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BONJOUR À TOUS
El Salvador
Le 12 juin 2009
Bonjour à tous,
Ce matin 28 mai, il était 2 h.30 du matin et on a eu un gros tremblement de terre. Je n’avais jamais vécu cela. J’avais entendu dire qu’il y a toujours un deuxième qui suit mais ce n’est pas arrivé ici. Alors je me suis levé et j’ai commencé à écrire cette lettre.
J’espère que vous allez bien et que la santé est bonne. Ici nous sommes en hiver, c’est-à-dire que la saison des pluies a commencé. Mais il y a un problème, l’électricité peut manquer une dizaine de fois de suite dans la même journée. Ça, c’est bien tannant, parce que parfois j’oublie de sauver mon travail sur ordinateur et j’en perds toujours un peu.
Samedi le 23 mai, nous avons eu la bénédiction de la chapelle Marie Auxiliatrice. Ce fut une grande fête, il est venu je crois près de 1000 personnes. Quelques-uns disent moins, d’autres plus. Nous avions mis dans la chapelle 520 chaises, il en a manqué. Il y avait énormément de monde debout. L’évêque était bien content.
Je vais faire maintenant comme dans certains films et revenir en arrière de trois mois et demi. Au mois de février, lors de notre retraite annuelle, j’ai demandé à l’évêque s’il pouvait venir pour bénir la chapelle. Il m’a dit « oui ». En revenant, j’ai dit aux travailleurs que la chapelle devait être terminée pour le 23 mai. Je ne savais pas ce que je disais. Je ne savais pas combien que cela coûterait. Il y a une chose que je voulais, c’est que la chapelle soit terminée pour le jour de la fête de Notre Dame Auxiliatrice.
Vers la mi-mars, il nous restait en banque à peu près $1000.00, plus ce que nous avions en main, environ $1500.00. Je suis allé sur le terrain après que tout le monde fut parti. Je suis allé là pour dire à Marie que je savais qu’elle voulait sa chapelle pour le jour de sa fête. Ce soir-là, il m’est venu l’idée d’écrire une lettre et de demander $50,00 à chaque personne qui recevrait cette lettre. Je croyais qu’avec cela, on pourrait la terminer mais je ne savais toujours pas ce que je disais. Le lendemain, l’ingénieur me dit que cela était impossible à cause du manque d’argent. Je lui ai répondu que je savais que Marie Auxiliatrice voulait sa chapelle terminée.
Il m’est venu aussi une idée : « Pourquoi est-ce que nous ne demanderions pas à la paroisse de Citalá de nous remettre $3000.00. Jusqu’à date, je n’avais jamais demandé un sou à la paroisse. J’en ai parlé au conseil, ils étaient tous d’accord. Même le président était d’accord. C’est normal, parce que je suis le président. En fait, ce projet est le projet de la paroisse.
Nous avions maintenant $4000.00. On était fous de joie. Le mardi suivant, je commençais la réunion de Conseil de Pastorale et on vient me trouver pour me dire qu’une dame voulait me parler tout de suite parce qu’elle partait pour la capitale San Salvador. Je suis allé chez elle et elle me dit : « J’avais promis de donner quelque chose pour la Maison de Retraite, je veux le faire avant de mourir. Je vais être opérée et je ne sais pas ce qui peut se passer ». Elle me donne un chèque. Je regarde. Je regarde encore. C’est un chèque de $3000.00. J’ai dit à la dame : « Vous allez me faire pleurer ». J’étais content, je ne pouvais pas garder le secret. Je l’ai annoncée tout de suite au Conseil de Pastorale. Nous avions maintenant $7000.00.
Pendant ce temps, vous aviez reçu ma lettre et l’argent commençait à rentrer à Mission El Salvador. Mon frère Denis déposa dans le compte de la Maison de Retraite $4500.00. Deux semaines après, mon frère m’envoie encore $4000.00. Quel fut la surprise un jour de voir dans le compte un dépôt pour la maison de retraite de 10,000.00$. Ma sœur Nicole était folle de joie et elle se demandait d’où pouvait bien venir cet argent. C’était un cadeau de la Providence qui s’est servi du bon Père Marysse, un prêtre que j’ai connu lorsque j’ai étudié à Ars, pour nous dire : « Allez-y …» Un autre jour, nous recevions de la paroisse de Thoiry en France, un don de 868.00$ américain. Ils avaient fait un repas au profit de la Maison de Retraite. L’argent rentrait dans le compte mais elle sortait aussi car, chaque semaine, on devait payer des comptes de $2000.00 à $3000.00 ou plus.
Je reçois un E-mail de ma sœur Marina. Elle avait remis ma lettre à un ami. Dans le E-mail, elle me demandait comment cela coûterait pour terminer la chapelle complètement. Le lendemain, je demande aux ingénieurs de me faire un estimé mais je voulais quelque chose d’officiel. Après trois jours d’attente, je trouvais que ça retardait beaucoup. Alors je décide de répondre au E-mail le mercredi soir. J’écris à ma sœur que je pensais que cela coûterait environ 20,000.00$. Cela n’a pas tombé dans l’oreille d’un sourd. Ce monsieur décide de faire un chèque de 20,000.00$.
Le jeudi soir, je reçois donc l’estimé des coûts des Ingénieurs. Ils me disent que pour terminer la maison de retraite, cela coûterait $43,000.00. J’ai failli tomber sur le dos. Seulement les vitres, cela montait à 28,000.00, parce qu’il faut mettre des vitres assez épaisse à cause du vent très fort à cet endroit.
Je décide d’envoyer tout de suite un autre E-mail à ce monsieur pour lui dire le montant exact que cela coûterait pour terminer la chapelle. À ce moment-là, je ne savais toujours pas qu’il avait envoyé ce gros montant d’argent. Le lendemain vendredi, mon frère Denis reçoit le chèque de $20,000.00. Je reçois aussi un E-mail de ce monsieur où il me disait qu’il était curieux que le montant pour terminer la chapelle ait doublé en une journée. Je lui ai répondu que cette estimation je l’avais faite moi-même. Il a répondu qu’il verrait s’il restait quelques poussières dans le coin de sa maison.
Quelques jours après, nous recevions un autre chèque de $25,000.00. Qui pouvait maintenant douter que Marie voulait sa chapelle terminée ? Ce soir-là, je téléphone à ma sœur Marina. Nous vivions la joie de Pâques. J’étais content non seulement pour l’argent mais surtout parce que je pourrais dire aux gens que ça vaut la peine de faire confiance totalement à Marie et que c’est vrai que si nous lui demandions quelque chose en étant sûr d’elle, elle nous le donnera. Don Bosco disait : « Fais confiance à Marie Auxiliatrice et tu ne pourras plus compter les miracles qu’elle fera ».
Je disais à Marina : « je remercie le Seigneur de t’avoir mise sur ma route ». C’est normal, je suis ta sœur, me dit-elle. Alors, je lui ai dit : « Je remercie le Seigneur de t’avoir choisie comme sœur ». Ce que nous vivions ce soir là, je le répète, c’était la joie de Pâques. On ressentait l’amour de Dieu pour nous. On ressentait l’amour d’une mère pour ses enfants. Comment est-ce qu’on pourrait maintenant en douter ?
Comment savoir si ce projet est la volonté de Dieu? Pour moi, la certitude que Dieu veut ce projet, en premier lieu, il faut voir ce qu’en pense l’évêque, Mon évêque est vraiment content de ce projet. Quand le propriétaire a donné ce terrain, je suis allé voir tout de suite l’évêque pour voir s’il était d’accord qu’on construise une Maison de Retraite, des chambres, une grande salle, une chapelle etc… Il a dit : « vas-y, c’est un besoin pour ce coin du pays ».
Au début, je me disais : « c’est un projet de fou, on vit une crise économique mondiale et nous nous embarquons dans un projet comme celui-là. Comment est-ce que je peux savoir si c’est la volonté de Dieu ? » La réponse fut intérieure: « Fais confiance, donne toute ta confiance à Jésus et à Marie et ne te préoccupe de rien. Ce projet n’est pas le tien, c’est celui du Seigneur ». Cette semaine, je pensais : « je n’ai pas toujours fait confiance au Seigneur. Bien des fois, il me venait des peurs ».
Une autre chose qui me réjouit énormément et qui me prouve que le projet est voulu par Dieu et que c’est son œuvre, c’est que je ne me suis pas attaché à ce projet. Je sais que ce n’est pas mon projet. Quand ce sera fini, je ne voudrais pas rester ici, je ne voudrais pas m’attacher à tout cela, je ne voudrais surtout pas arriver à croire que c’est mon œuvre. Non, ce n’est pas mon œuvre, c’est l’œuvre du Seigneur, nous en avons tellement de preuves. Si cela avait été mon œuvre, je serais probablement dans un hôpital psychiatrique. Je serais peut-être un gros légume ou un chou siam.
Vous pourriez aussi me dire : « Pourquoi construire un Maison de Retraite si parfois des gens n’ont rien à manger ? » Premièrement, je vais vous répondre que je ne le sais pas. C’est le Seigneur qui l’a voulu. Ce n’est pas de ma faute, si le Seigneur m’a donné la force d’aller voir le propriétaire pour demander un arpent de terrain. Ce n’est pas de ma faute non plus si le propriétaire, de lui-même, a donné plus que ce que je voulais. Ce n’est pas de ma faute, si l’évêque est en accord complètement. Ce n’est pas de ma faute si cette chapelle est un miracle.
Ce n’est pas de ma faute, si durant ces 10 mois de travail, nous n’avons jamais manqué d’argent. Jamais nous avons dû arrêter les travaux pour manque d’argent. Bien sûr, ce n’est pas facile. Il y a des gens qui nous traitent de fous, et c’est vrai, nous sommes fous de Jésus et de Marie.
Ce n’est pas de ma faute, si l’architecte est de Citalá. Je ne la connaissais même pas. Pour le travail qu’elle a fait, et c’est vraiment un gros travail, elle nous a donnée une facture au montant de 18,000.00$, mais c’était un don. Ce n’est pas aussi de ma faute si les ingénieurs ont fait les plans des structures et nous ont donné une facture de 15,000.00$. Ce n’est aussi de notre faute si les ingénieurs sont de grands catholiques et nous aident quand ils achètent des blocs ou du ciment et ils ont un escompte de 33%. Tout cela, et beaucoup plus de choses, si on veut jeter la faute sur quelqu’un, il faut la jeter sur Marie, notre bonne mère.
Je vais vous raconter un peu l’histoire de Citalá. Citalá c’est le village le plus reculé dans le Nord du pays. Il a toujours été abandonné au point de vue politique et spirituel. Les prêtres venaient ici une ou deux fois par semaine pour célébrer la messe et seulement pour la messe. Quand nous sortons de San Salvador pour revenir à Citalá, nous voyons sur le bord de la route les indications de La Palma, San Ignacio qui est à 7 kilomètres de Citalá, mais nous ne voyons jamais le nom de Citalá à nulle part. San Ignacio est un village plus petit que Citalá. Ils font beaucoup d’artisanat. Citalá ne fait rien, il ne peut pas attirer les touristes. Les gens sont arrivés à croire qu’ils ne peuvent rien faire. Ils se laissent vivre par l’argent qu’ils reçoivent de leurs familles aux États-Unis où ailleurs.
Plusieurs fois durant ces 10 mois, j’ai voulu tout laisser tomber. Mais qu’est-ce qui m’a retenu ? Je ne le sais pas. Quand je voulais tout laisser tomber il y a quelque chose qui arrivait et j’avais une autre poussée de vent frais. Mais je dois vous dire que, quand le monde voulait me décourager, je me sentais encore plus fort, parce que dans le fond de mon cœur, je n’ai jamais douté que ce projet, c’est Marie qui le voulait. C’est la Sainte Famille qui le veut.
Ici à Citalá la situation a changé depuis mon arrivée en 1994, et pas seulement Citalá mais dans tout le pays. Toutes les familles de Citalá ont un ou plusieurs membres qui vivent aux États-Unis. Les gens ici se sont habitués à recevoir de l’argent. Donc, le travail n’est pas si important. La plupart des jeunes ne veulent plus travailler, ils attendent un montant d’argent à chaque mois.
Quand je suis arrivé à Citalá comme curé, mon intention était de donner du travail aux gens. Je voulais ouvrir un atelier de couture, on n’a jamais pu avoir les personnes nécessaires. Mission El Salvador nous a aidé pour acheter une machine pour faire des souliers. Je n’ai pas pu trouver les personnes nécessaires. On a commencé à faire des ceintures, un monsieur nous enseignait gratuitement, cela n’a pas fonctionné. Cela aurait fonctionné dans les villages. Les gens veulent apprendre mais pas ici à Citalá. J’ai contacté une école d’apprentissage de San Salvador. Ils étaient prêts à venir gratuitement pour enseigner l’électricité aux gens. J’avais besoin de 20 personnes. Je suis allé voir un groupe de jeunes de 16 - 18 ans qui jouaient dans le parc. Ils ont ri et pas un n’a été intéressé.
Citalá est complètement divisé. Les gens se mangent entre eux. Ce village est reconnu dans tout le diocèse comme le pire. Quand nous avons commencé en 2007 a baissé la montagne où est construite la chapelle, j’avais mis ensemble deux villages à chaque jour pour venir travailler dans le but d’unir les gens. Je crois que cet objectif a atteint son but pour les gens des villages, mais pas le village de Citalá.
Quand nous aurons construit la grande salle, en bas, il y aura un atelier de menuiserie. Mon but est de faire venir un bon menuisier, le meilleur que je pourrai trouver. On va faire les bancs pour l’église, les tables, les chaises, les lits etc… Je vais donner du travail aux gens des villages, eux, ils ont une soif d’apprendre. Nous avons maintenant tout le matériel qu’il faut pour faire un atelier de boulangerie.
Quand nous aurons terminé de faire tout ce qu’il faut pour la Maison de Retraite dans l’atelier de menuiserie, mon intention est de contacter un bon ébéniste et de faire des meubles de grande qualité pour les vendre à San Salvador et pourquoi pas en dehors du pays. Les gens de Citalá doivent retrouver leur dignité.
L’argent que vous donnez à Mission El Salvador pourrait servir à nourrir les gens d’ici, mais est-ce que ce serait bon de leur donner tout cuit dans la bouche. Ne vaut-il pas mieux d’enseigner aux gens à pêcher que de leur donner le poisson cuit dans la bouche ? Pour moi, si 10 personnes pouvaient apprendre un métier et sortir de sa misère, mon but aurait été atteint.
Quand nous avons commencé ce projet, nous avons cherché deux ouvriers de Citalá qui connaissent la construction. Nous avons donné du travail en plus à Don Alfredo de Los Planes, lui n’avait jamais travaillé dans la construction. En plus, nous avons engagé 5 jeunes. Un des ouvriers, qui était vraiment trop lent, nous lui avons demandé de se retirer, c’est Don Alfredo qui a pris sa place. Les autres jeunes ont appris aussi ce métier. Ici, les gens gagnent 6.00$ par jour, nous, nous les payons 8.00$. Quand ce projet sera terminé, il y aura au moins 8 personnes qui seront des professionnels. Ce travail n’est pas facile et les gens qui auront travaillé à ce projet pourront facilement se trouver un autre travail.
Quand je suis arrivé à Citalá, je me demandais comment faire pour réunir les gens. Nous n’avons pas de salle. Ici, c’est dans le garage que nous nous réunissons. Ils rentrent à peu près 25 personnes. Tous les mois nous avons une formation, nous devons aller la faire dans l’église de San Ramón. Il rentre environ 75 personnes. Si tout le monde venait, nous serions près de 200 personnes. Je ne peux pas exiger que tous les gens viennent parce que nous n’aurions pas de place.
Les curés de La Palma n’ont jamais pensé plus loin pour Citalá. Ils ont toujours considéré ce village comme une desserte. Tout l’argent de la collecte d’ici allait à La Palma. Là-bas, ils se sont construits de grand centre mais, pour Citalá, ils n’ont jamais rien fait. La plupart des prêtres de La Palma n’aimaient pas venir à Citalá de même que la plupart des autres prêtres du diocèse.
Nous n’avons même pas d’endroit où faire des retraites. Nous n’avons pas d’endroit pour se réunir et partager. Après un an et demi que nous travaillons dans ce projet, je vois que les gens ont commencé à revivre. Je peux presque dire qu’ils étaient des morts vivants. Ils se rendent compte que, si nous nous donnons la main, nous pouvons avancer. Ils se rendent compte, et ils le disent, que la construction de la chapelle est un miracle. Les prêtres de La Palma n’arrêtaient pas de dire aux gens d’ici que ce projet était un projet de fou de ma part, que jamais cela ne se ferait etc, etc… Aujourd’hui le plus gros du travail était la chapelle qui est presque terminée. Oui, c’est un projet de fous, mais fou de Jésus et de Marie.
Une dame qui vit tout près de l’église disait aux gens que j’étais fou et elle devenait agressive. Elle n’avait jamais aidé, elle n’avait jamais été sur le terrain. Le jour de la bénédiction de la chapelle, elle était là, peut-être par curiosité, mais elle était là. Après la messe, elle est venue me donner $10,00. Elle a donné $10,00 à un fou. Comme je l’ai dit au début, je ne sais pas pourquoi je me suis mis dans ce projet. Le Seigneur, lui, le sait. Les gens de Citalá doivent retrouver leur dignité. Ça me plait quand les gens disent : « C’est notre chapelle, c’est nous qui l’avons fait ».
Vous savez dans le diocèse de Chalatenango, mon diocèse, il y a trois maisons de retraite. La plus près est à 65 kilomètres. Ils ont fait une maison de retraite en commençant à l’envers. Pas un des trois projets ont une chapelle. Maintenant, ils n’ont plus d’argent pour en construire une. Moi, j’avais décidé de commencer par la chapelle, parce que c’est vraiment le plus important. C’est ce qui coûtera le plus cher, mais nous l’avons.
J’aimerais terminer cette lettre en vous disant un gros «MERCI ». Malheureusement la feuille est vraiment trop petite. Je ne pourrais jamais vous dire un gros merci comme vous le méritez. Merci aux communautés religieuses qui ont collaboré et qui collaboreront. Je m’excuse si je n’ai pas répondu à tout le monde.
Je ne sais pas si je vous l’avais dit mais je vais vous le dire. Je sais que je ne me trompe pas : « la personne qui a donné et qui donnera pour ce projet ne manquera jamais de rien, matériellement et spirituellement ». Il faut seulement donner ou avoir donné par amour. C’est la seule condition.
C’est toujours pour moi, une grande grâce de pouvoir donner au nom du Seigneur sa bénédiction. Alors, c’est de tout cœur que je vous bénis au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Amen
Réjean Lachance, (Padre Ernesto) ptre
Casa Parroquial,
Citalá, Depto. Chalatenango
El Salvador. C.A.
rejeanlachance@yahoo.com
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