Bonjour
Citalá, El Salvador
Le 26 septembre 2014

Réjean LachanceBonjour à tous,


C’est une joie pour moi de m’arrêter quelques instants pour vous donner quelques nouvelles qui sont bonnes. Pour ma part, tout va bien, ma santé est bonne.

Il y a environ un mois, je tirais sur quelque chose dans la rue afin de le monter dans le camion. Moi, je tirais la corde et l’autre poussait, mais la corde a cassée et je suis tombé sur le dos. J’ai passé des nuits dans la douleur, aujourd’hui, je suis un peu mieux, mais quelques fois, je marche comme un petit jeune vieux de 1200 ans. Quelques jours après, je me disais que j’étais tellement bien avant cet accident et j’appréciais ce temps où je n’avais aucune douleur. Aujourd’hui, je me dis : « Je suis tellement bien, parce que j’offre tout cela pour mes paroissiens et pour nos bienfaiteurs ». En offrant tout cela par amour, je peux dire que, malgré ma douleur, je suis bien. Moi, je suis sûr, que malgré toutes nos souffrances, tout ce qui nous arrive à chaque jour, je suis sûr que nous pouvons vivre le ciel sur la terre.

Je voudrais profiter de cette lettre pour vous faire une invitation. Le 14 octobre je partirai pour le Québec pour trois semaines. Nous voulons, Mission El Salvador et moi-même, faire un après-midi spécial pour vous, LE SAMEDI 25 OCTOBRE afin de vous remercier pour votre appui. Cette rencontre commencera à 1:30 p.m. et se terminera par l’Eucharistie à 5 :30 p.m. Le petit entretien que je donnerai s’intitulera : « Venez écouter tout ce que le Seigneur a fait pour moi et par moi ». Mais je veux quand même en parler dans cette lettre, parce que je sais que ceux qui vivent au loin, ne pourront pas être présents.

Environ à un kilomètre de la Maison de Retraite, il y a un ruisseau qui traverse la rue. Ce ruisseau a toujours été a peu près normal. Il n’a jamais donné de problème. Quand nous avons commencé la Maison de Retraite, nous avions besoin beaucoup de roches, énormément de roches pour la fondation et aussi pour les murs que nous avons dû faire. Un jour, le responsable des travaux a commandé un gros camion de roche qui venait de la rivière, cela nous a couté $600.00. Je lui ai dit de ne jamais plus faire cela car nous n’avions pas le moyen de payer si cher pour de la roche. En plus, c’était de la roche ronde qui ne servait même pas pour faire un mur.

Ce ruisseau que je vous parlais plus haut a commencé à nous faire un beau cadeau. Ce ruisseau appartient au père d’un des travailleurs. Cet homme était protestant. Il n’avait jamais mis les pieds dans une église catholique. Un jour, ils ont découvert que ce monsieur avait le cancer. On m’a invité à diner chez lui. Quand je suis arrivé, il a commencé à se plaindre pour sa maladie. Je l’écoutais et je sentais de la compassion pour lui. A un moment donné, je lui ai dit : « Voulez-vous savoir ce qu’il vous manque» ? Il m’a dit : « oui ». Je lui ai dit : « Vous devriez aller à la chapelle Marie Auxiliatrice et vous agenouiller devant Elle et lui demander votre guérison ». Il m’a dit : « Un jour j’irai ».

Le 24 mai suivant, jour de la fête de Marie Auxiliatrice, il est venu à la Chapelle Marie Auxiliatrice avec sa femme et ses grandes filles, qui n’avaient jamais elle aussi entré dans une église catholique. Ils sont allés s’agenouiller devant Marie et l’homme s’est mis à pleurer. Son fils Jesus Umaña, n’avait jamais vu son père à genoux et pleurer.

Quelques jours après, il a plu durant toute la soirée et durant toute la nuit. Du ruisseau, il est venu tellement de roches, mais de la bonne qui sert pour les murs et les fondations, et cela ne s’était jamais vu. Les gens n’ont jamais pu voir d’où venaient toutes ses roches. Je suis allé voir ce monsieur chez lui et je lui ai demandé la permission de transporter les roches jusqu’à la Maison de Retraite. Il m’a dit : « Tant que je vivrai, tu pourras prendre les roches que tu voudras ». Peu de temps après, il a demandé de se confesser et de recevoir l’onction des malades. Il a commencé à vivre sa maladie comme un saint. Il est mort la veille de la fête de l’Immaculée Conception. Je crois que Marie l’a guérie mais pas de la façon que nous le voulions. Il est mort dans la paix et il offrait toutes ses souffrances pour la Maison de Retraite. C’était beau de le voir et il s’est comme endormi. Il disait souvent : « Je sais que le Seigneur et Marie peuvent me guérir mais je demande toujours de faire Sa volonté ».

Pour quelques problèmes qui sont survenus un an plus tard, nous avons dû mettre à pied l’an dernier Don Jesus, le fils de ce monsieur. Les frères de Don Jésus nous ont bien avertis, que nous n’avions plus le droit de retirer la roche du ruisseau. Durant tout le temps de la construction, nous avons été cherché la roche dans ce ruisseau et la roche descendait jusqu’à la rue. Nous n’avions qu’à la prendre et la mettre dans le camion.

Cette année, depuis que l’hiver a commencé en mai, il a plu beaucoup et voici le miracle. Toutes les roches qui sont descendues du ruisseau, ce sont des roches qui ne servent pas du tout. Avec la pluie et le soleil, ils viennent en morceau. Il y a une semaine, je suis allé déjeuner chez Don Jésus et son frère était là. Don Jésus a dit : « C’est curieux, cette année il n’a pas descendu de la bonne roche et il a ajouté : Peut-être parce qu’on ne veut plus vous en donner ». Je lui ai dit : « C’est sûr que c’est pour cela! Tant que vous ne vous déciderez pas à nous donner de la roche, il n’y en aura pas. Il y a deux jours, il a plu toute la soirée et durant toute la nuit, mais il n’y avait toujours pas de roches qui sont descendu. Cette année, les enfants de ce monsieur pensaient faire beaucoup d’argent parce que la voirie voulait acheter toute la roche, mais tout a tourné mal pour eux.

Notre projet, c’est de tout terminer pour le 24 mai 2015. J’ai invité Monseigneur Luis, mon Évêque pour ce jour-là et aussi Monseigneur invitera Le Nonce Apostolique. Nous ferons beaucoup de propagande. Déjà les retraites commencent. Nous aurons une retraite du Renouement Conjugal dans une semaine et le 10-11 et 12 octobre nous aurons un groupe de 50 personnes qui viendront de Tejutla.

La dernière fois que Monseigneur est venu, je lui ai demandé la grâce de me changer de paroisse après cette fête du 24 mai prochain. Je lui ai demandé cela devant tout le monde. Il m’a regardé, il est venu tout rouge et il a eu les larmes aux yeux. Je lui ai dit : « Monseigneur, je sais que, par vous, je vais connaitre la Volonté de Dieu et je l’accepte d’avance». Il m’a remercié. Quand j’étais tout seul avec lui, il m’a demandé pourquoi j’avais dit cela. Je lui ai répondu : « Monseigneur, l’an prochain, ça fera 9 ans que je suis ici et savez-vous ce que les gens disent »? Ils disent que vous seriez injuste si vous me changeriez de paroisse parce que je dois profiter de ce projet». J’ai rajouté : « Monseigneur, je ne veux pas profiter de ce projet, ce n’est pas mon projet, c’est le projet de Jésus et de Marie, c’est le projet de la Providence. Depuis que nous avons commencé, je n’ai jamais senti que c’était mon projet et je ne suis pas du tout attaché à cela, je ne veux même pas en profiter ».

Des gens admirent l’ampleur de ce projet et la beauté du paysage. Moi, je ne me suis jamais habitué à la beauté de ce paysage. Je n’arrête jamais de dire que c’est beau. Les gens me demandent : « Combien avez-vous dépensé d’argent »? Je leur dit : Vous voulez le savoir, eh bien, vous ne le saurez jamais et moi non plus. C’est le projet du Seigneur et nous savons tous que tout vient de la Providence. Nous n’avons jamais d’argent mais nous payons toujours tout quand même parce que l’argent vient quand nous en avons de besoin ». Je dis aux gens : « Supposons que nous aurions dépensé $500,000.00, l’orgueil rentrerait en nous et on dirait aux gens : « Regardez, nous autres de Citalá, nous avons fait une Maison de Retraite et ça nous a coûté tout cela. Je suis sûr qu’on ne mentionnerait même pas la Providence ». Je pourrais savoir exactement combien nous avons dépensé de poches de ciment, et tout le reste en regardant la comptabilité mais je ne veux pas le savoir et je ne le saurai jamais. J’ai l’intention, le 24 mai prochain, de couler dans le ciment la comptabilité et cela devant tout le monde. Cela nous permettra de remercier le Seigneur pour tout ce qu’il a fait.

Nous voulons tout terminer pour le 24 mai prochain. A la fin du mois d’août, nous avons reçu une lettre de l’Allemagne qui nous enverrait 10,000 Euros. Cela nous a donné $12,741.00 américain. Samedi dernier, nous avons posé le toit sur le dernier module de chambre. Le toit nous a coûté $2900.00. Le sable, la gravelle, le transport des blocs pour le toit nous a coûté $1900.00, Nous avons dû acheter 300 poches de ciment qui nous ont coûté $2475.00 Le fer, les clous, les planches, nous ont coûté près de $1000.00. Nous avons aussi commandé les fenêtres pour la salle à manger, la réception, la chambre du gardien et la petite salle. Nous avons dû donner $3500.00. Ils viendront poser les fenêtres au début d’octobre. Nous devrons donner le reste $3900.00 et nous ne l’avons pas. Depuis le début de la construction, comme je vous le disais, nous n’avons jamais d’argent, mais nous payons tout quand même. C’est cela la Providence. J’ai appris à essayer de ne pas me préoccuper et j’ai raison parce que nous n’avons jamais été abandonnés.

Je vous raconterai dans la Beauce, comment ce projet a aidé les gens ici. Je me dis toujours : « Jamais de ma vie, je me mettrai dans un autre projet comme cela ». Mais je me dis toujours : « Et si Dieu le voulait, qu’est-ce que je ferais »?

Des fois, je vois que les choses n’avancent pas à mon goût. Dernièrement, j’ai décidé avec l’argent de ma retraite de payer un soudeur, parce qu’ici il faut mettre des grilles dans les fenêtres. Ce monsieur me charge $100.00 par semaine. Ça fait maintenant plus de 2 mois qu’il travaille avec nous. J’ai demandé à Don Alfredo, à Eduardo 14 ans, à Pablo 17 ans s’ils voulaient apprendre la soudure. Ils ont dit « oui ». Donc, ce monsieur en est à sa dernière semaine, parce que maintenant ils peuvent le faire seul. Une phrase me vient toujours dans le cœur : « Le Seigneur comble les désirs du cœur de son Bien-aimé ».

Je désirais encore plus que cela. Je voulais qu’ils apprennent à faire des fenêtres. Quand le vendeur de fenêtre est venu, je lui demandais s’il serait possible de nous couper une fenêtre et que les jeunes la rassemblerait. Il m’a dit : « Je vais faire mieux que cela. Ils peuvent venir à San Salvador durant deux semaines ou plus et nous allons leur enseigner. Je suis allé voir le patron et il m’a dit : « Nous allons leur donner le logement et toute la nourriture et nous allons les voyager ». Nous avons fait un atelier de soudure qui sera terminé cette semaine. Nous aurons l’atelier pour les fenêtres dans le même que celui de la menuiserie. Ce n’est pas tout, je me demandais toujours comment ils allaient voyager et aller voir les clients. Je me suis rappelé qu’un jour, au début de la construction, nous avons fait le tirage d’une moto taxi et elle était de marque chinoise et n’a jamais servi. C’est une dame de El Poy qui l’a gagnée et, le soir du tirage, ils ont dû pousser la moto jusqu’à la maison.

Je suis allé voir la madame, je lui ai demandé si elle voulait me la donner. Elle a dit « oui » tout de suite. Mais comment la faire réparer? Ils l’ont réparé plusieurs fois et cela n’a jamais servi à rien. Dieu sait ce qu’il fait. Un ami d’El Llano de la Virgen étudie la mécanique à Apopa, c’est une école de formation. Je lui ai dit : « Demande à ton professeur s’il pourrait la réparer ». Le professeur a dit oui. Donc, depuis deux mois, elle est à l’hôpital de mécanique. Ils ont changé le système électrique et tout ce qui a rapport aux freins. Elle va nous coûter environ $800.00. Aujourd’hui, une moto taxi vaut près de $8000.00. D’ici une semaine ou deux, nous l’aurons.

Je voudrais vous raconter un autre petit témoignage. Quand je suis arrivé dans la paroisse, j’allais une fois par mois à Zalguazapa. En arrivant là, il y avait un enfant de 7 ans, Jesus, qui m’apportait toujours un biscuit et un jus. Il a toujours fait cela. Un jour, nous avons formé un petit groupe de chanteurs et il était dans le groupe. Il a maintenant 15 ans. Le groupe de chanteurs s’est dissout et ce garçon a commencé à s’éloigner de tout. Il était servant de messe et il a abandonné, il n’allait plus à l’église. Cela me faisait de la peine mais il ne venait plus ici. Quand on entre dans les ténèbres, on s’éloigne toujours de la lumière. Un matin, je me suis réveillé et je n’arrêtais pas de penser à lui. Je me suis dit que je pourrais lui offrir un travail. J’en ai parlé aux trois autres qui travaillent dans la soudure et ils étaient d’accord qu’il entre dans le groupe. Je lui ai téléphoné en lui disant de venir à la Maison de Retraite parce que je voulais lui parler. Je lui ai offert le travail et il était tellement content. Il a demandé de se confesser, et il est redevenu servant de messe.

Je lui disais : « Tu vois le petit geste que tu faisais quand tu étais petit en m’apportant un jus et un biscuit, aujourd’hui le Seigneur te récompense. Quelque soit le geste que nous faisons par amour, si petit soit-il, on reçoit toujours une récompense du Seigneur dans un moment de notre vie où nous en aurons plus de besoin. Aujourd’hui, le Seigneur voit que c’est le moment de te récompenser et il te donne la possibilité de recommencer à neuf ». Ce jeune travaille maintenant et il fait tout très bien, il ira lui aussi à San Salvador apprendre le métier des fenêtres. Donc, cela deviendra une petite entreprise où 4 personnes gagneront leur vie et pourront se sortir de la pauvreté.

Il y a deux semaines, un monsieur de Citalá, après la messe est venu me voir. Il m’a dit : « Je veux aider une famille. J’aimerais aider quelqu’un pour qu’il puisse se sortir de la misère. Je vais te donner $1000.00 ». J’ai pensé à Don Carlos de Los Planes. Je suis allé le voir et je lui ai offert deux possibilités. Je pensais à une petite épicerie ou bien lui acheter une scie à chaine. Il m’a dit : « Une petite épicerie, cela ne m’intéresse pas à cause des enfants (Ils ont 9 enfants), j’ai toujours rêvé d’avoir une scie à chaine ». Dimanche dernier, j’ai averti le monsieur que j’avais acheté une scie à chaine qui a couté $731.00 et que j’avais donné en argent $100.00 et que je lui achèterais d’autres choses comme un marteau, etc… Je voulais lui montrer la facture. Il m’a dit : « Je ne veux pas voir la facture. Il m’a dit : « Je voudrais faire plus, peut-être que tu connais une autre famille, ou bien l’atelier de soudure m’intéresse aussi ». Cela n’a pas tombé dans l’oreille d’un sourd.

Ce dimanche 21 septembre, durant toute la messe, j’ai pensé parler à ce monsieur à propos de l’atelier de soudure. Après la messe, je lui ai dit : « La semaine dernière, vous m’avez dit que vous seriez peut-être intéressé de nous aider pour l’atelier de soudure ». Je n’ai pas pu en dire plus, parce qu’il m’a coupé la parole. Il m’a dit : « C’est curieux, durant la messe je pensais : « Il faut que j’aide le Padre Ernesto pour l’atelier de soudure ». Il m’a dit : « Je vais te donner $10,000.00 ». Je ne le croyais presque pas, tout mon être riait à l’intérieur. Je me disais : « J’aurai toujours raison de croire en la Providence ». Il m’a dit : « J’avais un grand terrain au Nicaragua et je demandais à Marie de m’aider à le vendre et que j’allais donner une grosse part à quelqu’un qui en aurait de besoin. Le terrain s’est vendu. Il fallait que j’accomplisse cette promesse ». Quelques heures après, il venait me donner le chèque. Demain le 24 septembre, nous irons à San Salvador acheter beaucoup de choses pour l’atelier de soudure. Vous voyez ce que je vous disais plus haut est bien vrai. Nous n’avons jamais d’argent et nous en recevons toujours de la Providence au moment où nous en avons le plus de besoin.
Nous avons toujours dans le cœur le projet de la Pologne pour les JMJ. Nous sommes maintenant 15 personnes : 10 jeunes et 5 adultes. Au début, nous étions 34 personnes. Les autres ont abandonné en pensant que c’était impossible. Ceux qui restent maintenant sont vraiment décidés. Nous avons décidé d’unir tous ceux de Citalá et de Los Planes. Quand nous faisons une activité, nous séparons tout en part égale. Les jeunes ne reçoivent pas d’argent. Tout est déposé dans une Banque à San Salvador. Si un jeune décide d’abandonner, nous lui redonnerons l’argent qu’il a gagné. Par contre, si c’est un don, il ne reçoit rien de ce don mais il sera séparé pour ceux qui restent. Cette idée vient des jeunes de Los Planes. Nous avons donc fait un écrit et tous ont signé.

Le 4 octobre, nous fêterons la fête de Saint François d’Assise à la Maison de Retraite. On nous a donné 4 moutons et un veau de plus d’un an. Nous ferons un gros tirage. Je mettrai une machine à coudre, une échelle, une filière. Nous voulons que ce soit une fête pour les gens, nous aurons différentes activités durant la journée et, pour que les gens restent, nous aurons un autre gros tirage à la fin de l’après-midi. Les gens achètent les billets sur place à 5 pour $1.00 et le tirage se fait le jour même. Je mettrai un toaster, un lecteur DVD, des statues que nous avons reçues de la Belgique, des toutous. En tout, il y aura 30 beaux cadeaux. Quand je gagne quelque chose de beau, je le mets à l’encan et l’argent va dans la caisse. Ce dernier tirage sera au profit des jeunes qui veulent aller en Pologne.

Si jamais quelqu’un est capable et pourrait nous aider pour ce projet, vous feriez une bonne œuvre. Rappelez-vous, que tout ce que vous faites, recevra une récompense au moment de votre vie où vous en aurez le plus de besoin. Le jeune dont je vous parlais, et qui me donnait un jus et un biscuit, a reçu la permission de ses parents pour aller en Pologne. Mais je ne voulais pas ajouter un autre jeune à cause de ce que chacun gagne dans une activité. Pour ne pas avoir de problèmes, j’ai dit aux autres que je le mettais à ma place et que moi, je ne recevrais rien. Les jeunes ne voulaient pas trop que je ne reçoive rien et ils disaient que ce n’était pas juste. Je leur ai dit que je le faisais avec plaisir pour que ce projet devienne une réalité pour tous.

Voilà, je suis rendu à la fin, il faut que j’arrête. Je veux terminer en vous disant : « Il faut mettre toute notre confiance en Dieu, il faut croire en ce que Jésus a dit : « Je ne vous abandonnerai jamais ». En plus, nous avons cette Mère merveilleuse qui nous prend comme son enfant bien-aimé, qui est toujours prête à nous donner ce que nous avons besoin et qui peut nous aider à aimer davantage Jésus. Il ne faut pas oublier que nous sommes les enfants bien-aimés d’un Dieu qui nous aime. Vivons le ciel sur la terre. C’est possible, malgré toutes nos souffrances, malgré toutes les contrariétés de chaque jour. C’est le martyr venant des petits gestes, et des touts petits gestes accepté par amour à chaque jour. C’est cela que le Seigneur nous demande de vivre. Vivons aussi dans l’action de grâces. Ne cessons pas de remercier le Seigneur et si nous le faisons, nous n’aurions plus le temps de nous plaindre.

Je veux vous donner ma bénédiction. Mais avant je veux vous dire que je crois que, quand je vous bénirai dans cette lettre, Jésus ira vous bénir et il vous bénira encore une fois quand vous lirez cette lettre.

Dernièrement, une dame de Lagunetas est malade depuis plusieurs mois. Elle doit porter une prothèse autour du cou. Elle m’a téléphoné la veille de la visite que je devais faire dans son village. En terminant, je l’ai béni au téléphone. Le lendemain matin, elle a enlevé sa prothèse et elle est venue à la messe. Je connais l’endroit où elle vit et elle doit marcher une heure trente dans la montagne. Elle est venue se confesser et m’a dit : « Hier, quand tu m’as donné la bénédiction au téléphone. J’ai senti une grande chaleur qui me passait dans le cou. Ce matin, j’ai décidé d’enlever la prothèse et de ne plus jamais la porter. Je lui ai demandé ce que son mari en pensait, et qu’elle devait faire beaucoup attention. Vous voyez c’est le fruit de la bénédiction. Quand Jésus bénit, il guérit en même temps. Je vous donne donc cette bénédiction. Sentez la main de Jésus sur vous et croyez.
Je vous bénis de tout cœur au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. Amen
Priez pour moi.

Padre Ernesto
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