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Bonjour à tous
Citalá. El Salvador
Le 9 octobre 2012
Bonjour à tous,
Il y a déjà plusieurs mois que je vous ai écrit. Il est grand temps que je me reprenne. J’espère que vous allez tous bien! Quand nous vivons avec Jésus dans notre cœur, je crois que nous pouvons dire que tout va pour le mieux, même dans les moments les plus difficiles. Le chemin pour arriver à la perfection est le chemin de la croix, de la souffrance, et ce chemin est un mystère.
Si Jésus a accepté de souffrir pour nous sauver en passant par la souffrance, nous devons nous aussi passer par ce chemin si nous voulons sauver des âmes. Il n’y a pas de réponse à cela, ou plutôt, la réponse nous pouvons la trouver en regardant la croix sur laquelle Jésus a été mis. Je peux vous dire bien sincèrement que je suis heureux comme prêtre. Il y a souvent des problèmes, parfois des gros, parfois des petits, mais je m’en sors toujours grâce à vos prières, vos sacrifices offerts par amour, mais aussi grâce a la présence de Dieu qui habite en moi.
Le projet de la Maison de Retraite spirituelle « La Sagrada Familia » avance à petits pas, mais avance toujours. Nous en sommes maintenant rendus à la construction de la salle à manger. Pour la base, il y a eu beaucoup de travail à faire. Le fond, c’est de la grosse roche, mais les hommes ont réussi à l’aplanir.
Tous les 4e mercredis de chaque mois, les gens du Renouveau Charismatique viennent travailler. Ils sont environ une bonne trentaine. Il y a beaucoup de femmes et enfants. Eux, ils nettoient la chapelle, la grande salle, les chambres, etc… Les hommes travaillent dans la construction de la salle à manger. Le 4e samedi du mois, c’est le tour du Renouement Conjugal. Ils viennent environ 75 personnes. Il y a du travail pour tout le monde. Pour la salle à manger, il y a beaucoup de colonnes. En plus, chaque colonne est reliée par une autre colonne qui, celle-ci, sera enterrée. Ce qui veut dire que toutes les 17 colonnes sont reliées entre elles. Donc, je peux vous dire que ça en a prit des barres de fer et du ciment. Grâce à un don, je suis allé tout payer les barres de fer et plus de 100 poches de ciment. Hier, je suis allé payer 500 blocs de 15 cm de large et 20 poches de ciment. C’est cela la Providence! Je remercie le Seigneur de nous la faire toucher du doigt.
Je veux vous rappeler qu’à la Maison de Retraite, nous sommes à 1468 mètres d’altitude. Donc, le paysage est super beau. Un dimanche, de temps en temps, j’y vais après la messe. Je cache l’auto pour que personne ne me voie et je pense à ce projet. C’est là que les idées me viennent. Je me disais qu’il fallait penser loin, plus loin que ce que l’on voit. A la fête de Notre-Dame Auxiliatrice, il est venu plus de 1200 personnes. Je me disais que toutes ces personnes n’auraient jamais pu tous entrer dans la salle à manger. Alors, je me suis dis : « il faut faire un plafond et non mettre de la tôle ». J’en ai parlé au conseil, tout le monde était d’accord. Nous mettrons sur le toit des chaises et des tables rustiques. Pour l’instant, le haut servira surtout le soir quand le soleil sera couché.
C’est la même chose pour les trois modules de 4 chambres que nous ferons après la salle à manger. J’ai pensé de faire un seule édifice avec un corridor en avant et, en arrière, un balcon pour chaque chambre. Encore une fois, l’idée m’est venue de faire aussi un plafond au lieu de la tôle, la raison est que le paysage est vraiment trop beau. Je ne m’y suis jamais habitué. Alors, en faisant le plafond, ce sera quelque chose qui attirera le monde. La Maison de Retraite est une belle chose, elle occupe beaucoup de mon temps, mais je ne manque jamais de visiter tous les villages à chaque mois. Ce n’est pas seulement cela qui occupe mes pensées, il y a quelque chose de plus profond : c’est le zèle des âmes.
Depuis que je suis prêtre, il y a une chose qui me fait souffrir. Ceux qui ont le câble de la télévision peuvent voir des films pornographiques à partir de 9 heures du soir. Quand je suis arrivé à Citalá comme prêtre, le conseil m’a mis le câble. Je l’ai gardé une semaine seulement et ensuite je leur ai demandé de le déconnecter. Il y a deux ans et demi, j’ai confessé tous les enfants entre 8 et 11 ans qui allaient faire leur première communion. J’en suis sorti bouleversé car, 90% des enfants visionnent des films pornos. Aujourd’hui, c’est encore pire, à El Poy, on vend des mémoires de films pornos pour les téléphones cellulaires. Le diable travaille mais ne va pas gagner. Dans un village, un jeune de 13 ans a des relations sexuelles avec une femme de 22 ans. Une jeune fille de 12 ans est enceinte.
Je me suis dit qu’il fallait faire quelque chose pour lutter contre cela. J’avais dans le cœur le désir de faire quelque chose. Quand je suis allé en Europe, il y a déjà trois ans, ce désir a grandi. Au États-Unis, il y a des milliers de jeunes qui font le vœu d’arriver au mariage avec un cœur pur, c’est-à-dire, ne pas avoir des relations sexuelles avant le mariage. J’ai cherché ce groupe sur Internet et j’ai sorti des textes formidables qui traitent des relations sexuelles avant le mariage. Il y a beaucoup de textes sur les fiançailles. Le plus beau, c’est qu’on nous donne ce que dit la Parole de Dieu et ce que nous dit l’Église Catholique.
Samedi le 15 septembre, je suis venu à la maison de retraite pour travailler. Je suis seul et je me suis enfermé dans la grande salle pour travailler et pour prier. Personne ne sait que je suis ici. Je veux terminer cette lettre.
Pour ce projet, je pensais à deux couples de Citalá. Don José Medrano et son épouse qui ont vécu des problèmes très graves comme couple. Ils s’en sont sortis grâce aux prières qui ont été dites pour eux et aussi grâce à leur persévérance. L’autre couple, Don Andrés et son épouse qui donnent un beau témoignage dans la paroisse. Il y a un an, je leur ai dit aux deux couples que j’avais quelque chose à leur proposer. Un an plus tard, ils se sont rappelés de cela et m’ont demandé ce que je voulais. Je leur ai parlé de ce projet. Je leur ai montré les textes.
Nous avons commencé à nous réunir au mois de mai. Nous disons une dizaine de chapelet, nous partageons l’Évangile du dimanche suivant et nous partageons une ou deux pages de ce texte. Nous avons pensé à 10 jeunes de 14-16 ans qui pourraient être intéressés à faire partie de ce groupe et recevoir une formation. Le but de ces rencontres est de leur donner le goût d’arriver au mariage avec un cœur pur.
Nous avons commencé avec eux le 6 juin. Nous les avons réunis avec les parents afin qu’eux sachent notre but. Nous leur avons annoncé que, la semaine suivante, il y aurait une réunion. Les jeunes qui seraient intéressés pouvaient venir. Ils sont venus tous les 10. Au mois de juin, j’ai marié un jeune couple de Los Planes. Ils n’ont jamais eu de relations sexuelles avant le mariage. Un autre couple que je connais ont aussi vécu la même chose. Nous sommes allés les deux couples de Citalá et moi-même les rencontrer et nous leur avons parlé de ce projet. Ils ont invité 10 jeunes et les jeunes continuent. Je sais que dans le fond du cœur de chacun, garçons et filles, ce désir de pureté existe mais il faut les aider parce que le démon s’acharne sur eux.
Mon désir est d’aller encore plus loin, si Dieu le veut. Je voudrais former comme une petite communauté, où il y aurait des jeunes avec un désir de vocation sacerdotale, des couples qui auraient ce même but : aider les jeunes afin qu’ils arrivent au mariage avec un cœur pur. Deux jeunes de Citalá ont un grand désir de rentrer au séminaire en janvier prochain. Ils entreront au petit séminaire pour faire en premier comme l’équivalent d’un CEGEP au Québec. Ce sera une expérience de deux ans. Ce serait les premiers séminaristes de toute l’histoire de Citalá.
Nous avons maintenant 16 candidates qui sont toutes des mères de famille. Une d’elles sera couronné Mama Reina le 24 novembre. Elles vendent des numéros de tirage à 0,05 cents. Il y a une candidate pour chaque village et une candidate pour les 5 barrios de Citalá. Elles savent que le but est de mettre le toit sur la salle à manger et, plus tard, quand nous le pourrons, mettre les fenêtres. Le plus beau, c’est que tous prennent cela à cœur. Hier soir, tout le Conseil économique est allé à San Lorenzo pour participer a la soirée Western. Nous sommes allés manger des pupusas afin d’encourager la candidate du village. Il est venu beaucoup de monde. Ces activités se font dans tous les villages et les barrios de Citalá. Ce qui me plait, ce sont eux qui prennent l’initiative de faire cela.
A Citalá, avant mon arrivée, si quelqu’un écoutait la radio Western, il était comme rejeté de la communauté. Il était considéré comme un grand pécheur. Il ne pouvait plus être lecteur dans l’église. Le Renouveau Charismatique avait tout le pouvoir parce qu’il n’y avait pas d’autres groupes. Les prêtres de La Palma voulaient seulement le Renouveau Charismatique. Ça ressemblait beaucoup au temps de Jésus. Les purs étaient ceux du Renouveau, et les impurs étaient ceux qui n’appartenaient pas à ce groupe.
Il y a trois ans, quand nous avons eu le couronnement du petit prince, j’ai fait chanter trois enfants. Eux, ils ont chanté des chants Western. Il y a des gens qui ont pleuré ce jour-là. Cela ne s’était jamais vu à Citalá que des enfants chantent devant tout le monde. C’est là que m’est venue l’idée de former un groupe d’enfants qui oseraient chanter devant le monde. A partir ce cela, beaucoup d’enfants me disaient qu’ils pouvaient chanter. C’est là, que j’avais décidé de faire un festival Western de 24 heures sans arrêt parce qu’il y avait trop de monde qui voulait chanter.
Dernièrement, quelqu’un de La Palma a dit à une personne de Citalá ceci : « Que c’est triste pour Citalá, les curés de La Palma ont tout fait pour ce village et le Padre Ernesto est en train de tout détruire avec ces soirées Western ». Les gens trouvent cela drôle, parce que la foi à Citalá est loin d’avoir diminué, l’unité entre les gens est loin d’avoir diminué. Tout cela n’est pas grave car Dieu sait le désir que j’ai dans le cœur. Ici tout le monde « se mangeait » entre eux. Il y a des prêtres qui me disaient qu’ils n’aimeraient pas être curé à Citalá, parce que les gens ont une grande langue et qu’ils essaient de détruire tout le monde. Citalá était reconnu comme le pire village de tout le diocèse et, malheureusement, c’était vrai. Aujourd’hui, on parle de Citalá partout, mais pour le mieux. Au mois de mars ou avril, nous aurons un autre festival Western de 24 heures. Nous aurons seulement les chanteurs de la paroisse. Je leur ai promis que je chanterai deux chansons, et je le ferai en tremblant.
Je voudrais profiter de cette lettre pour remercier toutes les personnes du Québec qui participent à l’envoi du conteneur : communautés religieuses, des personnes retraitées, ceux de ma famille qui participent en grand pour l’envoi de ce conteneur ainsi que tous les autres que le Seigneur connait qui, grâce à leur don, nous permet de recevoir un conteneur chaque année. Grâce à tout cela, nous avons un atelier de menuiserie. Un monsieur de la Beauce a acheté beaucoup de choses pour cet atelier. Il y a aussi l’organisme Roncalli de Montréal qui nous donne $5000.00 à chaque année pour l’envoie du conteneur. Comme vous le savez, cela nous permet de continuer l’œuvre de la Maison de Retraite spirituelle.
De plus, nous avons reçu dernièrement un conteneur de la Belgique. C’est le Père André Marysse, qui était mon directeur spirituel au Séminaire d’Ars et que j’apprécie beaucoup, qui s’occupe de tout cela. Nous recevons tellement de belles choses pour l’église de Citalá et les villages. Cela me permet aussi d’aider plusieurs autres paroisses qui sont pauvres et qui ne peuvent pas parfois avoir le nécessaire. Il y a aussi le Père Bertrand qui était séminariste avec moi ainsi que tous ses paroissiens qui organisent chaque année une soupe du partage durant le Carême et il nous envoie les profits. Merci Père Bertrand de penser à nous.
Cette semaine, nous avons donné du travail à un monsieur qui a 4 enfants. Nous lui donnons $10.00 par jour. Le salaire minimum est de 7.00$. Il n’a jamais gagné cela. Il n’a jamais eu un travail comme cela de sa vie. Hier soir, il m’a dit; « Je veux à chaque semaine donner une journée de salaire pour la Maison de Retraite ». Je lui ai dit qu’il avait beaucoup de besoin. Il m’a dit : « C’est vrai, mais je veux le faire et je le fais avec beaucoup de plaisir ». Vous voyez, c’est cela la foi des pauvres.
En écrivant cela, les larmes me viennent aux yeux. Pourquoi? Parce que c’est incroyable de voir tout ce qui se passe ici. Vous pouvez penser : à quoi ça sert de construire une Maison pour faire des retraites? Je veux vous expliquer l’histoire de Citalá. Il faut vous rappeler que je suis arrivé ici il y a 17 ans. J’ai vécu à Citalá 5 ans comme laïc. Donc, j’ai vu ce qui se passait. Citalá était le village le plus abandonné de tout le pays à tout point de vue. Ici, les gens ne prenaient jamais une décision, ils se laissaient conduire tout simplement. Le tourisme ne venait pas à Citalá, « ça ne valait pas la peine », disait-il. Au point de vue spirituel, ce village était aussi abandonné, mais ce n’était pas la faute des curés de La Palma car ils avaient un trop grand territoire. Les gens n’avaient plus la foi ou elle était presque morte. Le dimanche, l’église était à moitié pleine. Elle se remplissait juste quand les gens venaient de tous les villages le troisième dimanche du mois.
Maintenant, nous faisons beaucoup d’activités de toutes sortes. Dieu sait que j’ai un but : bien sûr, que cela nous aide pour la Maison de Retraite, mais Dieu sait que mon premier désir est de réunir les gens afin qu’ils soient unis. Il fallait faire disparaître cette haine qui existait. Il fallait que les gens se réunissent, il fallait qu’ils se connaissent davantage pour apprendre à voir les qualités de l’autre et arriver à s’aimer davantage. Grâce à la Maison de Retraites, la foi des gens a augmenté. Ils peuvent avec moi toucher du doigt la Providence. On leur donne la comptabilité et ils voient que parfois nous sommes dans le rouge mais que le travail continu toujours. Quand nous recevons un don, je leur dis que c’est un cadeau de la Providence. Aujourd’hui samedi, à 5 heures 30, je célèbre la messe dominicale parce que demain viennent les gens des villages et nous ne pouvons pas tous entrer dans l’église.
Aujourd’hui, les gens s’aiment davantage et cela se ressent. La foi a augmenté et les gens osent dire que la Maison de Retraite est un miracle, et je le crois. Mon évêque, à une réunion de prêtres, a dit que Citalá était l’unique paroisse où il y avait un grand silence dans l’église. A l’heure du dîner, beaucoup de prêtres sont venus me demander ce que j’avais fait. Je leur ai dit qu’ils devaient se préparer à souffrir et aussi qu’ils devaient être dans l’église avant la messe afin de donner l’exemple. Les gens ont besoin de voir le prêtre dans l’église en train de prier.
Nouvelle de dernière heure :
Samedi dernier, tous les gens du Renouveau Conjugal sont venus travailler. Les hommes ont commencé à creuser pour faire les autres modules de chambre. Cette fin de semaine, nous étions dans le rouge. On n’a pas pu payer les employés. Je disais au Conseil qu’il fallait se réjouir quand cela arrivait, parce que c’est le moment de donner toute notre confiance en la Providence. Puis, je me suis dit qu’il y avait un problème et que le problème était parmi les employés. Il y avait de la haine dans le groupe depuis qu’un nouveau est entré travailler. Le mardi suivant, je suis arrivé vers 6 heures à la Maison de Retraite. Les employés arrivent à 7 heures. Je suis allé devant Marie et j’ai dit le chapelet, parce que je voulais les réunir et je ne voulais pas blesser quelqu’un. Chaque fois, que je dois faire cela, je ne mange pas pour faire un sacrifice. Nous nous sommes réunis. Je leur ai dit qu’il y avait un problème, parce que chaque fois que nous sommes dans le rouge, il y a quelque chose qui ne fonctionne pas. Les employés se sont dit la vérité et tout s’est fait dans la charité.
Le même soir, mon frère Denis m’appelle pour me dire que La fondation Baillargé de Sherbrooke nous donnait un don de $4000.00. Le lendemain, j’ai réuni de nouveau les travailleurs pour leur annoncer la bonne nouvelle. Avec cela, nous paierons les 1000 blocs de ciment que nous devons maintenant, plus de 100 poches de ciment et quelques autres dettes que nous avons.
Comme je le disais, les gens du Renouveau conjugal sont venus travailler. Il y a deux messieurs, le premier est quelqu’un qui est en moyen et le deuxième est très pauvre. Ils se disaient qu’il fallait que je demande une poche de ciment à chaque paroissien. Je leur ai dit que je ne ferais jamais cela parce que, dernièrement, nous avions demandé un bloc de ciment à chacun et cela coûte 0,60 cents. Ils insistaient mais je leur disais que non. Puis, il m’est venu une idée. Je serais d’accord si eux le demandaient le lendemain à la messe. Ils ont accepté. C’était la première fois qu’ils parlaient à un micro. Ils étaient rouges et nerveux devant tout le monde et tous les gens ont ri. On a distribué 100 enveloppes et nous en avons manqué beaucoup. Ils déposeront l’enveloppe dans la quête de dimanche prochain.
Avant la messe, j’étais nerveux. J’espérais presque que ces gens ne viennent pas à la messe ce jour-là parce que cela me mettait mal à l’aise de demander. Puis une dame est entrée, elle m’a remis dans les mains un billet de $20.00 et elle m’a dit : « C’est pour acheter deux poches de ciment ». Je n’en revenais pas, cette dame n’a jamais donné. Durant la messe, j’ai eu une distraction : depuis que nous avons commencé la Maison de retraite, nous avons eu beaucoup d’activités, nous avons eu des tirages et tout le reste. Je me disais : c’est curieux, les gens ont donné vraiment beaucoup mais personnes ne peut dire qu’il est plus pauvre à cause de la Maison de Retraite. Je disais cela aux gens et je le dis à vous aussi : « je suis sûr qu’aucun de vous n’est plus pauvre à cause des dons que vous faites ». Toutes les communautés qui nous aident ne seront jamais trop pauvres. Le Seigneur récompense ce que chacun donne de bon cœur. Je disais aux gens : « c’est normal que vous ne soyez pas plus pauvres parce que la Maison de Retraite est une œuvre du Seigneur, une œuvre de la Sainte Vierge. Quand vous aidez à la maison de retraite, vous aidez à l’œuvre de Dieu. Aujourd’hui, nous avons eu un retour d’environ 50 enveloppes, il y avait dedans $500.00 ».
J’arrive à la fin de ma lettre. Il faut que je vous quitte. Continuer de prier pour nous. Je rappelle aux gens qu’il faut persévérer dans la foi et la fidélité jusqu’à la fin. Priez pour moi afin que je ne rentre pas dans une habitude, une routine. Il faut que tous les nouveaux jours soient nouveaux pour moi et que jamais je m’habitue aux cadeaux de la Providence, que je continue toujours de m’émerveiller du Seigneur.
Pour moi, un des beaux cadeaux du sacerdoce est le don de bénir. J’y crois vraiment. Je suis sûr que, lorsque je donne la bénédiction, il y a quelque chose qui est transformé dans le cœur de chacun. C’est normal, quand le prêtre bénit, c’est Jésus qui bénit. Et quand Jésus bénit, il y a toujours une guérison intérieure qui se fait. Il y a aussi quelque chose de très beau. Quand le prêtre bénit, Jésus a donné au prêtre le pouvoir d’ouvrir Son Cœur et de sortir les trésors et de les répandre sur les gens, sur ceux qui croient. Quel trésor aimeriez-vous recevoir aujourd’hui par la bénédiction? Demandez-là.
De tout cœur, je vous donne ma bénédiction au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. Amen.
Padre Ernesto
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