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Bonjour à tous
Citalá, El Salvador
Le 11 septembre 2011
Bonjour à tous,
Comment allez-vous? J’espère que vous allez bien et que la santé est bonne. J’espère aussi que vous avez pris beaucoup de soleil cet été afin de commencer l’hiver en pleine forme. Ici, le travail en paroisse continue. Je peux dire que, pour moi, il n’y a pas de monotonie. Tous les jours, il y a du nouveau, c’est ce qui fait la beauté de mon ministère.
Après le festival de la musique Western, nous avons commencé à faire des soirées western afin que les gens ne retournent pas en arrière. En mai, il est venu 12 personnes de Citalá. La salle était vide. Les gens ont commencé à critiquer mais je les laissais faire. J’avais un but : c’était de sortir les gens de leur petit cocon. Citalá a toujours été un village mort, un village fantôme, comme on l’appelle ici. Je sais qu’à Citalá, il y a beaucoup de talents, mais les gens se sont toujours sentis inférieurs. Le seul chanteur, le seul guitariste était Adolfo. Il n’a jamais voulu enseigner à personne, parce qu’ainsi, il aurait perdu son pouvoir. En plus, le curé de La Palma disait aux gens qu’écouter de la musique Western était un péché. Quand, dans les villages, une personne écoutait de la musique western, il était à ce moment-là, quasiment rejeté de la communauté. Il ne pouvait plus lire les lectures à la messe. Il fallait changer tout cela.
Un jour, je me suis fatigué et je me suis réuni avec tous les membres du Renouveau Charismatique, parce que c’était les pires. Je les ai écoutés. Je leur ai demandé ce qu’ils aimaient le plus. Ils m’ont dit que c’était leur veillée de prières. Après une heure, je leur ai dit qu’il n’y aurait plus jamais de veillée de prières à Citalá, s’ils ne m’obéissaient pas. Ils m’ont demandé ce qu’ils devaient faire. Je leur ai dit : vous devez tout le monde participé samedi prochain à une soirée western avec le groupe d’enfants qui chantent. S’ils manquent une seule personne, vous n’aurez pas de soirées de prières. Ils étaient 32 personnes. Le samedi suivant ils étaient 42 personnes au rendez-vous. Le plus merveilleux, les gens ont passé une soirée formidable. Ils ont applaudi et, vers la fin, je leur ai donné la possibilité d’aller chanter. Trois personnes se sont levées pour chanter.
Ensuite, j’ai fait la même chose avec le Renouveau Conjugal et, ils sont venus près de 100 personnes. Après, avec tous les autres groupes, j’ai répété la même chose. Beaucoup de personnes du Renouveau conjugal et du Renouveau Charismatique m’ont demandé s’ils pouvaient revenir. La salle était pleine. Environ 150 personnes. Grâce aux toutous que je reçois du Canada par l’envoi du conteneur, nous mettons encore plus de joie. Les enfants chantent et, tout en chantant, ils vont donner un toutou à une personne dans la salle.
Le premier samedi de septembre, c’était au tour des gens de El Llano de la Virgen et de San Lorenzo de venir chanter. Ils sont venus 50 personnes et c’était les deux villages les pires. De Citalá, il est venu plus de 100 personnes. Les gens des villages ne paient pas l’entrée car ils doivent payer pour leur transport. Les gens de Citalá paient 0.25 cents. Savez-vous ce qui me réjouit le plus? C’est que des personnes qui, au fond d’eux-mêmes, désiraient aller plus loin afin de se libérer de leur gêne. C’est pour cela que, parfois, je dois les aider à foncer, je dois même les pousser. Samedi dernier, un enfant de 12 ans qui est super gêné, a chanté pour la première fois de sa vie devant le monde. Il vient d’un petit village. Je lui ai promis une bicyclette s’il chantait. Son père sa mère et sa petite sœur ont aussi chanté. Il chantait tellement bien que, même le professeur de musique que les enfants ont, n’en revenait pas. Je me disais : « comment est-ce possible qu’autant de talent peut être caché? » Je m’imagine que le ciel est avec nous lorsqu’une personne, pour la première fois, ose faire un pas en avant. Moi, cela m’émerveille.
Tous les premiers samedis du mois, je célèbre la messe à la Chapelle Marie Auxiliatrice. Nous avons dû mettre trois personnes sur le chômage à cause du manque d’argent (sans chômage parce qu’ici cela n’existe pas). Il m’est venu une idée à la messe, je n’avais jamais fait cela : je vais demander à chaque personne une poche de ciment qui vaut maintenant $8.25. Durant la messe, il m’est venu une autre idée: toutes les personnes qui donneront une poche de ciment, je vais faire un cœur, je vais écrire leur nom et le mettre dans le cœur. Je vais mettre le cœur le samedi 1er octobre dans le cou de Marie Auxiliatrice. Je sentais une joie en pensant à cela et je m’imaginais que Marie Auxiliatrice donnerait beaucoup de grâces, j’en suis sûr.
J’ai dit aux gens que si je disais cela, c’était parce que j’étais sûr que Marie les aiderait. Sinon, je ne le dirais pas, ce serait grave. Si je le dis, c’est parce que je sais que c’est vrai. Notre Dame Auxiliatrice va bénir toutes les personnes qui donneront pour ce projet. J’ai dit aux gens qu’en faisant le sacrifice de donner $8.25, ils pouvaient en même temps faire une demande à Marie. La demande ne sera pas dans le cœur mais seulement le nom de la personne. De toute façon, Marie connait d’avance ce que le gens vont demander. Moi aussi, je donne ma poche de ciment. J’ai dit aux gens que je ne voulais pas $1.00, ni $5.00, je voulais la valeur de la poche de ciment. Dans une semaine, les gens ont donné une valeur de 50 poches de ciment. Je suis sûr que cela va donner beaucoup de fruits.
Parfois, le Seigneur me met dans le cœur quelque chose que je dois dire ou que je dois faire, très souvent sans comprendre. Quand j’ose le faire ou le dire, il y a toujours beaucoup de fruits. Ce projet de la poche de ciment vient de Dieu, parce si vous verriez comment les gens de Citalá donnent avec une grande joie. Hier, une famille a donné pour tous ses enfants : 6 poches de ciment. Dans chaque enveloppe, ils avaient mis $10.00. Moi, cela m’émerveille énormément. Jésus et Marie veulent ce projet. Je veux vous donner aussi la chance que vous soyez dans le cœur de la Vierge. Il sera possible pour vous de donner la valeur d’une poche de ciment. Vous n’avez qu’à écrire à Mission el Salvador et envoyer l’argent. missionelsalvador.org vous avez l’adresse sur les petites enveloppes. Vous pouvez aussi téléphoner au 418 228-1560 ou 418 227-2823. Vous avez jusqu’au 27 septembre pour participer. Mon frère ou ma sœur me le fera savoir avant le 27 septembre.
Tous les jours, je célèbre la messe à 6 heures du matin. Il vient presque tout le temps entre 25 et 30 personnes. Tout le monde est réparti dans l’église. Les gens ne participent pas beaucoup chacun dans son coin. Il y a eu des fois où j’ai eu envie de donner la bénédiction au début de la messe et sortir. Un jour, il m’est venu une idée. Avant de commencer la messe, j’ai demandé aux gens de s’avancer et de se mettre dans les deux allées du centre et de remplir complètement les bancs. Au début, ils étaient réticents mais je leur ai dit que je ne commencerais pas la messe avant que tous les bancs soient pleins. Aujourd’hui, les gens s’avancent d’eux-mêmes. Je n’ai plus besoin de le répéter. Les gens de cette façon participent davantage.
Nous ferons un tirage le 18 septembre, nous avons mis 20 cadeaux, de beaux cadeaux. Un monsieur nous a donné un veau qui rentre dans le tirage. Un autre monsieur nous a donné une belle petite taure qui a environ 18 mois, de race Holstein. Les gens savent que ça vaut très cher. Alors, pour cette taure, nous la vendrons à l’encan. Grâce au conteneur qui vient de la Belgique et du Canada, nous avançons dans la construction. Si nous n’avions pas eu cela, on n’aurait pas pu avancer. C’est ça la Providence. Il faut marcher dans la foi et le Seigneur nous comble sans arrêt.
Le 12 novembre nous aurons une grande fête. Nous aurons le festival du théâtre et de la chanson Western. Chaque groupe de Citalá fera une pièce de théâtre et, en plus, il y en aura d’autres qui chanteront. Ce sera une très grande fête. Les gens des villages préparent aussi leur pièce de théâtre. Nos ferons cela dans le parc et il n’y aura pas de prix d’entrée. Ça durera de 8 heures du matin à 8 heures du soir.
Le professeur d’informatique m’a fait un site WEB pour la maison de retraite. Dans ce site, vous verrez des photos et aussi des vidéos. Le professeur m’a offert d’aller plus loin. On va ouvrir un canal de télévision qui s’appelle canal Marie Auxiliatrice. Nous filmerons la messe du dimanche qui passera en direct sur Internet. Mais nous voulons aller encore plus loin. Nous voulons aussi ouvrir un canal communautaire. Pour commencer, nous ouvrirons une heure pas semaine. Disons tous les mercredis de 6 heures à 7 heures du soir. Un mercredi, nous pourrons avoir quelqu’un qui donnera un témoignage, un autre soir quelqu’un pourra parler d’un thème, un autre soir, je pourrais présenter un film de vie de saints. Un autre soir, on pourrait dire le chapelet, etc… Tout cela, pourra être vu sur Internet en direct mais, si les gens ne peuvent pas le voir en direct, ce ne sera pas grave car il sera possible de le reprendre.
Nous voulons aussi filmer tout le festival qui pourra être vue en direct. Le Pape a demandé souvent que nous nous servions de tous les nouveaux moyens de communication. Pour ma part, je n’ai pas l’intention de paraitre beaucoup à la télé. La messe me suffira. Tous les dimanches, après la messe, il y aura 15 minutes disponibles pour qu’une famille puisse saluer leur parenté qui vit dans un autre pays. Vous pouvez consulter notre page WEB à cette adresse : vous verrez des photos de notre maison de retraite ainsi que des vidéos. Voici l’adresse : http://casaderetirosagradafamilia.webs.com
Durant tout le mois de février, nous aurons un mois de grande mission. Il y a un an, un groupe de la Légion de Marie était venu à Citalá pour une Évangélisation. De 9 heures à midi, ils avaient tout visité le village de Citalá. Moi, je ne crois pas beaucoup à cela, en raison du manque de préparation de ces gens. Déjà dans les villages, les gens se préparent à les recevoir. Nous voulons procéder comme suit : du vendredi au dimanche après-midi, il y aura une retraite pour tous ceux qui iront évangéliser. Ce sera la première condition pour aller évangéliser. Nous commencerons par El Socorro et nous passerons trois jours là-bas. Le lundi matin, à 8 heures, je célèbrerai la messe d’envoi. Je veux que les gens prennent le temps dans chaque maison. Je vais demander aux gens de donner un café, de jaser avec les gens, de jouer avec les enfants, de leur donner un bonbon, etc.. Ainsi, la confiance entrera et, ensuite, ce sera le temps pour l’Évangélisation. Ici, les gens sont très gênés, il faut d’abord gagner leur confiance.
Le lundi soir, il y aura une fête dans le village. Une soirée où il y aura des jeux, des chants, etc… afin de créer un climat de joie et de paix. Le mardi matin, je célèbrerai la messe et les gens retourneront visiter d’autres maisons. Le mercredi soir, à 5 heures, nous aurons une messe d’action de grâces. Le jeudi matin, nous commencerons par la messe dans un autre village. Ce sera le même déroulement dans tous les villages. Ceux qui visiteront El Socorro auront fini leur Évangélisation. Ce sera d’autres personnes qui entreront en action. Cette Évangélisation durera un mois facilement. Nous ferons un village à la fois parce que je veux être dans tous les villages pour la messe d’envoi, pour la fête et pour la messe d’action de grâces. Il y aura environ 50 personnes en tout qui iront évangéliser. Dans chaque village, il y aura tous les soirs une célébration de la Parole et le chapelet. Les gens prieront pour les évangélisateurs. Ceux qui auront terminé devront aussi être en prière pour les autres. Les gens noteront toutes les personnes qui ne sont pas mariés et, à la fin de la grande mission, il y aura une messe d’action de grâces à la chapelle Marie Auxiliatrice. Ce jour-là, ceux qui le désireront, pourront se marier.
Le 13 septembre, je célèbrerai mon 8ème anniversaire de vie sacerdotale. Déjà 8 ans! Un jour, quand j’étais au Séminaire d’Ars, après le diner, j’étais pas mal découragé. J’avais l’intention de laisser le Séminaire mais, dans mon cœur, je voulais devenir prêtre. Je suis allé marcher dans un champ, je voulais dire mon chapelet, mais je n’y arrivais pas. Par une grâce spéciale, j’ai commencé à dire sur chaque grains de chapelet : « Jésus je t’aime, et je suis sûr de toi ». Je l’ai dit 50 fois et puis encore 50 fois et cela je le répétais tous les jours. Peu à peu, cela devenait un besoin. Je ne pouvais pas passer une seule journée sans dire à Jésus que je l’aimais. Quand je disais cela, je sentais que j’aimais Jésus et que Lui m’aimait. Le jour de mon ordination, Jésus m’a donné une grâce spéciale. J’ai senti au plus profond de moi que Jésus m’aimait. Je le savais qu’Il m’aimait mais, se sentir aimé dans le fond de mon cœur, pour moi, ce fut la grâce de mon ordination.
Très souvent, dans mes homélies, je dis aux gens qu’ils sont aimés de Dieu. Je le dis parce que je le sais et je le pense. Quand je commence à parler de l’amour de Dieu pour nous, je me sens rempli de l’Esprit-Saint et j’en parle avec une grande conviction. Je dis souvent aux gens de venir faire une visite au Saint-Sacrement. D’être là dans l’église tout simplement. De sentir qu’ils aiment Jésus et que Jésus les aime. Dans ma vie personnelle, cela a été important pour moi. Il n’y a pas de problème qui m’empêche de dormir. Il n’y a pas de douleur même physique qui m’empêche de dormir ou qui me décourage. Jésus m’aime et, tout ce qui m’arrive, c’est pour me faire grandir dans l’amour pour Lui. Si j’aime Jésus et je sens qu’il m’aime et qu’ils nous aiment tous, ça me fait très mal quand je vois des gens qui critiquent, qui calomnient, etc… Depuis mon arrivée en paroisse, j’ai beaucoup dénoncé cela. Les gens ont changé, mais pas tous. Une autre chose aussi qui me remplit de joie : c’est une grâce très spéciale que j’ai reçue sans m’en rendre compte lors de la canonisation du Père Damien à Rome et aussi la visite à son tombeau. Le Père Damien disait : « Le prêtre doit sauver tout l’être de la personne, pas seulement l’âme ».
Les gens de Citalá se sont toujours sentis moins bons que les gens des autres villages. Tout cela vient de loin. Citalá était appelé « village fantôme » et cela les gens s’en foutaient, mais pas moi. En 2010, quand des jeunes de 11 – 12 ans ont chanté pour la première fois devant 400 personnes pour le couronnement du petit prince, je me disais : « comment est-ce possible que des talents comme cela soient autant caché »? Ce jour là, sans savoir ce que je disais, j’avais annoncé que nous ferions un festival de chants Western. Dans tous les villages, je cherchais des talents, cela faisait partie de ma vie sacerdotale, il fallait sauver tout l’être, il fallait que les gens apprennent à s’aimer et à être fiers d’eux. J’ai trouvé 150 chanteurs. Le festival a eu lieu et ce fut une réussite. Mais il fallait encore aller plus loin. Il fallait une école de musique avec un bon professeur. Cela paraissait impossible pour Citalá. J’ai trouvé le professeur idéal. Il fait parti d’un groupe de « Mariachi ». Il joue du violon, de l’accordéon, de la guitare et de tous les autres instruments. Actuellement, Citalá a un groupe de 9 jeunes chanteurs de 5 à 16 ans.
Grâce à toutes nos soirées Western que nous faisons, les gens commencent à s’aimer, ils commencent à être fiers d’eux et à être fiers de Citalá. S’ils sont fiers d’eux, tout le ciel est content. Les gens, en chantant, se sentent libérés. Si vous verriez comment cela me remplit de joie, d’une joie sacerdotale. Je sais que la chanson Western n’a rien de spirituelle mais si une personne s’aime, si, peu à peu la personne devient de moins en moins gênée, toute sa vie se transforme. Je le sais parce que j’étais trop gêné et je sais comment la personne se sent. Il y a beaucoup de personnes qui, grâce à la chanson, ont été transformées.
Pour aller un peu plus loin encore. Je peux dire que je suis heureux comme prêtre. Tous les jours, je célèbre la messe et c’est une joie pour moi, ce n’est pas un poids. Je célèbre la messe à 6 heures le matin. Je suis dans l’église 15 minutes avant l’heure. Le dimanche, je suis dans l’église 45 minutes avant l’heure de la messe. Je suis là, parce que j’ai besoin d’être là.
Quand l’idée est venue de construire une Maison de Retraite spirituelle, pensez-vous que je savais ce que je disais? Absolument pas. Si j’avais su, je ne l’aurais jamais fait. Il fallait le faire, il fallait avancer dans la foi. Les gens m’ont traité de fou mais, aujourd’hui, nous sommes avancés à 70 %. Si j’avais commencé à calculer, je n’aurais jamais embarqué dans un projet comme celui-là. Mais qu’est-ce que cela a donné aux gens? Une augmentation de la foi. Aujourd’hui, les gens disent : ce projet est un miracle. C’est vrai, ce projet est un miracle de Marie Auxiliatrice. Don Bosco disait : « Parle de Marie Auxiliatrice, fais-là connaitre et tu ne pourras plus compter les miracles qu’elle fera ». Tout ce que je vous ai raconté de beau, c’est grâce à la présence de Jésus et de Marie dans ma vie.
Une dernière petite chose : Citalá n’est plus un village fantôme. La semaine dernière, le Ministère du Tourisme est venu mettre des pancartes à chaque poteau. Citalá a été choisi dans la liste des 25 « pueblos vivos » « Villages vivants ». Mais il faut voter soit par message sur téléphone ou par Internet. Je vous demande de voter. Ce serait une grande bénédiction pour Citalá. Vous pouvez voter par Internet à cette adresse : www.elsalvador.travel/pueblosvivos cherchez votación et voter pour Citalá.
Il est temps de vous laisser en comptant sur vos prières et en vous assurant des miennes. Rappelez-vous que, tous les 13 du mois, je célèbre la messe aux intentions de nos bienfaiteurs.
Je vous bénis de tout cœur.
Padre Ernesto
Casa Parroquial,
Citalá, Depto. Chalatenango
El Salvador. C.A.
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