Bonjour
El Salvador
Le 15 septembre 2015

Réjean LachanceCitalá, El Salvador


Bonjour,


Voilà, je vous reviens de nouveau. J’espère que vous allez tous bien et que la santé est bonne. Depuis ma dernière lettre, il s’est passé pas mal de chose, des bonnes et des moins bonnes. Je commencerai par les bonnes, et si j’ai de la place, je vous raconterai les moins bonnes. De toute façon, le but de cette lettre n’est pas de me plaindre mais plutôt de vous donner des témoignages de ce que le Seigneur fait. C’est cela le plus important.

D’abord je veux vous dire que tous les deuxièmes samedis du mois, nous avons toujours la formation pour les missionnaires. La grande mission commencera au début de février. Nous sommes 38 missionnaires. Il y a quelque chose de très beau qui se passe. Premièrement, tous essaient de jeûner comme nous le demande Marie à Medjugorje et je trouve cela vraiment beau. Ce qui m’émeut le plus, c’est que tous ont le grand désir de sainteté et cela, je pense, fait beaucoup plaisir à Jésus. Nous commençons toujours par le chapelet de guérison intérieure et, ensuite, il y a un petit entretien de 45 minutes. Après, je présente un film sur la vie d’un saint. Cela nous aide beaucoup parce que ça nous montre qu’on ne peut pas arriver à la sainteté sans la souffrance. Avant le diner, nous avons une heure d’adoration animée. Après le diner, il y a une heure de silence et de méditation personnelle et nous terminons par l’Eucharistie.

Il y a un mois et demi, nous avons vu le film de Don Bosco. Cela a touché beaucoup les jeunes. Il y a un jeune qui est venu me voir et me disait : « Don Bosco nous dit que pour arriver à la sainteté il faut toujours être joyeux. J’aimerais cela faire rire les gens.» Il m’est venu une idée. Le troisième samedi du mois d’août, c’est la formation pour les agents de pastorale. Il vient environ 200 personnes. On pourrait faire une pièce de théâtre qui ferait rire les gens. J’ai dit au jeune : « C’est à toi de la préparer. » Bien sûr, j’ai dû lui donner des idées. Nous avons pratiqué la pièce de théâtre pendant un mois tous les samedis.

Lors d’une journée de formation du mois d’août, au tout début, j’ai annoncé aux gens qu’à la dernière heure, je prendrais la parole parce que j’avais quelque chose de très urgent à leur dire. J’ai fait asseoir en avant tous les membres du Conseil économique ainsi que les travailleurs de la Maison de Retraite. Quand est arrivé le moment, je leur ai dit que nous avions un gros problème. La compagnie d’électricité va nous couper le courant parce qu’elle dit que nous n’avons pas payé les dernières factures et nous devons payer plus de 3000.00$. Pourtant leur ai-je dit, nous pouvons prouver que les factures ont été payées. Je leur ai annoncé que, sans en parler au Conseil, j’avais demandé de l’aide d’un grand comptable de San Salvador et qu’il était à la porte, prêt à entrer. Il avait vérifié toute notre comptabilité, disant que c’était bien vrai qu’il y avait un problème. Les gens du Conseil étaient désespérés. Le jeune est entré. Il portait le nom de Domingo Casco. Je lui avais trouvé un beau veston noir et une cravate, j’avais acheté une moustache qu’on colle en dessous du nez. Le jeune est entré, les gens ne l’ont pas reconnu tout de suite. Il a demandé aux gens s’ils étaient prêts à nous aider. Les gens ont commencé à lever la main et une dame s’est approché avec un 5.00$.

Le jeune a dit qu’a la fin seulement il ramasserait l’argent. Le problème était sa moustache qui se décollait toujours. Je lui ai demandé devant tout le monde : « Quand tu es entré, pourquoi tu avais une moustache et maintenant tu n’en as plus. » Alors, tout le monde ont parti à rire et se sont rendus compte que c’était une farce mais il fallait continuer. Puis est entré un jeune qui représentait la compagnie d’électricité. C’était drôle de le voir. Il avait sur la tête le casque car il venait couper le courant. Pour faire vite, nous lui avons remis 2980.00$ (cartes à jouer). Il a dit : «Non, vous devez payer au complet. » Je lui ai dit : « J’ai une idée. Je viens d’acheter ce matin un bon repas : poulet, salade et riz. Je vais te le donner pour le $20.00 qui manque. » Il a dit : «C’est correct. » Il a levé l’assiette sur le dessus et a mangé un petit morceau de tortillas pour faire croire aux gens qu’il y avait vraiment de la nourriture. Il a dit : « Je vais l’offrir à une personne qui a faim. » Dans le bol à soupe en vitre, il y avait une grosse couleuvre en plastique que j’avais achetée. J’avais dit aux jeunes : « Il faut l’offrir et il faut que quelqu’un vienne chercher l’assiette. » Si on va la donner à quelqu’un, la personne pourrait mourir d’une crise cardiaque et nous serions responsables mais, si la personne vient la chercher, elle fera une crise cardiaque à cause de sa curiosité. Bien sûr, une dame s’est levée, on lui a remis l’assiette et elle était prête à manger le poulet. Quand elle a vu la couleuvre, elle a lâché un de ses cris et, bien sûr, elle a tiré l’assiette sur le plancher qui s’est cassée en mille morceaux. Les gens ont tellement rit et la dame en braillait.

J’avais trouvé 3 grands pantalons de 44 de ceinture. Trois jeunes les ont mis et on les a remplis de ballounes de même que la chemise. C’était trois voleurs et ils venaient voler le gars de l’électricité. C’étaient tellement drôle de les voir marcher. Puis est arrivé trois policiers qui étaient armées et au bout de leur pistolet j’avais mis une aiguille. Ils ont menacé les voleurs en pétant les ballounes. Cela a fait énormément rire les gens surtout que cela ne s’était jamais vu pour une formation qui devait être sérieuse. Le jeune qui voulait faire rire les gens était vraiment content. Il y avait 12 acteurs et ils étaient tous masqués parce qu’ils ne voulaient pas être reconnus.

Il y a quelque chose qui m’a toujours ému depuis mon retour du Québec. C’est ce que la Vierge disait: « Aidez-moi à détruire le plan que le démon a sur le village de Medjugorje. » J’ai vraiment senti que c’était aussi sur le village de Citalá. Un soir, avant la messe, nous récitons toujours le chapelet et, à un moment donné, j’aurais voulu crier : « Qui est prêt à m’aider pour détruire le plan que le démon a sur Citalá ?» Je ne l’ai pas fait.

Le samedi suivant, nous avons eu à la Maison de Retraite une journée pour les vocations sacerdotales, religieuses et matrimoniales. Il est venu près de 75 jeunes. Moi, j’étais dans la salle et cela me tracassait toujours : « Qu’est-ce qu’on peut faire pour aider Marie? » À un moment donné ce fut très clair. Je demanderais à des jeunes s’ils veulent m’aider. À la fin, je me suis trouvé 10 jeunes et je leur ai dit : « Attendez-moi dans la salle à manger, il faut que je vous parle de quelque chose. » En réalité, ils sont venus 12. Il y a une jeune fille qui était dans un groupe de Los Planes. C’était un groupe de jeunes qu’on voulait former pour leur donner le goût d’arriver au mariage avec un cœur pur. La jeune fille est venue avec son futur époux qui était un jeune du petit groupe de chanteur que nous avons. Tous les deux, se sont préparés au mariage en se respectant jusqu’à la fin. Ils se sont mariés il y a un mois.

Je leur ai dit ceci : « Depuis environ deux ans, je pense à quelque chose. Je veux former un groupe de jeunes qui seraient prêt à donner leur vie au Seigneur. Il pourrait y avoir dans ce groupe des jeunes qui voudraient devenir prêtre, d’autres qui seraient des personnes qui veulent donner leur vie au Seigneur sans être prêtre, il pourrait aussi avec des personnes qui veulent vivre l’esprit de cette petite communauté, par exemple des jeunes couples qui eux aussi s’engageraient. » Je leur ai demandé d’y penser mais tous m’ont dit : « Cela nous intéresse. » Je leur ai dit qu’on se réunirait tous les samedis soir, on mangerait ensemble, on prierait ensemble et on verrait aussi un film sur la vie d’un saint. Alors depuis un mois, nous nous réunissons tous les samedis soir. C’est ce même groupe de jeunes qui ont fait la pièce de théâtre

Notre but est d’aider les jeunes à arriver au mariage avec un cœur pur et, aussi, de faire quelque chose par le jeûne afin de détruire le plan du démon. Une fois par mois, je célèbre la messe pour eux, avec eux seulement. Le plus jeune a 13 ans et le plus vieux a 22 ans. Nous partageons souvent les difficultés. Hier un jeune me disait : « Moi, je veux jeûner, ma mère me comprend mais mon père pas du tout. Alors, je me fâche souvent et je préfère sortir de la maison. » Je lui ai dit : « Il faut que tu comprennes ton père. Tu as seulement 16 ans et ton père ne comprend pas qu’à ton âge tu fasses cela. Alors, explique-lui le pourquoi. Dis-lui que tu le fais pour tes parents, pour tes sœurs et aussi parce que le Seigneur t’appelle a quelque chose de beau. » Le jeune de 13 ans, m’a dit : « Moi, je jeûne les mercredis et vendredis et mes parents sont d’accord. » D’autres me disent : « C’est trop dur pour moi. Parfois je le fais mais pas toujours parce que j’ai faim. »

Je leur ai expliqué que Marie nous dit que le jeûne ne veut pas dire avoir faim. « Par exemple, leur ai-je dit, le matin, mettez deux tortillas dans votre assiette, cela va bien vous nourrir et, à coté, mettez un verre d’eau. Bénissez votre repas et vous n’aurez pas faim. Le sacrifice sera de manger les tortillas sans rien dessus. Et faites cela avec votre cœur et par amour. » Je vous assure que cela m’émeut parce qu’ils ont tous un grand désir de devenir des saints comme moi je l’ai. En plus, ils ont un grand amour pour Marie. Alors, voilà, je vous demande des prières pour moi et pour ces jeunes-là.

Quand je vais à la Maison de Retraite le mercredi ou le vendredi, il y a 5 personnes qui jeûnent. Et moi, je jeûne avec eux. Jusqu'à date, on n’a pas vu les fruits dans la paroisse et je me demande si ce n’est pas pire qu’avant. Ce n’est pas important qu’on voit les fruits. Quelqu’un doit semer et d’autres récolteront.

Après avoir écouté plusieurs fois le film de la vie de Don Bosco, j’ai décidé de l’écrire et d’en faire une pièce de théâtre. Après que tout fut écrit, j’en ai parlé aux jeunes dans le groupe, et ils étaient tous d’accord parce qu’ils aiment beaucoup Don Bosco et Domingo Savio. Nous avons eu quelques pratiques et il nous semble que cela va durer au moins 45 minutes.

Ce matin, je vais avec trois jeunes voir une dame, près de San Salvador, pour qu’elle nous fasse une soutane ainsi que la petite calotte que Don Bosco portait. Cette pièce que nous présenterons fera un grand bien, j’en suis certain. Savez-vous pourquoi? Parce que tous les groupe ont un grand désir de sainteté et ils aiment beaucoup Don Bosco et Domingo Savio. Moi, je ferai Don Calosso, qui a aidé à Juan Bosco pour ses études mais je vais mourir rapidement. Don Bosco sera un jeune de 16 ans et Domingo Savio sera un jeune de 13 ans. Nous présenterons cela au mois de janvier à notre festival.

Pour ce festival de 24 heures sans arrêt, au début de février, je commence à animer les gens pour qu’ils chantent à ce festival. En plus, je demande à plusieurs groupes de faire une pièce comique. Pourquoi se mettre dans un projet comme cela? Vous savez quand j’étais jeune, j’étais tellement gêné que je ne parlais jamais et cela c’est triste parce qu’on voudrait parler mais on ne peut pas. Quand je suis arrivé ici, alors que j’étais laïc, pendant 5 ans, je n’ai jamais accepté de lire une lecture à la messe. J’ai commencé à perdre la gêne au Séminaire parce que j’étais obligé de chanter. C’est pour cela que des fois, je dois pousser les gens à faire quelque chose. Ici, au El Salvador, je veux que les gens se sortent de la gêne. C’est triste d’être si gêné. Le Père Damien disait : « Le prêtre doit sauver tout l’être, pas seulement l’âme. » Cela m’a touché beaucoup. Depuis que j’ai commencé à faire chanter les gens, la paroisse a changé parce que les gens se sont rendus compte qu’ils pouvaient faire quelque chose que jamais ils auraient pensé pouvoir faire. Cela a transformé plusieurs personnes. Au début, je n’aurais jamais pu envoyer des missionnaires dans une autre paroisse. On n’aurait jamais vu un groupe faire une pièce de théâtre. Ce sera notre quatrième festival de 24 heures. Au début, quand je suis arrivé à Citalá, les gens m’ont beaucoup critiqué. Ils disaient que ce curé n’était pas spirituel et cela était païen. C’étaient mes pharisiens. Mais je disais aux gens que je voyais plus loin qu’eux, que j’avais une vision qu’eux ne voyaient pas. Aujourd’hui, les gens se rendent compte que c’était bien de faire cela. Je disais aux gens : « Quand toute la paroisse se réunit, que tout le monde rit et que cela nous unit, pensez-vous qu’il n’y a pas de la joie dans le ciel? Eh bien oui, le ciel chante et rit avec nous. »

Pour ce qui est de notre voyage spirituel au Panama, nous avons décidé d’attendre. A l’agence de voyage où je me suis informé pour les billets d’avion, la dame a dit qu’elle essaierait pour janvier de nous trouver une maison qui serait louée. Ce serait vraiment merveilleux parce que nous serions tous ensemble, nous pourrions acheter la nourriture, etc… Cela nous coûterait beaucoup moins cher chacun. Nous n’avons pas encore de dates précises pour l’instant.

Hier, le 12 septembre nous sommes réunis à Los Planes et nous avons préparé des activités jusqu’à la fin de décembre. Je trouve cela bien et je disais aux gens que ce voyage nous allons le gagner en faisant des efforts et c’est sûr qu’il sera plus apprécié de tous. Je leur disais aussi ceci : «Quand vous allez revenir de ce voyage spirituel et que vous allez voir un avion dans les airs, vous allez en être malade. Vous allez avoir le désir de refaire un voyage. Alors, il faut rêver, le jour où on ne pourra plus rêver, on sera mort ou presque. Alors, pourquoi ne pas penser á un autre voyage. On pourrait aller à Turin voir la grande Basilique Marie-Auxiliatrice, le corps de Don Bosco et de Dominique Savio, etc… Tout le monde était emballé parce que Marie-Auxiliatrice est très aimée à Citalá ainsi que Don Bosco et Dominique Savio. Cette fois-là, je m’arrangerais pour vivre chez les Salésiens.

Il y a aussi un autre grand projet. J’ai parlé à quelques jeunes qui suivent la formation de missionnaires s’ils aimeraient, durant la Semaine Sainte de l’année prochaine, aller en mission dans une autre paroisse du diocèse. Je leur disais que ce serait merveilleux parce que, le jour de Pâques, nous pourrions nous réunir tous pour partager leurs joies qu’ils ont eues et aussi les difficultés. Ces jeunes qui étaient si gênés sont prêts à aller dans une autre paroisse pour aller évangéliser. Ils auront un peu d’expérience dans la grande mission qui commencera en février. J’enverrais le jeune couple que j’ai marié et qui ont été fidèle jusqu’à leur mariage. De même, Don Alfredo et son épouse ainsi qu’un couple de fiancés qui sont fidèles. Je crois que tous pourront donner un beau témoignage aux autres jeunes. Ils seront huit personnes.

Je suis arrivé a la fin de ma lettre. J’aimerais vous demander une grande faveur : voulez-vous prier pour cette petite fondation, pour les jeunes, pour la vie de Don Bosco que nous voulons raconter, pour tous ceux qui se préparent à la grande mission, pour les missionnaires que j’enverrai et prier aussi pour moi? De mon côté, je vous assure que vous êtes dans mes prières. Merci pour vous, les bienfaiteurs, vous avez une grande place dans le Cœur de Jésus et de Marie. Merci aux communautés religieuses qui nous aident, je trouve cela vraiment beau. Je profite de cette lettre pour vous remercier tous. Pardonnez-moi si je ne prends pas le temps de vous écrire. Je me promets toujours cela à chaque fois et le temps passe et vous attendez toujours. C’est une joie pour moi de vous donner ma bénédiction au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. Amen


Padre Ernesto (Réjean) Lachance

NB : Aujourd’hui, je suis allé à San Salvador avec trois jeunes parce qu’au retour nous devions arrêter a El Coyolito pour les mesures de notre soutane. Je devais aussi acheter des hosties et du vin de messe. Nous étions à coté de la grande Basilique Marie-Auxiliatrice, j’ai dit aux jeunes que nous allions la visiter. Nous nous sommes agenouillés tous les quatre aux pieds de la statue de Don Bosco et nous lui avons demandé de l’aide pour la pièce de théâtre que nous allons faire.

Après, nous avons visité la Basilique et je montrais aux jeunes l’endroit où j’avais déjà dormi chez les Salésiens. Puis nous sommes sortis. Nous étions á 5 minutes de là et un jeune me dit qu’il aimerait cela dormir un soir chez les Salésiens. Nous sommes revenus chez les Salésiens et j’ai demandé de parler à un prêtre. Celui qui nous a reçus était vraiment celui que nous avions de besoin. Le prêtre nous disait qu’il avait été à Citalá en 1976. Nous lui avons demandé s’il était possible de passer une nuit dans leur communauté et que quelqu’un nous parle de Don Bosco, de Domingo Savio et de Marie-Auxiliatrice. Il nous a dit : « C’est possible mais je ne suis qu’un simple prêtre, vous devez parler au Supérieur. » Le supérieur, est un prêtre d’environ 55 ans. Il a écouté et a dit : « Nous pouvons aller á Citalá présenter notre pièce de théâtre sur Don Bosco. On pourrait aller à Citalá voir l’endroit parce que tous les lundis nous sortons ensemble les 8 prêtres pour aller manger. » Je l’ai invité à venir à la Maison de Retraite et ils vont venir ce lundi pour diner. À cette occasion, dit-il, nous allons prendre une date pour que vous puissiez venir ici un soir et aussi pour que nous puissions aller présenter notre pièce de théâtre. » Si vous aviez vu la joie des jeunes et la mienne.

Après je disais aux jeunes : « Vous voyez, vous avez accepté de participer á la pièce de théâtre que nous allons faire sur Don Bosco et, aujourd’hui, Don Bosco lui-même nous récompense. Les trois jeunes qui étaient avec moi sont ceux qui travaillent dans la soudure. C’est beau parce que c’est la mission de Don Bosco.
Excusez-moi pour ce grand NOTA BENE




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