nous aider mais si vous me le demandez pour un baptême ou une messe d’anniversaire, selon vos dates, cela ne sera pas possible ».
Cette dame-là est allé trouvé le curé de La Palma et lui a dit ceci : « Le Padre Ernesto a dit que l’évêque lui a dit de refuser l’entrée de tous les prêtres dans sa paroisse ». Alors le prêtre est allé trouver l’évêque et monseigneur lui a dit que ce n’était pas vrai qu’il avait dit cela. Le Padre de la Palma, la semaine dernière, devant une grosse réunion de prêtre a répété cela. Alors, tous les gens m’ont pris pour un sauvage. Quand nous avons eu le temps du repos, je suis allé trouvé le curé de La Palma avec une autre personne qui était à la réunion. Nous lui avons dit que cela était un pur mensonge de cette personne. « De toute façon, lui ai-je dit, j’ai besoin de vous pour me remplacer quand je serai au Canada ».
La semaine dernière, c’était la fête patronale de Zalguazapa, fête de Notre-Dame de Fatima. Ils ont fait une réunion de jeunes et ils ont invité les jeunes du village où habite cette dame dont j’ai parlé plus haut. Comme elle est la responsable du groupe de jeunes, elle était là. Quand je suis arrivé dans le village, j’ai vu cette dame imposer les mains aux jeunes et cela m’a donné le goût de vomir. Je n’ai pas pu entrer parce que je l’aurais sorti à « coup de pied ».
Je vous ai raconté tout cela parce que, parfois, j’ai envie de laisser ces gens dans leur merde car, avant mon arrivée, ils étaient dans la merde. L’église se vidait de plus en plus. Les gens, qui se sont crus les maîtres de tout, sortaient le Saint-Sacrement quand ils en avaient envie. Et c’était un paquet de choses graves qui se passaient ici. J’ai dû mettre de l’ordre dans beaucoup de choses et refuser de me laisser acheter par ces gens. C’est ce qu’ils ont essayé de faire au début et je les ai traités comme tout le monde. Il n’y a eu aucun passe-droit avec eux. A ce moment-là, je suis devenu un ennemi pour eux.
Mais il y a une chose bien curieuse. Dans le fond, je les aime et je ne pourrais pas les détester. Je crois que ce qui me brûle à l’intérieur, c’est le zèle des âmes. Imaginez-vous, je sais lorsque quelqu’un ne vient pas à la messe, je le sens à l’intérieur de moi. L’autre jour, durant l’homélie, j’ai senti quelque chose de très laid. J’ai senti qu’environ le 10% des gens présents ont vraiment la foi, les autres sont indifférents. Ils viennent à la messe pour remplir un commandement.
Quelqu’un me disait l’autre jour : « Essaie de ne pas trop t’en faire, si les gens croient peu ». Je lui ai répondu : « Si tu as un enfant qui marche dans le mauvais chemin et si je te dis de ne pas t’en faire, que me répondras-tu ? Je suis pasteur de ce peuple et je sens la douleur de chacun mais, ce qui me fait plus mal, c’est l’indifférence des gens ». Je crois que ce qui manque le plus, c’est que les gens vivent une rencontre personnelle avec Jésus.
Une dame à une réunion disait à tout le monde : « Dans la paroisse, nous avons seulement la messe et l’heure sainte ». Cela m’a fait énormément mal. Je lui ai répondu, « cela vous condamne parce que si vous viviez la messe, si la messe était pour vous une rencontre personnelle avec Jésus, vous ne pourriez pas dire cela, vous iriez évangéliser ». Puis, je posais la question à tout le monde : « Quel prêtre arrive deux heures dans les villages avant chaque messe pour confesser ? Quel prêtre est allé dans le village El Ciprésal pour célébrer la messe et visiter les gens. Nous avons marcher 4 heures 30 pour seulement y aller. Là-bas aucun prêtre avant moi n’y est allé. Pourquoi est-ce que je me sacrifie à ce point ? La réponse est sûre. C’est parce que j’aime et que le Seigneur m’a donné d’être pasteur. C’est aussi à cause du zèle des âmes. Quand j’étais dans l’Institut Séculier Pie X, j’aimais beaucoup demander à Saint Pie X le zèle des âmes, l’audace apostolique et une foi audacieuse. Je crois que le Seigneur et Saint Pie X m’ont donné ces grâces.
Quel prêtre a pensé de faire construire une maison pour faire des retraites, qui a pensé de faire construire une chapelle et une grande salle ? Pourquoi, est-ce que je fais cela ? C’est parce que je suis votre pasteur, que je vous aime et je sais que nous avons besoin de cela. Je ne le fais pas pour moi car, lorsque tout sera fini, je quitterai Citalá et je serai content de quitter pour que vienne un autre pasteur ».
Le plus triste dans tout cela, c’est la personne qui m’a détruit avant que j’arrive comme curé à Citalá. A cause d’elle, ce peuple ne peut pas grandir. Ils sont toujours sur la défensive en pensant que je vais détruire tous les groupes. Cette personne ne pourra plus grandir dans la foi et dans l’amour du Seigneur. Je connais cette personne et je voudrais la rencontrer afin qu’elle reconnaisse son péché et qu’elle puisse demander pardon. Je ne pourrai jamais détruire un groupement dans l’Église qui vient de Dieu. Pourquoi est-ce que j’ai voulu avoir le Renouement Conjugal dans la paroisse ? Pourquoi, est-ce que dans quelques temps nous aurons l’enfance missionnaire, la jeunesse missionnaire et la légion de Maríe ? C’est pour faire grandir les gens.
Ce soir, en célébrant la messe, je me suis rendu compte d’une chose. Toutes ces souffrances m’ont fait grandir dans la foi mais je vous assure que ce n’est pas si facile. Comme je vous l’avais déjà dit, il y a environ 80 ans, un prêtre a jeté une malédiction sur Citalá et a dit que ce peuple ne grandirait jamais spirituellement, et c’est ce qui se passe. Depuis que je connais Citalá, cela fera 14 ans au mois d’août, ce peuple n’a pas grandi. Très peu de personnes sont adultes dans la foi. Je crois en la malédiction car, quand le prêtre parle, le ciel écoute. Pour enlever une malédiction, il faut une bénédiction. J’avais parlé de cela à Monseigneur Alas mais il ne croyait pas à cela. Quand j’ai pensé consacrer chaque barrio à Maríe, c’était pour cela, mais je vois que cela n’a rien changé. Ce qu’il faudrait, ce serait de faire vivre aux gens de Citalá une vraie retraite de conversion. Et il faudrait que tout le monde la vive. Ensuite, l’évêque viendrait bénir ce village et le consacrer à Maríe.
Si vous saviez comme c’est dur de confesser ici. Les gens se haïssent, ne se parlent plus et continuent de venir communier. Le plus dur pour un pasteur est de voir tout cela, d’essayer de réconcilier ce peuple mais de voir une telle indifférence dans les gens. Ils se sentent bien comme ils sont. Imaginez-vous, des personnes de la même famille ne peuvent plus se donner la paix dans l’église et ils continuent de venir recevoir le Corps du Christ. Quand nous faisons des activités comme le téléthon et le couronnement de la reine, le but premier que j’ai dans le cœur n’est pas de faire de l’argent mais de réunir tout le monde afin qu’un jour nous puissions vivre en paix.
Le 2 août, premier samedi du mois d’août, je célèbrerai la messe sur le terrain de la Maison de Retraite Sainte Famille, et nous poserons la première pierre. Ce sera une grande fête. À partir du lundi suivant, le 4 août, fête du Saint Curé d’Ars, nous commencerons la construction de la chapelle. Nous avons rencontré les ingénieurs et l’architecte et je leur ai demandé combien il nous fallait d’argent pour pouvoir commencer à la construire. Ils m’ont dit que nous devions avoir tout le montant, c’est-à-dire 276,000.00$.
Je leur ai dit que c’était vrai qu’il serait mieux d’avoir tout l’argent, et qu’ainsi nous pourrions dormir tranquille, sans aucune préoccupation. Mais je leur ai dit une chose que je suis sûr : « Cette œuvre-là est voulu du Seigneur et je crois que personne n’en doute jusqu’à date. Nous avons touché à la Providence et je crois que nous devons commencer dans la foi avec ce que nous aurons d’argent le 2 août ». Un des ingénieurs a dit : « C’est vrai, nous commencerons et nous continuerons de marcher dans la foi ».
Depuis le mois de janvier, nous préparions le couronnement de la maman reine. Alors, le 31 mai, toutes les candidates se sont réunies à l’entrée de Citalá pour décorer le pick-up. A 9 heures 30, nous partions. La première grande candidate était la Vierge Marie suivie des 15 candidates. C’était un très grand défilé. La candidate était dans le pick-up avec son mari et ses enfants et, à l’arrière, suivaient les gens de son village.
Je crois que plus de 500 personnes se sont réunies pour cette fête. A chaque 20 minutes, nous ouvrions l’enveloppe d’une candidate sans que les gens voient le montant d’argent. Nous avons mis une couronne à chaque candidate. A 6 heures p.m., nous avons dévoilé tous les montants d’argent et la candidate qui a vendu le plus de votes a été celle de « Lagunetas » qui a vendu pour 1840.00$ de votes suivi par El Poy qui a vendu 980.00$, suivi de Los Planes qui a vendu 860.00$. Alors nous mis une grosse couronne sur la Tête de la maman reine. Elle était très heureuse.
Au début de la journée, j’ai pris la parole et j’ai dit à tout le monde que nous avions une grande nouvelle. « Aujourd’hui, leur ai-je dit, aucune candidate ne va gagner et aucune ne va perdre. Le fait d’avoir accepté d’être candidate est une gagnante. A ce moment-là, la candidate qui a gagné a changé de face, elle semblait déçue. Alors, je l’ai répété : « Aucune candidate ne va gagner et aucune ne va perdre mais une seulement va être couronnée ». Nous ne voulions pas de compétition. Durant cette journée, avec la vente de nourriture, les dons de chaque candidate et aussi les dons personnels, nous avons fait 8020.00$. Les gens ont applaudi et la journée s’est terminée vers 6:30 p.m et je leur ai annoncée que, le 8 novembre de cette année, nous allons couronner un Papa Roi. Les gens ont parti à rire. J’étais sérieux.
A la réunion, le lendemain soir, nous avons décidé que le candidat du Papa Roi, au lieu d’être dans un Pick-up, serait à cheval. Les 15 candidats seront à cheval et nous allons décorer le cheval. A mon retour du Québec, nous allons concrétiser notre projet. Nous voulons inviter un grand chanteur Western du Mexique qui est reconnu mondialement. Nous lui demanderons un rendez-vous et, si c’est nécessaire une personne ira au Mexique pour lui présenter notre projet. Cet homme est millionnaire. Si nous pouvons lui toucher le cœur et, s’il acceptait de venir, nous allons réunir tout le El Salvador à Citalá.
Le samedi 5 juillet, nous aurons une fête à Saint-Georges à partir de 13h.00 de l’après-midi. Le programme est inclus dans cette lettre. A la fin de l’après-midi, la messe sera célébrée à vos intentions. J’aimerais vous rencontrer personnellement. Il y aura des prix de présence, ce seront des objets du El Salvador.
En terminant, je demande au Seigneur de vous combler de ses grâces, de répandre sur chaque bienfaiteur plein de bénédictions. Et moi, de tout cœur, je vous bénis au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Amen.
Réjean, ptre
Casa Parroquial
Citalá,Chalatenango
El Salvador. C.A.
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